Comme Mozart, «Mozart’ella» mêle les registres soutenu et familier

SpectacleDe jeunes chanteurs et comédiens genevois abordent le compositeur dans un style qui lui sied.

Élisabeth Peyer, Alice Businaro et Samuel Wanja aux Grottes.

Élisabeth Peyer, Alice Businaro et Samuel Wanja aux Grottes. Image: GAELLE HOSTETTLER

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Un maximum de découvertes concentrées dans une petite production semi-professionnelle! Après un classique «Agamemnon» en grec ancien l’automne passé, la Compagnie Latartine présente cette semaine une comédie lyrique interdisciplinaire et déjantée du nom de «Mozart’ella».

Comme son titre le laisse entendre, le projet brasse cette fois les registres savant et facétieux. En effet, la directrice de la troupe, Gaëlle Hostettler, a voulu enchaîner à une première création sérieuse une pièce plus légère. Pour soutenir le jeu de mots de l’intitulé, le spectacle sera du reste accompagné d’une dégustation de mozzarella artisanale à l’entracte.

«L’idée est d’allier chant lyrique et jeu dramatique en racontant un épisode cocasse de la vie de Mozart», explique l’homme de l’ombre de la Compagnie, par ailleurs acteur, Samuel Wanja. L’intrigue a été puisée dans une nouvelle de l’auteur romantique allemand Eduard Mörike, «Le Voyage de Mozart à Prague» (1855), ensuite traduite et transposée pour la scène. Elle narre une folle soirée de 1797, digne des «Noces de Figaro», quand Wolfgang Amadeus et sa femme, en route pour Prague, où aura lieu la première de «Don Giovanni», font halte chez l’excentrique comte Schinzberg et son épouse…

Avec huit choristes, cinq chanteurs solistes, six comédiens et un piano à queue, le «Singspiel» entrelace éléments biographiques et extraits musicaux du bouillonnant Viennois. «Notre motivation est de faire connaître des chefs-d’œuvre du répertoire mozartien, connus ou obscurs, mais dans une atmosphère plaisante, colorée et légèrement foldingue», raconte Samuel Wanja. Ce qui explique entre autres le choix des costumes, un véritable feu d’artifice de tulles et de paillettes bigarrés.

Les interprètes de la pochade, âgés de 16 à 24 ans, sont tous issus qui de la Haute École de musique, de l’Université, de la Confédération des écoles genevoises de musique ou du Conservatoire populaire (y compris sa filière dramatique). Ensemble, ils cherchent à communiquer au plus grand nombre à la fois leur passion pour la culture et leur propension à s’amuser. Sur ce plan, ils ne ressemblent à personne autant qu’au protagoniste de leur «Mozart’ella».

«Mozart’ella» Théâtre des Grottes, du 26 au 29 juin à 19 h 30, www.cielatartine.com

Créé: 25.06.2018, 19h23

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