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Confiné, Sarkis Ohanessian se prend pour Guy Marchand

Le comédien genevois reprend le tube «Destinée» dans un clip sur les joies du confinement en couple. À voir sur les réseaux!

Installé confortablement dans son canapé au côté de sa compagne, Christelle, Sarkis Ohanessian commença à fredonner une mélodie. Celle d’un tube de Guy Marchand, «Destinée», qui a servi de bande-son à la comédie Les Sous-doués en vacances, de Claude Zidi. Avant d’accompagner le slow mythique de Thierry Lhermite et Christian Clavier dans Le père Noël est une ordure. Mais, dans le salon du Genevois, cette chanson d’amour devint vite une parodie autour du confinement et de ses... pièges.

«En impro, il y a une discipline où les comédiens jouent une saynète, en reprenant des chansons connues tout en modifiant leurs paroles», explique-t-il. Un exercice qu’il apprécie tout particulièrement sur scène.

Ce jour-là, Sarkis improvise donc un premier couplet. Il se colle ensuite devant l’ordinateur et, en vingt minutes chrono, pond l’entier des paroles. «Tout en écrivant le texte, j’avais des images en tête qui me faisaient rire. Je ne suis pas un pro du mixage son et vidéo, mais j’ai eu envie de créer un clip...» Le Genevois demande à son amie de participer à cette aventure. «Je ne lui ai pas laissé le choix, rigole-t-il. Sans elle, je n’aurais rien pu faire!» Christelle n’est pas comédienne, elle est enseignante, en pleine reconversion professionnelle. Qu’à cela ne tienne! Ils passent une journée à tourner les séquences. Avant de balancer la vidéo sur les réseaux sociaux. «On s’est beaucoup amusés à le faire, surtout la scène avec les poils...» Regardez le clip pour mieux comprendre!

Projets en stand-by

Le résultat est drôle. La mélodie fait tilt. L’image colle parfaitement aux paroles. Poilant à plus d’un titre! On en oublierait (presque) les raisons pour lesquelles on reste confiné... Sarkis Ohanessian aurait-il trouvé sa nouvelle vocation? Fort de ses milliers de vues sur Facebook, il annonce en tout cas une deuxième parodie pour aujourd’hui. Et fera bientôt un appel aux internautes pour qu’ils participent à la troisième. Pour le comédien genevois, présentateur de l’émission «Générations» sur la RTS jusqu’en 2018, cette récréation tombe à pic. Elle lui permet d’oublier un temps la situation inextricable dans laquelle il se trouve lui aussi: le coronavirus a mis fin – momentanément? – à plusieurs projets personnels.

Le Mondial de catch impro à l’Alhambra? Annulé. La pièce de théâtre, Peindre à tout prix, qu’il devait reprendre en 2020 avec Carlos Henriquez, Anne Carrard et, sa créatrice, Viviane Bonelli? Reportée à des jours meilleurs! Son cours de formation de deux jours sur la prise de parole avec Pro Senectute? Suspendu. Et il n’est guère optimiste pour la suite: «Les théâtres seront tellement dans le jus qu’ils s’attacheront d’abord à panser leurs plaies avant de préparer la prochaine saison.»

L’art du pain

Du côté de la TV romande, après plus de dix ans d’une collaboration régulière et fructueuse, l’expérience s’est terminée en queue de poisson. Le dernier enregistrement pour le jeu «Générations» date de l’automne 2017. «J’ai appris par hasard que la RTS avait détruit les décors. On ne m’avait même pas prévenu de l’arrêt de l’émission.» Avec le démantèlement du département Divertissements et la disparition de plusieurs programmes, mesures d’économie oblige, pas sûr qu’il retrouve de l’embauche à la Tour! «Depuis, je me suis concentré sur le théâtre et sur la formation, précise Sarkis Ohanessian. J’ai aussi contacté plusieurs réalisateurs de fiction, mais pour l’instant ça n’a rien donné.» Cela changera peut-être après ses «exploits» sur les réseaux sociaux.

Sinon, il y aura toujours une reconversion possible comme boulanger... Féru de photographie, escrimeur à ses heures perdues, Sarkis vient de se plonger avec bonheur dans un livre de Betty Bossy consacré à l’art du pain. «Je passe aussi mon temps à cuisiner», ajoute-t-il. De là à découvrir bientôt ses recettes sur son site internet, il y a un pas qu’il n’est pas (encore) prêt à franchir.

Le deuxième clip parodique «Confiné jour et nuit», publié sur Facebook le 1er avril:

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