Art7 propose ses vernissages carougeois sous le soleil

GALERIESL’édition actuelle est la huitième. Le photographe Alan Humerose y est trois fois présent. La peinture domine largement en 2012.

Les peintures de Catherine Kirchhof chez I.D.

Pierre Albouy

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Voulez-vous rencontrer l’artiste?» «Non!» Il faut dire que le contact engage, que l’amateur est faible et qu’il fait beau. Un dangereux cocktail. Mais, de mémoire d’habitué, on n’a jamais vu «Art7», en mars à Carouge, se dérouler sous une pluie diluvienne ou dans un froid qui vous gèle jusqu’au porte-monnaie. Il faut reconnaître que l’actuelle édition semble bénie des dieux. Dix-sept degrés! Il se trouvait même des galeristes pour s’en plaindre samedi après-midi. «Il fait trop beau. Tout le monde reste sur les terrasses des cafés.»

Variété moindre

Le soleil pouvait masquer le fait qu’il s’agit là d’une édition moyenne, et finalement peu variée. Il y a cette fois beaucoup de peinture, de la photo et aucun art décoratif, à part les bijoux montrés chez Annick Zufferey. Il manque du coup cette variété, et cette légèreté caractérisant la manifestation par rapport à la lourdeur consensuelle des Bains. D’aucuns auraient par exemple aimé voir un peu de céramique, spécialité carougeoise s’il en est.

C’est bien sûr Alan Humerose le triomphateur de cette édition 2012. Dame! Le Genevois d’adoption se retrouve trois fois présent. Il ouvre le parcours avec ses 25 drapeaux de la place de l’Octroi. Il remplit le Musée de Carouge avec 108 diptyques opposant des femmes au réveil et des paysages. Il fait enfin le trottoir chez Krisal. C’est en effet sur le bitume qu’Humerose a détecté d’étranges cartes de géographie. Ces dernières constituent son apport le plus inattendu.

Titane et or

Bram van Velde revient par des lithographies chez Ligne Treize. C’est du solide et du classique, même s’il reste permis de préférer sa peinture. Isabelle Dunkel expose chez I.D. à nouveau un pop-artiste de la troisième génération. C’est chez elle une idée fixe. Il s’agit cette fois de Catherine Kirchhof, Toujours rue Ancienne, Marianne Brand offre ses cimaises à Yannick Bonvin Rey. Un art au bord de l’abstraction, finalement assez sage.

Dans sa minuscule boutique, Maya Guidi est parvenue à introduire une quantité de peintures de Cleide Saito, qui ont l’air de plaire. C’est plus coloré et décoratif que vraiment pictural. Annick Zuffery reste donc fidèle au bijou. Dû à Fabrice Schaeffer, il est cette fois en titane, mais clouté d’or et de diamants afin de faire plus joli.

Reste à trouver Jörg Brockmann, qui expose sur quelques mètres carrés cinq photographes de Magnum. L’homme ne choisit pas la facilité D’abord les œuvres retenues jouent peu de la séduction. Il faut ensuite trouver son espace au cinquième étage d’un immeuble sinistre de la rue des Noirettes. L’ennui, avec Carouge, c’est que derrière la jolie ville ancienne s’étend une banlieue.

Dimanche 4 mars de 11h à 17h. www.art7-carouge.com (TDG)

Créé: 03.03.2012, 17h49

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Scrutin annulé: Pagani vilipendé
Plus...