Votre navigateur est obsolète. Veuillez le mettre à jour avec la dernière version ou passer à un autre navigateur comme ChromeSafariFirefox ou Edge pour éviter les failles de sécurité et garantir les meilleures performances possibles.

Passer au contenu principal

Criminalité
L’armée à la rescousse dans le métro de New York

NEW YORK, NEW YORK - MARCH 6: New York State Police, MTAPD and New York National Guard patrol and conduct container inspections at Grand Central Station on March 6, 2024 in New York City. Hochul announced that 1,000 New York State Police, MTAPD and the New York National Guard will be used to support the NYPD in conducting bag checks.   Adam Gray/Getty Images/AFP (Photo by Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Abonnez-vous dès maintenant et profitez de la fonction de lecture audio.
BotTalk

Iain Forrest ne joue plus du violoncelle dans le métro de New York. «J’ai été tabassé, étouffé et maintenant frappé à la tête», raconte l’étudiant en médecine au «New York Post». Sa dernière agression filmée montre une passante qui frappe le jeune homme à la tête avec une gourde. Abu Khan, 64 ans, a été, lui, poussé il y a quelques jours sur les rails par un inconnu et remonté in extremis par d’autres passagers sur la plateforme avant l’arrivée du train.

Ces histoires sont symptomatiques du climat d’insécurité qui règne dans les entrailles du métro new-yorkais. «La nuit, les policiers désertent le métro», raconte Antonio Singleton à la chaîne CBS. À côté de lui, sa femme, Julia, enchaîne: «Le matin, il n’y a que des sans-abris dans les rames. Parfois, j’ai trop peur et je prends le bus.»

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

C’est pour répondre aux inquiétudes et aux plaintes des 3 millions d’usagers quotidiens et de touristes que New York a décidé d’employer la méthode forte. La gouverneure de l’État, la démocrate Kathy Hochul, a annoncé mercredi le déploiement de l’armée sur les lignes principales.

Au moins 750 membres de la garde nationale et 250 membres supplémentaires de la police d’État seront répartis dans le système de transport en commun. Ils viendront prêter main-forte aux policiers. Les fouilles aléatoires de sacs seront renforcées. Ceux qui refuseront de s’y prêter ne pourront pas se rendre sur les quais.

Le plan prévoit aussi davantage de caméras de surveillance. Il permettra aux juges d’interdire aux personnes reconnues coupables d’un crime violent de prendre le métro. «Les gens qui se rendent au travail ne doivent pas craindre qu’une personne assise à côté d’eux porte un couteau», a martelé la gouverneure. Parmi les personnes arrêtées par la police aujourd’hui, nombreux sont des récidivistes.

Le contenu qui place des cookies supplémentaires est affiché ici.

À ce stade, vous trouverez des contenus externes supplémentaires. Si vous acceptez que des cookies soient placés par des fournisseurs externes et que des données personnelles soient ainsi transmises à ces derniers, vous devez autoriser tous les cookies et afficher directement le contenu externe.

Thème de campagne

Les chiffres sont alarmants: le nombre de crimes graves dans le métro de la mégapole de 8,5 millions d’habitants a explosé de 45% en janvier 2024 par rapport à l’année dernière. Vols, violences, rixes: trois décès sont à déplorer depuis le début de l’année. Le 12 février, des bandes rivales ont ouvert le feu, faisant un mort dans une station du Bronx. Quelques jours plus tard, un conducteur a reçu des coups de couteau dans une station de Brooklyn.

À l’approche de la présidentielle de novembre, les Démocrates tentent avec ces annonces de dissiper les inquiétudes des New-Yorkais concernant la criminalité. En 2022, les Républicains en avaient déjà fait un thème de campagne pour remporter des victoires électorales dans l’État, lors de la course au Congrès.

NEW YORK, NEW YORK - MARCH 6: New York State Police, MTAPD and New York National Guard patrol and conduct container inspections at Grand Central Station on March 6, 2024 in New York City. Hochul announced that 1,000 New York State Police, MTAPD and the New York National Guard will be used to support the NYPD in conducting bag checks.   Adam Gray/Getty Images/AFP (Photo by Adam Gray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Récupération politique, s’insurgent certains alors que les défenseurs des libertés civiles estiment que les mesures vont trop loin. Ces «approches musclées» ne répondent pas aux «problèmes de longue date des SDF, de la pauvreté ou d’accès aux soins de santé mentale», a estimé sur une chaîne locale Donna Lieberman, directrice exécutive de l’Union des libertés civiles de New York.

Interrogés mercredi par les médias, plusieurs usagers lui donnaient raison, critiquant les militaires lourdement armés, «comme après le 11 Septembre». Difficile aussi d’imaginer comment l’armée comptera surveiller l’immensité du réseau, qui compte plus de 400 stations. Les contrôles devraient pour l’instant se limiter aux plus fréquentées.

Reste que dans une enquête réalisée en janvier par la Metropolitan Transportation Authority, chargée de la gestion des transports publics, près de 20% des usagers ont déclaré qu’ils prendraient le métro plus souvent s’il y avait moins de personnes au comportement erratique dans les trains et les gares.