Le Grand Théâtre retrouve son faste

À ne pas manquer en 2019En février, le siège de la maison lyrique rouvrira ses portes et déploiera les éclats retrouvés de ses dorures et de ses couleurs d’origine.

Le grand foyer du Grand Théâtre, lors de la visite du chantier organisée par la maison au mois d’octobre dernier.

Le grand foyer du Grand Théâtre, lors de la visite du chantier organisée par la maison au mois d’octobre dernier. Image: LAURENT GUIRAUD

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Pouvait-on imaginer ouvrage plus majestueux pour inaugurer une nouvelle ère au Grand Théâtre? Dès le 12 février prochain, l’imposant cycle du «Ring» de Richard Wagner – quatre pièces en tout – campera un mois durant à la place Neuve, dans le siège historique d’une maison lyrique genevoise qui aura retrouvé entretemps ses plus beaux traits. Espérée, reportée, attendues enfin comme jamais, cette réouverture des portes marque la fin de longs et parfois tortueux travaux de restauration.

Un trésor retrouvé

Le lancement du chantier a certes généré des dynamiques inattendues et bienfaisantes. Pendant deux saisons et demie, par exemple, les mélomanes et les passionnés ont appris à quitter la rive gauche et à apprivoiser l’approche de terres qui paraissait à certains si lointaines – celles autour du siège des Nations Unies. Ici, tout le monde a découvert les charmes et les qualités inouïes d’une salle boisée et éphémère, qui a fait davantage qu’incarner le rôle de petite structure d’appoint. Mais les travaux en question ont généré aussi des déconvenues et des atermoiements. La faute à une nappe phréatique qui a montré aux intervenants de quoi elle était faite: ses infiltrations au bas des murs du sous-sol et dans les parties en sous-œuvre, ont provoqué un retard de six mois dans la livraison de l’ouvrage. Et un surcoût chiffré à 2 248 000 francs!

Tout cela appartient désormais au passé. L’avenir très proche nous offre la renaissance d’un bâtiment plus que jamais inscrit dans le patrimoine de la ville. Les passants en ont déjà mesuré la portée ces dernières semaines. Défait des voiles qui en cachaient les traits, le paquebot de la place Neuve affiche aujourd’hui une façade lumineuse et un parvis plus confortable. Sur cette partie, la plus visible, on est intervenu pour faire du décrassage et du nettoyage affiné. Les statues et les autres portions du bâtiment endommagées par les émeutes de 2015 ont été soignées et badigeonnées. Elles ne gardent désormais que d’infimes traces de l’huile de vidange lancée par certains manifestants.

En franchissant le seuil, un autre monde se présente aux visiteurs. De quoi est-il fait? De tous ces stucs, ces fresques, ces dorures et moulures disparues ou occultées avec les travaux qui ont suivi l’incendie ravageur de 1951. À l’époque, lorsqu’il fallut redonner vie aux lieux, on décida d’investir l’essentiel des ressources dans la réfection de la salle de spectacle et de sa scène. Tout le reste fut façonné à moindres frais, en recourant massivement au peu dispendieux contreplacage. Redécouverts et entièrement reconstitué, le vaste hall d’entrée et les salles qui le jouxtent prennent une allure autrement plus fière aujourd’hui. D’autant que ces espaces sont désormais équipés de cinq postes pour la billetterie et qu’ils sont flanqués d’un bar et d’une petite terrasse conviviale.

Quant aux grands éclats et au faste, ils se laisseront entièrement apprécier à l’étage supérieur, dans ce triptyque aux dorures aveuglantes que forment le grand et petit foyers, ainsi que la salle du carré d’or. Les travaux consentis ici ont mobilisé des savoir-faire très spécialisés. Un exemple? Les tapisseries rouges cousues main, à même le mur, dans le petit foyer. D’une manière générale, la dimension patrimoniale du bâtiment, son éclat et sa superbe, se concentre essentiellement ici, dans ce périmètre beau et intimidant à la fois.

Prouesse aux sous-sols

Mais ceci ne doit pas occulter une autre prouesse qui a pris forme, elle, dans des espaces beaucoup moins visibles et, en apparence moins nobles. On veut parler des sous-sols du Grand Théâtre, qui réservent des surprises étonnantes. À commencer par ces 1 000 mètres carrés dégagés côté boulevard du Théâtre. Sur deux étages enfouis, les architectes et ingénieurs ont réussi à placer six salles de répétitions et à agencer des bureaux pour l’administration. Pas loin de là on a repensé le bar, réorganisé les cuisines et redéfini les espaces consacrés aux repas du personnel et des artistes. Le tout dans un environnement sobre et moderne – la brique en terre crue domine presque partout. Bref, dans moins de deux mois, toutes les conditions seront réunies pour apprécier autrement, dans les meilleures conditions possibles, l’art lyrique. Pour l’heure, il reste aux femmes et aux hommes du métier à remplir les cartons et à dire adieu à l’Opéra des Nations.

Créé: 03.01.2019, 16h29

Toutankhamon à Paris

Lorsqu’il découvre la tombe intacte de Toutankhamon dans la vallée des Rois, en 1922, Howard Carter rend un fier service à l’égyptologie: le trésor du pharaon, né vers -1345 et décédé avant 20 ans, est une mine d’informations
et un sujet perpétuel d’émerveillement. Afin de lever des fonds pour l’édification du Grand musée égyptien, à bâtir non loin des pyramides de Guizeh, le Ministère des Antiquités égyptiennes et l’organisateur d’événements IMG, en collaboration avec le Louvre, montent une exposition-événement à La Villette, à Paris, du 23 mars au 15 septembre. Plus de 150 pièces - bijoux, sculptures et objets rituels - qui accompagnaient le souverain de la XVIIIe dynastie dans l’au-delà, sortiront d’Égypte, peut-être pour la dernière fois avant d’être exposées dans le nouveau musée. «Toutankhamon, le trésor du pharaon»
effectuera une tournée mondiale dans dix capitales. P.Z.

Le Cirque Knie s’apprête à célébrer ses cent ans en grandes pompes

À l’heure où de grands cirques européens périclitent ou font carrément faillite, Knie fête cette année son 100e anniversaire avec faste. Jugez plutôt. Deux locomotives Knie vont sillonner le pays pour rappeler aux habitants des régions les plus diverses et reculées que le cirque national suisse constitue bel et bien un trait d’union entre elles. Rouge pétard, arborant à l’avant le fameux clown dessiné en 1956 déjà par Herbert Leupin, ces locomotives seront en circulation toute l’année sur l’ensemble du réseau ferroviaire. Comme visibilité dans le paysage helvétique, c’est assez réussi.
Le livre officiel du jubilé sortira au printemps pour raconter les étapes marquantes de la dynastie qui compte à ce jour huit générations d’artistes. Les amateurs de cirque, à Genève comme à Soleure ou Bellinzone ont tous vu grandir, vieillir ou disparaître des membres de Knie, renforçant ainsi leur attachement à celle que l’on surnomme volontiers la famille régnante de Suisse. Voire même la famille royale, ce qui peut surprendre dans une démocratie comme la nôtre.
Bien que centenaire, l’entreprise familiale sait parfaitement s’adapter aux pratiques de son temps. Elle s’est ainsi lancée dans une campagne de crowdfunding pour financer l’achat d’un nouveau chapiteau, afin d’accueillir au mieux ses fidèles spectateurs. Les Knie proposaient ainsi aux intéressés d’acheter un morceau plus ou moins gros du chapiteau et d’obtenir en échanges divers cadeaux. L’objectif financier à atteindre le 7 janvier 2019 s’élevait à 250 000 francs. Un montant quasi atteint aujourd’hui.
Enfin, pour sa tournée d’anniversaire en terre romande, le cirque s’offre un duo d’humoristes du tonnerre: Vincent Kucholl et Vincent Veillon! Les deux joyeux lurons quittent les studios de télévision et la scène pour se lancer dans la piste aux étoiles. Quelles histoires drôles vont-ils nous mitonner et servir sous le chapiteau flambant neuf du Cirque Knie? Les Genevois les découvriront sur la plaine de Plainpalais dès le 23 août. F.NY.

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