Les Journées des métiers d’art attirent les foules

Reportage Ce week-end, des milliers de Genevois ont découvert le savoir-faire des artisans.

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«Vas-y, souffle dans le tube! Plus fort!» Suivant les instructions du souffleur de verre, une petite fille transforme en ballon un manchon translucide, sous les regards attentifs des autres visiteurs. La scène se déroule samedi après-midi au Bâtiment des Forces Motrices, lieu central des Journées genevoises des métiers d’art 2017. Une trentaine d’artisans, réunis sous l’égide de l’association Label Genève, démontrent leurs talents au public, les invitant même à tester leurs techniques.

Entre le bruit des marteaux entamant la pierre, celui des machines à coudre et les discussions qui s’engagent entre artisans et curieux, l’ancienne usine se trouve fort animée. Sur les étals, outils et matériaux reflètent la diversité des professions représentées: ébéniste, sellière, brodeuse, sérigraphe, ferronnier, maroquinière ou encore émailleur.

De multiples opérations

Dans l’air flotte soudain une forte odeur de colle, de cuir et de cirage. Pas de doute, on est bien devant le stand d’un bottier, où un apprenti façonne en direct une chaussure. «En tout, il faut compter environ cinquante heures pour réaliser une paire», précise le maître bottier. Pas étonnant, au vu des multiples opérations nécessaires…

Pendant ce temps, au Muséum d’histoire naturelle, les visiteurs découvrent l’envers du décor. Et notamment l’antre du taxidermiste, où sont figés pour l’éternité oiseaux et mammifères. Le maître des lieux explique tout le processus qui mène de l’animal mort à sa version empaillée. «On n’en traite qu’une petite partie, celle qui est exposée», précise-t-il.

Par contre, les serpents et les poissons ainsi transformés vieillissent mal: ils perdent leurs couleurs et leurs écailles. C’est pourquoi le taxidermiste se contente de réaliser un moulage de l’animal et de le transférer à l’atelier de muséographie, où il sera peint.

Lorsqu’ils se rendent dans l’atelier en question, les visiteurs sont d’ailleurs accueillis par un gros serpent qui trône sur la table, à côté d’une maquette de la prochaine exposition. «Vitrines, parois, signalétique, nous concevons tout cela ici, en collaboration avec les scientifiques», précise notre guide.

Costume solide et seyant

Non loin de là, dans le sous-sol du Centre de l’Espérance, deux membres de l’association Costumières & Cie racontent leur travail. «Pour le théâtre, les costumes se conçoivent avec les metteurs en scène, en dialogue», explique Véronica. «Il faut que les acteurs se sentent bien dedans et que l’ensemble soit assez solide pour tenir toutes les représentations», complète Samantha.

Le public est ravi. «Merci, c’était très intéressant, commente un visiteur en partant. Vous parlez très bien de votre métier, on sent que vous l’aimez!» Une opinion partagée par beaucoup de Genevois, puisque la manifestation a compté près de 9000 visites sur trois jours. Et a peut-être suscité des vocations d’artisans d’art…

Créé: 02.04.2017, 19h15

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