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Crise du coronavirus: vers une révolution citoyenne

Dans la revue des meilleurs blogs de la Tribune de Genève

La grave pandémie que nous venons de traverser a remis en question fondamentalement notre vie en société. Collectivement, nous nous sommes rendu compte que nous avons fait fausse route. Ainsi est apparue très clairement la primauté du politique. L’économisme, l’écologisme ou le socialisme ont montré leur vrai visage: des dogmes dénués de sens. De nouvelles valeurs ont émergé - le bon sens et la protection des citoyens surtout - et nous avons bel et bien traversé une révolution citoyenne puisque rien ne sera plus comme avant.

Greta Tunberg peut maintenant ranger ses couettes et ses angoisses lourdement médiatisées. Deux mois de crise sanitaire ont redonné de la valeur à l’essentiel, comme la vie humaine qui peut à chaque instant être menacée non par une menace imaginaire mais par un virus bel et bien réel.

Ils sont nombreux à avoir réalisé ce qui était important, en tout premier lieu la santé et la protection des habitants. L’argent et les grands équilibres économiques - nécessaires bien évidemment - ne doivent pas être la cause première mais uniquement la conséquence d’une organisation sociale harmonieuse.

Le bon usage de nos ressources naturelles ne doit pas non plus être une finalité mais un moyen d’obtenir notre nécessaire réconciliation avec notre milieu naturel.

L’aide nécessaire aux éclopés de l’existence ne doit pas être une finalité qui nous conduirait à un assistanat généralisé, mais une aide indispensable devant toujours viser à l’autonomie de la personne.

Il nous faut surtout maintenant apprendre à protéger les habitants de Genève et les Suisses. Une protection efficace dans une véritable jungle.

En la matière, la politique menée par la Confédération est catastrophique. Prenons quelques exemples. La régie fédérale des alcools, qui a été privatisée ne peut plus livrer suffisamment d’éthanol pour le gel Hydro-alcoolique que Genève doit acheter… en Amérique latine. Un pur scandale!

Nos médicaments essentiels ne sont plus produits en Suisse ou à proximité sur notre continent…

Trop de paysans suisses - autrefois très prospères - se retrouvent avec des difficultés financières. Certains journaux ont même parlé de suicides…

il est temps de modifier profondément l’organisation de notre économie, c’est pourquoi je suis favorable à une politique protectionniste en certains secteurs. Ce mot, hélas, est apparu depuis bien trop longtemps comme une obscénité alors que nous réalisons aujourd’hui que c’est la politique menée jusqu’ici qui est une obscénité. Dans le même temps, certaines recherches scientifiques de pointe n’ont pas été suffisamment menées et ont été sacrifiées sur l’autel du profit à court terme.

Évoquons également la redécouverte des frontières - un combat que le MCG mène depuis au moins dix ans - parce que la frontière n’est pas une barrière mais une protection. N’oublions pas que la prétendue ouverture - dogmatique - est un danger mortel pour notre démocratie. Les premiers menacés sont les plus modestes et les derniers arrivés.

Quand nous serons sortis de cette crise sanitaire, le temps sera venu d’opérer une véritable révolution citoyenne, pour mettre le Citoyen au centre.