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Commentaire sur les pesticidesConsommateurs, faites-vous entendre!

«Ce n’est pas à l’agriculture non plus de gérer les états d’âme des clients, qui les poussent à réclamer des produits 100% naturels, mais qui en achètent d’autres une fois au magasin.»

34 commentaires
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    D. Loponte

    Interpréter les comportements des consommateurs-trices en termes d’ « états d’âme » est un peu réducteur. Tout comme imaginer que la question de la production agricole (et plus largement d’une transition écologique) peut être réglée par l’offre et la demande. Sans rentrer dans la dichotomie libre marché vs. économie planifiée, l’économie « mainstream » a effectivement ses limites, et c’est pour cela que des régulations, subventions ou taxes existent, et ne sont plus aussi décriées qu’il y a 20 ans.

    Dans un monde idéal, les votant-es pourraient aligner porte-monnaie et conviction, et les étals seraient en effet de plus en plus fournis en produits biologiques. Dans les faits, c’est plus complexe, et tous les ménages ne sont pas égaux face au prix actuels du bio. D’autres variables (une alimentation variée, la possibilité d’avoir un budget à d’autres fins qu’ alimentaires, etc.) entrent en conflit, et ne sont pas à confondre avec incohérence ou « état d’âme », si on adopte un regard sociologique.

    En somme, la citoyenneté ne doit pas forcément passer par le porte-monnaie, et montrer une sensibilité aux questions écologiques ne doit pas forcément passer par le marché. Le but de la démocratie est aussi de donner la parole à ceux et celles qui ont moins de moyens, mais tout de même des convictions.