Passer au contenu principal

Genève enregistre 42 décès

Le médecin cantonal assure que les tests de diagnostic sont de nouveau disponibles.

Ce lundi, 382 personnes sont hospitalisées, dont 57 en soins intensifs.
Ce lundi, 382 personnes sont hospitalisées, dont 57 en soins intensifs.
Lucien Fortunati

Genève comptait, ce 30 mars, 42 décès dus au coronavirus; 2375 personnes ont été testées positives, 382 sont actuellement hospitalisées, dont 57 aux soins intensifs. Parmi ces dernières, 54 sont intubées, c'est-à-dire endormies et sous respiration artificielle.

La situation est tendue dans les EMS, où 126 résidents ont contracté la maladie (diagnostic confirmé pour 83 d'entre eux, les autres attendent le résultat). Cinq personnes agées sont mortes du coronavirus. Au sein du personnel, 54 membres du personnel soignant manquent, comme 24 personnes du secteur socio-hôtelier-animation et 126 personnes vulnérables, mises à l'écart pour les protéger.

Les choses se compliquent également dans le secteur de l'aide à domicile, rapporte Adrien Bron, directeur général de la santé: 130 personnes confirmées positives sont prises en charge à leur domicile, ce qui nécessite des passages plus fréquents et une attention soutenue du personnel pour ne pas contracter ou transmettre la maladie. Cette dernière a été diagnostiquée chez 55 collaborateurs de l’IMAD.

Interrogé sur le dépistage, le médecin cantonal Jacques-André Romand - qui a lui-même contracté et surmonté la maladie - a déclaré que les tests étaient de nouveau disponibles à Genève, après une période de manque. Devraient donc pouvoir être dépistées les personnes ayant un rhume, de la fièvre ou une défaillance respiratoire, comme tous les patients hospitalisés. Ce test diagnostic ne doit pas être confondu avec la recherche sérologique qui sera effectuée dans quelques mois (sans doute cet été ou à l'automne par les médecins de ville) et qui devrait permettre de mesurer la part de la population ayant contracté la maladie (et qui s’en trouvera, on l'espère, immunisée).

Le médecin cantonal a enfin évoqué le confinement, qui vise à éviter une explosion du nombre de cas graves au même moment. Il a indiqué attendre le moment où le nombre d'hospitalisations et de patients aux soins intensifs irait décroissant. La sortie du confinement se fera petit à petit (différents scénarios sont à l'étude) mais le médecin n'a pas caché que certaines personnes pourraient être mises de nouveau en quarantaine si la maladie continue de circuler dans la région. Enfin, il a relevé que la persistance du virus sur des surfaces semble plus longue que ce qui a été dit dans un premier temps. Et d'appeler chacun à veiller particulièrement à l'hygiène des poignées de porte et des cabinets de toilette.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.