Stéphane Bern livre l’album des soixante ans de règne

LIVRE Le chroniqueur se devait de consacrer un ouvrage à Elizabeth II. Il vient de paraître chez Albin Michel. L’approche se veut très respectueuse.

Elizabeth II s’est prêtée au jeu avec de nombreux photographes.

Elizabeth II s’est prêtée au jeu avec de nombreux photographes. Image: DR

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Le 6 février dernier, Elizabeth II fêtait ses soixante ans de règne. Les choses se passaient dans l’intimité, pour autant qu’on puisse ici utiliser le mot. L’anniversaire officiel se déroulera en juin. Il servira ainsi de lever de rideau aux Jeux olympiques. On peut en effet parler de marathon à propos de la souveraine qui, à 86?ans, aura accompli six fois le tour de la Planète, effectuant 210 voyages officiels.

Un tel événement ne pouvait laisser Stéphane Bern indifférent. «Monsieur têtes couronnées» a donc conçu un album d’images, qui paraît aujourd’hui chez Albin Michel. Le texte reste minuscule. Chaque chapitre se voit introduit par une page. Le reste se compose de grosses légendes.

Angles arrondis

Deux choses frappent. La première, c’est que tous les angles se voient arrondis. L’ouvrage ne comporte aucune aspérité. C’est une vie lisse que raconte le chroniqueur. La chose fait un peu penser aux enterrements. Pendant quelques jours, le défunt possède toutes les vertus. Les langues se délieront par la suite. N’espérez donc rien apprendre de neuf et de croustillant sur les Windsor.

La seconde réflexion tient au choix des photos. Il s’agit là presque toujours d’images d’actualité. Aucun rapport donc avec une galerie de portraits, comme les amateurs en avaient pu découvrir une lors de rencontres d’Arles. Elizabeth a en effet posé non seulement pour des peintres de talents divers, mais pour des artistes allant de Cecil Beaton (qui couvrit le couronnement de 1953) a Annie Leibovitz, en passant par un certain lord Snowdon qui fut pendant dix-huit ans son beau-frère après avoir épousé la princesse Margaret.

Ah si! Quand Bern parle du sens de l’économie de la reine, il le prouve. En 1994, Elizabeth porte le même manteau rose shocking pour l’inauguration du Tunnel sous la Manche et une visite officielle au Canada. Seul, le chapeau a changé.

Pratique

«Le destin d’une reine», par Stéphane Bern, aux Editions Albin Michel, 150 pages.

Créé: 05.04.2012, 08h36

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