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Littérature romande jeunesseCorinna Bille écrivait aussi avec talent pour les enfants

La Joie de lire sort les trois derniers volumes d’une délicieuse collection rappelant que l’auteure savait à merveille s’adresser aux petits lecteurs.

L’écrivain Corinna Bille est connue avant tout pour ses œuvres à destination des adultes, mais ses textes pour les enfants traversent le temps.
L’écrivain Corinna Bille est connue avant tout pour ses œuvres à destination des adultes, mais ses textes pour les enfants traversent le temps.
VQH

Durant longtemps, à part quelques histoires parues par-ci par-là, les récits que Corinna Bille a écrits pour ses propres enfants dormaient dans des archives. Publiées en trois volumes de poche à La Joie de lire en 1999, complétés de plusieurs albums, ces délicieuses histoires ont été rééditées dès 2018 par la même maison, mais dans un nouvel écrin.

Couverture cartonnée, tranche colorée, papier de qualité, signet en tissu, chaque volume flatte l’œil et le toucher. D’autant qu’ils ont chacun bénéficié d’une mise en images soignée, par des illustrateurs différents pour chaque volume, romands pour la plupart. Du côté des écrits de l’auteure valaisanne décédée en 1979, ils ont été regroupés par thèmes par l’auteure Sylvie Neemann.

«Trois styles graphiques très différents, mais une unité textuelle où l’on reconnaît sans peine la patte de l’auteure de «Théoda».

La collection compte 9 volumes (plus un de Sylvie Neemann consacrée à la vie de Corinna Bille). Les trois derniers sont fraîchement parus en une salve: «Les métamorphoses amoureuses» illustrées par Pierre Wazem, «Les Rêves» mis en image par Meryl Schmalz et «Les inachevés» croqués par Anne Crausaz. Trois styles graphiques très différents, mais une unité textuelle où l’on reconnaît sans peine la patte de l’auteure de «Théoda» ou de «La demoiselle sauvage».

«Il y a une grande qualité d’écriture, une fantaisie incroyable, et les thèmes qui tournent autour de la nature, des animaux, des jouets, des rêves continuent à intéresser les enfants, même à l’ère du digital», remarque Sylvie Neemann. Les mots emmènent dans l’imaginaire ou conduisent en douceur, mais sans raccourcis faciles, dans les complexités de l’existence.

Lapin de Pâques géant

Les enfants (dès 8 ans) seront séduits par ces mondes aux animaux parfois géants, comme le «vrai» lapin de Pâques, ou intrigués par ces destinées à laquelle on ne comprend pas tout. Dans le volume consacré aux rêves bien sûr, mais aussi dans «Les métamorphoses amoureuses», où la rencontre fait surgir l’imprévisible. Tandis que «Les inachevés» (un court et un long) laissent tout loisir à l’imagination de travailler. Enchanteur.

2 commentaires
    Jean-Marc Vaudiau

    L’univers de Corinna Bille est onirique. Cet univers est par essence compréhensible pour les enfants.