La Comédie est bien sur les rails

Portes ouvertesLes Genevois sont venus visiter le chantier. Ils ont aimé!

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Aux Eaux-Vives, dans le quartier de la gare en pleine mutation, le gros œuvre de la future Comédie de Genève est presque terminé. Le chantier a donc été sécurisé pour permettre, samedi, l’opération portes ouvertes qu’aime tant proposer au public le magistrat de la Ville de Genève chargé du Département des constructions et de l’aménagement.

Au pied de l’imposant bâtiment, Rémy Pagani se fait un plaisir d’accueillir et de se mêler aux visiteurs qui ne vont cesser d’arriver au fil des heures. Il y a là des gens de théâtre, tous métiers confondus, curieux de découvrir leur prochain lieu de travail ou d’accueil. Beaucoup de futurs spectateurs aussi, ainsi que des familles, des voisins de quartier et des Genevois venus en nombre pour découvrir l’importance d’une telle réalisation pour la collectivité.

Pour l’heure, la Comédie se dévoile dans son habit de béton brut, hérissé d’échafaudages et de planches courant le long des murs, traversé de tuyaux qui ne débouchent sur rien, ponctué de barrières et de piliers enrubannés. Un vrai chantier, en somme, avec cette particularité d’avoir des hauteurs de plafond vertigineuses, des couloirs interminables et des volumes très généreux. La construction, il est vrai, s’étire sur près de cent mètres de longueur et quarante de largeur. Sa hauteur? Variable, selon les quatre modules qui la composent. Le plus élevé mesure vingt-sept mètres, l’équivalent de neuf étages!

Dans le vif du sujet

Pour s’en faire une meilleure idée, suivons la visite menée par l’architecte responsable du projet, Sara Martin Camara, et son collègue Laurent Gravier, en compagnie du magistrat. On entre dans le vif du sujet par le foyer transversal, vaste espace de liaison sur deux niveaux entre les salles de spectacle, mais aussi traversée urbaine et lieu de rencontre pour les spectateurs à l’entracte.

D’un grand geste, notre guide explique, devant de grandes ouvertures béantes: «Voyez, le bâtiment est conçu avec deux façades principales qui seront bientôt toutes vitrées, l’une côté rue Viollier, l’autre sur l’esplanade où il y aura l’accès au CEVA.»

Rémy Pagani profite pour glisser: «C’est une première en Suisse de construire un théâtre sur une gare, et non des moindres. Les spectateurs viendront ainsi facilement, et de loin, à la Comédie!»

Certes, mais ériger un tel équipement sur des voies ferrées peut poser des problèmes phoniques. «Les deux salles de spectacle ont été bâties comme des boîtes indépendantes et toutes deux reposent sur des ressorts», précise l’architecte. L’information fait sourire les béotiens. Des ressorts? «Oui, pour éviter que le bruit solidien passe dans les salles.» Celles-ci se présentent comme des cathédrales vides où il faut imaginer la scène, les gradins, les cintres, l’éclairage. Et tout le reste…

Regrouper les métiers

La visite permettra encore de découvrir les espaces réservés aux artisans menuisiers, serruriers, accessoiristes, peintres et autres. «On a voulu rassembler ici tous les métiers du théâtre actuellement disséminés en ville.» Là? Ce sera le restaurant, d’où l’on pourra voir les ateliers. Tout en haut? La salle de peinture des décors. Et cet immense couloir? La colonne vertébrale du bâtiment, pour permettre la circulation des décors.

Au sortir de la visite, l’humeur générale est au beau fixe. On sent même poindre une certaine fierté. Il est donc possible de réaliser, à Genève, et sans aucune opposition, un lieu culturel bien ficelé qui sera un plus pour toute la région. On progresse!

Créé: 23.09.2018, 19h24

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