Antigel, 10e édition, grossit encore pour attirer jusqu’à 55'000 visiteurs

BilanTrès fort en musique, le festival a fait un carton avec Devendra Banhart et Philippe Katerine notamment.

«Les contes du Cockatoo», un ciné-concert conçu par Varnish La PIscine, vendredi 14 février à Meyrin.

«Les contes du Cockatoo», un ciné-concert conçu par Varnish La PIscine, vendredi 14 février à Meyrin. Image: Pierre Albouy

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le bilan est toujours au beau fixe pour le festival d’hiver. Après s’être félicité d’une fréquentation à la hausse en 2019 (plus de 50000 spectateurs), Antigel clôt sa 10e cuvée sur une affluence plus importante encore. Selon les organisateurs, 55000 personnes ont suivi concerts, spectacles, «made in» et clubbing du 24 janvier au 15 février. Le seul Grand Central, espace festif installé cette année dans la caserne des Vernets, aura attiré à lui seul 20000 visiteurs.

Du point de vue artistique, le festival dirigé par Eric Linder et Thuy-San Dinh reste, sur le territoire genevois, l’un des principaux pourvoyeurs d’artistes pop rock internationaux hors de la variété grand public. Ainsi de la nord-américaine Angel Olsen, idem de son compatriote Devendra Banhart, tous deux programmés à l’Alhambra. Fraîchement primé aux Victoires de la musique, Philippe Katerine comptait également parmi les têtes d’affiche, en collaboration avec le promoteur Opus One, à la Halle 7 de Palexpo.

Les arts vivants ont également attiré les foules, en particulier au théâtre Saint-Gervais, collaborateur régulier du festival. Ainsi d’un mémorable «Rémi», adaptation du «Sans famille» d’Hector Malot par Jonathan Capdevielle. Côté danse, était attendue la chorégraphe irlandaise Oona Doherty, comme le Brésilien Bruno Beltrão.

D’un programme pointu, le plus radical encore. Choses vues et entendues dans la très libertaire Cave 12, ou dans un hangar de la fondation Partage, au cœur du PAV. Dans la première, y ont joué Suzanne Ciani, pionnière américaine des synthétiseurs modulaires, et Richard Dawson, formidable chanteur anglais, auteur d’un répertoire original puisant aussi bien dans le baroque de Purcell que dans la pop surréaliste de Robert Wyatt. Sensationnel, comme avec les Irlandais Girl Band, chez Partage: du noise, du rock indus, de la no wave, guitare et basse bardées d’effet, une batterie cadrant des rythmes répétitifs et le chant comme un discours hurlé.

Enfin, il y eut les «made in», charmants lorsqu’ils jouent de poésie, ainsi de Tobias Preisig dans l’ancien manège, spectaculaires lorsque le ludique s’en mêle – attaque de zombies à Balexert. Mais si vide lorsque le festival ne fait que se citer lui-même (pauvre «Territoire nouveau» à la caserne des Vernets). Un dernier pour la route? À Meyrin, Varnish la Piscine montrait en musique un film aussi foutraque que rocambolesque. L’artiste est genevois, fait dans le hip-hop. Qualité supplémentaire: Jephté Mbisi, de son vrai nom, ne manque pas d’humour.

Créé: 16.02.2020, 16h55

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

La débâcle du PLR
Plus...