LiveConflit Israël-Hamas (direct)Les chefs du Mossad et de la CIA ont quitté Doha après de nouvelles discussions sur une trêve à Gaza
La branche armée du Hamas a attaqué le territoire israélien le 7 octobre dernier, entraînant une riposte de l'État hébreu. Suivez l'évolution des affrontements.
L'essentiel en bref:
Près de 70’000 structures, soit environ 30% du total, ont été détruites ou endommagées à Gaza depuis le début de la guerre
Plus de 31’100 Palestiniens et 1200 Israéliens ont péri depuis le début de la guerre
Au moins 185 soldats israéliens ont été tués à Gaza depuis le 7 octobre dernier
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Reprise des négociations pour une trêve, premier largage d’aide américaine
Les négociations reprennent dimanche au Caire sur une possible trêve pendant le ramadan à Gaza, où les premiers largages américains d’aide humanitaire ont commencé à destination de la population civile affamée.

Dans la capitale égyptienne, une délégation du Hamas doit donner une «réponse officielle» à une proposition élaborée fin janvier par les pays médiateurs – Qatar, Etats-Unis, Egypte – et les négociateurs israéliens, selon une source proche du mouvement islamiste palestinien. La proposition inclut dans une «première phase» une pause de six semaines des combats et la libération de 42 otages détenus à Gaza en échange de Palestiniens emprisonnés par Israël.
Les États-Unis larguent de l’aide humanitaire sur Gaza
Les États-Unis ont commencé les largages aériens d’aide sur Gaza, selon un responsable américain.

Liban: trois combattants du Hezbollah tués dans une frappe israélienne
Le Hezbollah libanais a annoncé la mort de trois de ses membres tués samedi dans une frappe israélienne qui a visé selon une agence libanaise leur voiture dans le sud du Liban, sur fond d’escalade à la frontière depuis près de cinq mois.
Depuis le début de la guerre le 7 octobre à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, le Hezbollah cible quasi quotidiennement des positions militaires israéliennes à la frontière israélo-libanaise, en soutien à son allié palestinien. Israël riposte en menant des raids parfois ciblés contre le mouvement islamiste armé libanais.
Dans des communiqués séparés, le Hezbollah a annoncé la mort de trois de ses combattants par l’armée israélienne, sans fournir d’autres précisions. D’après l’Agence nationale d’information (ANI), «un drone ennemi a visé une voiture ce matin sur la route menant à la ville côtière de Naqoura».
Une source sécuritaire a indiqué à l’AFP que trois combattants du Hezbollah avaient été tués dans cette frappe.

Des images prises par un photographe collaborant avec l’AFP ont montré une voiture carbonisée sur une route bordant la mer. L’armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir pris pour cible une voiture qui, selon elle, transportait «des terroristes qui ont tiré des roquettes vers le territoire israélien».
Avant cette frappe, le Hezbollah avait indiqué avoir lancé une attaque de drone tôt le matin contre un poste militaire dans le nord d’Israël, frontalier du sud du Liban.
Vendredi, une frappe israélienne contre une maison dans la localité de Ramia, dans le sud du Liban, a tué au moins quatre membres du Hezbollah, selon ce mouvement. Les échanges de tirs entre le Hezbollah et l’armée israélienne ont poussé des dizaines de milliers de personnes à fuir les régions frontalières des deux côtés.
Au moins 296 personnes, la plupart des combattants du Hezbollah et de formations qui lui sont alliées ainsi que 46 civils, ont été tuées au Liban depuis le 7 octobre, selon un décompte de l’AFP. Côté israélien, dix soldats et six civils ont péri.
En Israël, la guerre met les ultra-orthodoxes sous pression
En pleine guerre à Gaza et à l’heure de la mobilisation générale en Israël, la colère monte contre les ultra-orthodoxes, protégés du premier ministre Benjamin Netanyahu qui refusent d’envoyer leurs enfants à l’armée pour ne pas y perdre leur «pureté» religieuse.
Le sujet a pris de l’ampleur après plusieurs manifestations ces derniers jours et secoue la fragile coalition de M. Netanyahu, sommé d’agir au nom de «l’équité sociale» dans le pays.
«Bande de feignasses!«, «Parasites!» «: dans le centre verdoyant de Jérusalem, quelques jeunes israéliens se sont lâchés lundi face à un petit groupe d’une vingtaine d’ultra-orthodoxes en tenue traditionnelle -- veste et pantalon noirs, chemise blanches, barbes longues et chapeau plat -- venus narguer leur manifestation en priant, dansant et chantant à tue-tête: «Plutôt mourir que d’aller à l’armée!»
A une vingtaine de mètres de là, près d’un millier de personnes, drapeaux israéliens en main, étaient rassemblées pour exiger du gouvernement qu’il oblige «enfin» les haredim («Ceux qui craignent Dieu») à faire leur service militaire.

Parmi eux, de nombreux soldats réservistes comme Oren Shvill, un ingénieur de 52 ans, habitant d’une colonie en Cisjordanie occupée. Peu après l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre, il est venu retrouver son unité comme quelque 340.000 réservistes. «Ma femme n’en dort pas. C’est comme ça, quand vous êtes un Israélien normal. Et toute la société doit contribuer», assène-t-il.
C’est en 1948, au moment de la création de l’Etat d’Israël, que les haredim étudiant à plein temps dans les yeshivot (instituts d’études talmudiques) ont été exemptés de service militaire. A l’époque, il s’agissait de permettre à une élite de 400 jeunes de préserver le monde des études des textes sacrés en grande partie décimé pendant la Shoah.
«Porter le fardeau»
Mais les haredim sont aujourd’hui 1,3 million, portés par une fécondité de plus de six enfants par femme, contre 2,5 en moyenne dans le pays. Et les effectifs gonflent: l’an dernier, 66’000 haredim âgés de 18 à 26 ans ont été exemptés de service militaire.
La plupart des haredim réclament le maintien de cette exemption pour tous les étudiants, jugeant l’armée incompatible avec leur système de valeurs, où seule l’autorité de Dieu prévaut.
Et Benjamin Netanyahu est aux petits soins pour eux, les deux grands partis ultra-orthodoxes, Shas et Judaïsme unifié de la Torah, étant membres de son gouvernement qu’ils peuvent faire tomber à tout moment. En mai 2023, le gouvernement a voté pour les yeshivot un budget sans précédent de près d’un milliard d’euros (3,7 milliards de shekels).
Le débat sur le service militaire a rebondi avec le traumatisme sécuritaire du 7 octobre. Puis quand l’armée a annoncé vouloir, pour avoir plus de troupes à disposition, allonger sa durée (de 32 à 36 mois pour les hommes) et celle de l’engagement des réservistes.
Il a commencé cette semaine à secouer le gouvernement: mercredi, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a lâché une petite bombe politique et semblé défier son Premier ministre en annonçant une réforme du service militaire visant à inclure les haredim, et exigé que l’ensemble du gouvernement la soutienne. «Tout le monde doit porter le fardeau», a-t-il asséné.
M. Netanyahu a annoncé le lendemain son intention de «trouver un accord» pour intégrer les haredim dans l’armée, sans faire imploser la coalition et provoquer des élections «en pleine guerre» qui «bloqueraient tout», a-t-il souligné.
Le Hamas annonce un nouveau bilan de 30’320 morts à Gaza
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé samedi un nouveau bilan de 30’320 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Il a également fait état, dans un communiqué, de 92 morts au cours des dernières 24 heures et d’un total de 71’533 blessés dans le territoire palestinien depuis le début de la guerre le 7 octobre.
Paris juge les autorités israéliennes «comptables» de la situation à Gaza
Le ministre français des Affaires étrangères fustige les autorités israéliennes qu’il juge responsables du blocage de l’aide humanitaire à Gaza et «comptables» des situations «injustifiables», dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde publié samedi.
«Les responsabilités sur le blocage de l’aide sont clairement israéliennes», souligne Stéphane Séjourné notant que la situation humanitaire catastrophique «crée des situations indéfendables et injustifiables dont les Israéliens sont comptables».
La France a redoublé d’efforts auprès des autorités israéliennes pour augmenter le nombre de points de passage et de camions humanitaires. Mais ceux-ci «n’ont pas été satisfaits» et «la famine ajoute à l’horreur», déplore le chef de la diplomatie française qui s’était rendu dans la région il y a un mois.
Ces propos interviennent après une distribution d’aide humanitaire qui a tourné à la tragédie jeudi lors de laquelle des tirs israéliens et d’une bousculade ont fait 115 morts, selon le groupe islamiste palestinien Hamas.
Stéphane Séjourné a demandé vendredi sur la radio France Inter une enquête indépendante pour faire la lumière sur ce drame.
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Samedi, il estime qu’on est «dans une impasse sur Rafah» à l’extrême sud du territoire, où sont massés près d’un million et demi de Palestiniens, selon l’ONU, piégés contre la frontière fermée avec l’Égypte et alors que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé une offensive terrestre prochainement sur Rafah pour vaincre le mouvement islamiste dans son «dernier bastion».
Ce serait «un nouveau désastre humanitaire; nous faisons tout pour l’éviter», a une nouvelle fois assuré Stéphane Séjourné, rappelant que la France exhorte depuis des mois à un cessez-le-feu durable. Interrogé sur la manière dont la France et les autres pays pouvaient influer sur ce conflit, le ministre a souligné que «chacun a son levier».
En ce qui concerne la France, «la reconnaissance de l’État palestinien est un élément du processus de paix qu’il faut utiliser au bon moment». «Ce bon moment s’évaluera le moment donné», a-t-il ajouté.
Il a cité le levier de la question de la normalisation avec Israël pour l’Arabie saoudite ou le soutien militaire des États-Unis. «Ce n’est pas nous qui pouvons imposer un embargo sur les armes !», a-t-il lancé tout en notant que «c’est une conjonction d’éléments qu’il faut utiliser de manière coordonnée au niveau diplomatique».
Les États-Unis abattent un missile sol-air houthi
Les États-Unis ont détruit un missile sol-air des rebelles houthis au Yémen qui représentait une «menace imminente» pour les aéronefs américains dans la région, a annoncé samedi le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Vendredi, les forces américaines ont «mené une frappe d’autodéfense contre un missile sol-air (…) qui était prêt à être lancé depuis des zones sous contrôle houthi au Yémen», selon un message posté mardi par le Centcom sur le réseau social X. Le missile représentait «une menace imminente pour les aéronefs américains dans la région», a précisé le commandement, sans plus de détails.
Les Houthis ont lancé le même jour un missile antinavire qui est tombé dans la mer Rouge sans endommager de navires, a-t-on indiqué de même source.
Biden dit qu’il «espère» un cessez-le-feu d’ici le ramadan
Joe Biden a déclaré vendredi qu’il «espère» qu’un cessez-le-feu à Gaza pourrait intervenir d’ici au ramadan, le mois saint musulman qui commence le soir du 10 mars ou le 11. Interrogé par des journalistes sur la possibilité d’un accord sur une trêve à Gaza en échange de la libération d’otages d’ici cette date, le président américain a répondu: «J’espère bien, nous travaillons toujours beaucoup sur le sujet. On n’y est pas encore».
Drame de Gaza: «un grand nombre de blessures par balles», selon l’ONU
Une équipe de l’ONU ayant visité vendredi l’hôpital al-Chifa de Gaza, qui a accueilli des dizaines de blessés après le drame ayant fait plus de 110 morts lors d’une distribution d’aide humanitaire, ont vu «un grand nombre de blessures par balles», a indiqué un porte-parole de l’ONU.
Du personnel du bureau humanitaire de l’ONU (OCHA), de l’OMS et de l’Unicef, les premiers à pouvoir se rendre dans le nord depuis plus d’une semaine, ont passé vendredi matin un peu plus de deux heures dans cet hôpital de la ville de Gaza, apportant médicaments et carburant, a expliqué Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
«L’hôpital Al-Chifa aurait admis plus de 700 personnes blessées hier, dont 200 sont toujours hospitalisées, et au moment de cette visite, le personnel de l’hôpital leur a dit avoir reçu les corps de 70 personnes tuées hier» après le chaos lors de la distribution d’aide, a-t-il ajouté.
Interrogé sur les causes des décès, il a précisé ne pas savoir si les membres de l’équipe avaient examiné les corps. Mais selon ce qu’ils ont vu, parmi «les patients vivants qui étaient soignés, il y avait un grand nombre de blessures par balles», a-t-il indiqué.
Biden annonce que les Etats-Unis vont participer à des largages d’aide humanitaire sur Gaza
Le président américain Joe Biden a déclaré vendredi que les Etats-Unis allaient participer avec des pays partenaires «dans les prochains jours» à des largages d’aide humanitaire dans la bande de Gaza assiégée par l’armée israélienne.

«Dans les prochains jours, nous allons rejoindre nos amis en opérant des largages» humanitaires sur Gaza, a-t-il affirmé en recevant à la Maison Blanche la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni.
Le Nicaragua accuse devant la CIJ l’Allemagne de faciliter le «génocide» à Gaza
Le Nicaragua a accusé vendredi l’Allemagne devant la plus haute juridiction de l’ONU de faciliter un «génocide» dans la bande de Gaza en soutenant Israël et en cessant de financer l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).
Ce pays d’Amérique centrale a déposé une requête contre l’Allemagne «en raison de ses manquements supposés aux obligations découlant de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide», a déclaré la Cour internationale de Justice (CIJ) dans un communiqué.
Sept otages morts dans des frappes israéliennes à Gaza, selon le Hamas
La branche armée du Hamas a affirmé vendredi soir que sept otages retenus dans la bande de Gaza avaient péri au cours des dernières semaines dans des «bombardements» israéliens sur le territoire palestinien.
«Au cours des dernières semaines, nous avons confirmé la mort d’un certain nombre de nos combattants et celle de sept prisonniers ennemis dans la bande de Gaza à la suite des bombardements sionistes», a déclaré dans un communiqué Abou Obeida, le porte-parole des brigades al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas.
Les combattants du Hamas ont affirmé que trois otages, dont le mouvement islamiste avait diffusé une vidéo jeudi, figuraient parmi ces sept morts. Ils ont précisé que les noms des quatre autres otages décédés allaient être révélés lorsqu’ils seraient «confirmés». Il n’a pas été possible vendredi de confirmer ces décès présumés de source indépendante.
Les brigades al-Qassam ont fait cette annonce peu après le début du shabbat, pause hebdomadaire dans la tradition juive, et sur fond de pourparlers en vue d’une nouvelle trêve dans les combats entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.
Une trêve pour libérer d’autres otages
Le Qatar, les Etats-Unis et l’Egypte tentent d’arracher avant le début du ramadan, qui devrait commencer cette année vers le 11 mars, un accord prévoyant une trêve de six semaines associée à une libération d’otages en échange de prisonniers palestiniens.
Environ 250 personnes ont été enlevées et emmenées à Gaza durant l’attaque du Hamas sur sol israélien le 7 octobre. Selon les autorités israéliennes, 130 otages y sont encore retenus, dont 31 seraient morts. Lors d’une première trêve fin novembre, 105 otages ont été libérés en échange de 240 Palestiniens incarcérés par Israël.
Les brigades al-Qassam avaient affirmé récemment que «plus de 70» otages pourraient avoir été tués dans des frappes israéliennes à Gaza. Les familles des otages exhortent le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu à accepter une nouvelle trêve pour permettre des libérations.
Tirs sur un convoi d’aide à Gaza: Berne «profondément préoccupée»
La Suisse est «profondément préoccupée par le nombre très élevé de victimes civiles» signalé lors d’une distribution d’aide humanitaire jeudi à Gaza. «De telles scènes sont inacceptables, des éclaircissements sont essentiels», indique vendredi le DFAE.
Le respect du Droit international humanitaire (DIH) est «impératif» et un cessez-le-feu humanitaire immédiat est nécessaire pour protéger les civils et acheminer l’aide humanitaire, ajoute le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un message publié sur le réseau social X.
Les services d’Ignazio Cassis ajoutent: «Nos pensées accompagnent les familles des victimes».

Des tirs israéliens sur une foule affamée et une vaste bousculade pendant une distribution d’aide ont fait plus de 110 morts jeudi dans la ville de Gaza, selon le Hamas, suscitant de nombreuses condamnations internationales.
L’UE va débloquer 50 millions d’euros pour l’UNRWA
L’UE va débloquer «en début de semaine prochaine» 50 millions d’aide à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a annoncé vendredi la Commission européenne, une tranche supplémentaire de 32 millions étant prévue ultérieurement.
L’UE avait réclamé fin janvier un audit sur le fonctionnement de l’Unrwa, après les accusations sur la possible implication de certains de ses employés dans l’attaque du 7 octobre en Israël. Bruxelles a «salué» vendredi l’enquête ouverte par l’ONU et a indiqué «avoir trouvé un accord» avec l’agence onusienne.
La guerre a fait plus de 30’200 morts à Gaza, selon le Hamas
Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé vendredi un nouveau bilan de 30’228 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

Il a également fait état, dans un communiqué, de 193 morts et 920 blessés au cours des dernières 24 heures, et d’un total 71’377 blessés depuis le 7 octobre.
Morts lors d’une distribution d’aide: Paris demande «une enquête indépendante»
Le ministre français des Affaires étrangères a appelé vendredi à une enquête indépendante sur la mort, annoncée par le Hamas, de plus de 110 personnes lors d’une distribution d’aide alimentaire à Gaza après des tirs israéliens. «Je veux être très clair aujourd’hui, nous demanderons des explications et il faudra une enquête indépendante pour déterminer ce qu’il s’est passé», a déclaré Stéphane Séjourné sur la radio France Inter.
Le ministre a souligné qu’il ne pouvait y avoir «deux poids deux mesures» dans les réactions de la France.
«La France dit les choses. Elle dit les choses quand il s’agit de qualifier de terroriste le Hamas. Mais elle doit dire les choses aussi quand il se passe des atrocités à Gaza», a-t-il commenté.

Stéphane Séjourné a en outre souligné que si une enquête devait conduire à qualifier ces faits de crimes de guerre, «évidemment, il faudra que la justice se prononce». Il a par ailleurs exprimé son indignation à l’idée de penser que des personnes étaient en train de mourir de faim à Gaza. C’est «insupportable pour nous».
La guerre a été déclenchée le 7 octobre par une attaque lancée par des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza voisine dans le sud d’Israël, qui a causé la mort d’au moins 1.160 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles israéliennes.
En riposte, Israël a juré d’»anéantir» le Hamas et a lancé une offensive militaire qui a fait plus de 30’000 morts, en grande majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas. Cette guerre a provoqué une catastrophe humanitaire au sein de la population palestinienne.
Borrell dénonce un «nouveau carnage» et des morts «totalement inacceptables»
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé jeudi un «nouveau carnage» et des morts «totalement inacceptables» après la mort annoncée par le Hamas de plus de 110 personnes lors d’une distribution d’aide à Gaza qui a tourné au chaos.

«Je suis horrifié par les informations sur un nouveau carnage parmi des civils de Gaza qui cherchaient désespérément à obtenir de l’aide humanitaire», a dit M. Borrell sur le réseau social X. «Ces morts sont totalement inacceptables.»
Plus de 30 médias internationaux appellent à protéger les journalistes palestiniens à Gaza
Plus de 30 médias internationaux, dont les principales agences de presse mondiales, ont apporté jeudi leur solidarité aux journalistes palestiniens qui travaillent dans des conditions d’extrême difficulté à Gaza et appelé les autorités israéliennes à «les protéger» comme des civils.
Selon le Comité de protection des journalistes (CPJ), une association basée à New York qui a coordonné cette lettre ouverte, au moins 94 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, dont la majorité, 89, sont des «Palestiniens tués par l’armée israélienne», soit le conflit le plus mortel «jamais documenté» par l’organisation.

«Depuis près de cinq mois, les journalistes et les professionnels des médias de Gaza -- qui sont quasiment la seule source d’information sur le terrain sur le territoire palestinien -- travaillent dans des conditions sans précédent» et «continuent de travailler en dépit des risques personnels qu’ils encourent», peut-on lire dans la lettre signée par la BBC News, le «New York Times», «Der Spiege»l ou «Haaretz». «Les journalistes sont des civils et les autorités israéliennes doivent les protéger en tant que non-combattants, conformément au droit international», poursuivent les signataires, selon qui «les responsables de toute violation» devront «rendre des comptes».
Paris dénonce «des tirs israéliens injustifiables» lors d’une distribution d’aide à Gaza
La France a dénoncé jeudi des «tirs israéliens injustifiables» après une bousculade lors d’une distribution d’aide qui a fait plus de 110 morts et 760 blessés dans le nord de Gaza, selon le Hamas.
«Les tirs par des militaires israéliens contre des civils tentant d’accéder à des denrées alimentaires sont injustifiables», selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères, relevant que «cet événement tragique intervient alors que la situation humanitaire à Gaza relève de l’urgence absolue», avec «un nombre croissant et insupportable de civils palestiniens qui souffrent de faim et de maladie».
Madrid juge «inacceptables» les morts lors d’une distribution d’aide à Gaza
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a jugé jeudi «inacceptable(s)» les événements qui ont conduit à la mort d’une centaine de personnes selon le Hamas lors d’une distribution d’aide alimentaire qui a tourné au cauchemar à Gaza. «L’inacceptable de ce qui s’est produit à Gaza, avec des dizaines de civiles palestiniens morts tandis qu’ils attendaient de la nourriture, souligne l’urgence d’un cessez-le-feu», a réagi José Manuel Albares sur le réseau social X.
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AFP/ATS/EAH/MWE/LMA/TWI/FGI
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