Cristiano Ronaldo n’a rien voulu savoir de la défaite

FootballLe capitaine du Portugal a montré la voie face à une belle équipe d’Espagne. Impressions glanées devant la télé.

Fidèle à sa réputation d’immense buteur, Cristino Ronaldo a signé un triplé.

Fidèle à sa réputation d’immense buteur, Cristino Ronaldo a signé un triplé. Image: AFP

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Cristiano Ronaldo n’a pas voulu de cette défaite qui, en seconde période, semblait pourtant promise au Portugal. Fidèle à sa réputation d’immense buteur, l’attaquant du Real Madrid a signé un véritable chef-d’œuvre pour arracher, sur coup franc, un résultat nul qui vient sanctionner un match de haut niveau. Le capitaine de l’équipe championne d’Europe a même réussi un triplé dans cette rencontre, soit autant de buts qu’il en avait inscrits lors de ses trois premières phases finales de Coupe du monde (13 matches avant celui-ci).


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Deux fois menée au score, l’Espagne n’a jamais perdu son calme. Elle s’est le plus souvent assuré la maîtrise du ballon, s’est ménagé les meilleures occasions, mais a finalement dû abandonner deux points. «On verra une Espagne reconnaissable. Nous avons les idées claires.» Soucieux de rassurer tout le monde à la veille de cette première affiche haut de gamme du Mondial 2018, Fernando Hierro n’avait pas menti. Secouée par la mise à l’écart surprise du sélectionneur Julen Lopetegui, coupable d’avoir rejoint le Real Madrid sans associer la fédération aux discussions, la «Roja» a parfaitement tenu son rang.

La faute de Piqué

Sous l’impulsion d’Isco, ou encore Silva et Iniesta sur les côtés, les Espagnols ont trouvé avec Costa le buteur attendu. C’est pourtant suite à une action rageuse que le Portugal a rapidement ouvert le score. Déséquilibré par Nacho, son coéquipier au Real Madrid, Ronaldo a transformé le penalty sans la moindre hésitation. Le match était on ne peut mieux lancé. Dans une position qu’ils apprécient, les Portugais auraient d’ailleurs pu doubler le score sur une action de rupture magnifique, hélas gâchée par Guedes (22e minute). C’est au contraire un exploit de Costa qui a relancé les actions espagnoles.

Sur une frappe terrible, Isco voyait la balle heurter la transversale, toucher la ligne et revenir en jeu (26e). L’indécision était bel et bien de mise dans ce choc remarquable sur le plan technique. Hormis peut-être pour le gardien De Gea qui, juste avant la pause, commettait une grossière faute de main pour offrir à Ronaldo le 2-1. Mais l’Espagne retournait la situation avant même l’heure de jeu. Une habile combinaison sur coup franc permettait à Busquets de remiser pour Costa dans les six mètres portugais. C’était 2-2. Puis 3-2 lorsque Nacho armait un tir formidable qui venait frapper l’intérieur du poteau des buts de Rui Patricio avant de gicler dans les filets.

À partir de ce moment, l’Espagne semblait en mesure de contrôler la partie. Mais une faute de Piqué donnait à Cristiano Ronaldo ce genre d’aubaines qu’un très grand champion ne manque pas. Il enroulait la balle autour du mur pour signer le but du 3-3. Et conclure ainsi une soirée prometteuse. (TDG)

Créé: 15.06.2018, 22h41

Portugal-Espagne

Ficht, Sotchi.
43'866 spectateurs.

Arbitre:
Rocchi (ITA)

Buts:
4e Ronaldo (penalty) 1-0. 24e Costa 1-1. 44e Ronaldo 2-1. 55e Costa 2-2. 58e Nacho 2-3. 88e Ronaldo 3-3.

Portugal:
Rui Patricio; Cédric, Pepe, José Fonte, Guerreiro; William, João Moutinho; Bernardo Silva (69e Quaresma), Guedes (80e André Silva), Bruno Fernandes (68e João Mario); Ronaldo.

Espagne:

De Gea; Nacho, Piqué, Ramos, Alba; Busquets, Koke; Silva (86e Vazquez), Isco, Iniesta (70e Thiago); Costa (77e Aspas).

Notes:
26e tir sur la transversale d’Isco.

Avertissements:
17. Busquets (faute). 28e Bruno Fernandes (faute).

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Maroc-Iran (0-1)

Carlos Queiroz avait promis «du jeu». Le technicien portugais n’a pas tenu parole, mais il a fait bien mieux: il a mené l’Iran à la deuxième victoire de son histoire en Coupe du monde, vendredi à Saint-Pétersbourg contre le Maroc (1-0, autogoal d’Aziz Bouhaddouz à la 95e minute).
Si cruelle soit-elle pour les Lions de l’Atlas, qui ont vainement dominé en première période pour s’engluer dans le verrou perse en seconde, cette défaite vient rappeler qu’en foot, la mettre au fond est une excellente idée – à condition de ne pas se tromper de côté. «On s’est fait piéger, alors qu’on savait: cette équipe ne fait qu’attendre l’adversaire pour mieux le contrer», a déploré Hervé Renard, sélectionneur savoyard du Maroc, à l’heure de constater les dégâts.

Dans le camp d’en face, évidemment, l’humeur était tout autre. Carlos Queiroz, après avoir hurlé son euphorie à l’image de tout un peuple (quel délire dans les tribunes!), a dû apporter une précision importante à un journaliste iranien qui l’encensait: «Non, je ne suis pas Superman. Ça, c’est dans les dessins animés. Mais l’une des plus grandes leçons que la vie m’a donnée, c’est que lorsqu’un groupe de personnes travaille dur, ensemble, on peut atteindre de grands résultats.»

Simon Meier St-Pétersbourg

Egypte-Uruguay 0-1

L’Uruguay a dû attendre la 90e pour briser la résistance de l’Égypte, grâce à un but de la tête signé Gimenez. Le succès de la Céleste ne doit cependant rien au hasard. Les Sud-Américains avaient été les plus dangereux jusque-là. Peu en réussite, Suarez a gâché trois occasions. Cavani
a quant à lui forcé El Shenawy à un superbe arrêt (83e), avant d’expédier un coup franc sur le poteau (88e).

Le duo d’attaque uruguayen – 93 buts en sélection (51 pour Suarez, 42 pour Cavani) – muselé, l’équipe d’Oscar Tabarez a trouvé son salut grâce à un défenseur.

Les Égyptiens – privés de Salah – ont bien défendu et perturbé la jouerie adverse: un point n’aurait pas été volé, même s’ils ont manqué de poids en attaque. ATS
Iekaterinbourg.

27'015 spectateurs.
Arbitre:
M. Kuipers (PB).
But:
90e Gimenez 0-1.
Égypte:
El-Shenawy; Fathy, Gabr, Hegazi, Shafy; Elneny, Hamed (50e Morsy); Warda (82e Sobhy), El Said, Trezeguet; Mohsen (63e Kahraba).
Uruguay:
Muslera; Varela, Gimenez, Godin, Caceres; Nandez (58e Sanchez), Betancur, Vecino (87e Torrera), De Arrascaeta (59e Rodriguez); Cavani, Suarez.

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