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Pour vous aiderComment choisir et porter son masque

Choix du modèle, manipulation et positionnement sur le visage: petit guide pratique avec l’OMS mais surtout avec une experte locale, Catherine Poirier, spécialiste en prévention et contrôle de l’infection à l’Hôpital de La Tour.

Coronavirus: la sculpture de Nymphe de la Fontaine affublée d’un masque.
Coronavirus: la sculpture de Nymphe de la Fontaine affublée d’un masque.
Lucien FORTUNATI

Puisque le masque de protection est destiné à devenir l’accessoire incontournable de l’été, autant l’utiliser correctement. Les modes d’emploi et informations approximatives foisonnent, mais écoutons plutôt l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et une experte locale, l’infirmière Catherine Poirier, spécialiste en prévention et contrôle de l’infection à l’Hôpital de La Tour.

Le choix du modèle

Pour le grand public, le masque chirurgical est celui qui remplit le mieux sa mission. «Il est important qu’il soit homologué», rappelle néanmoins Catherine Poirier. Quant au masque FFP2 (celui en bec de canard), il est destiné à des procédures médicales particulières, raison pour laquelle il n’est pas essentiel de s’en procurer pour se déplacer dans l’espace public.

Et le modèle en tissu? «Il est moins filtrant, mais il protège à condition de respecter certains principes», observe Catherine Poirier. À commencer par le choix de la matière première: «Le coton doit être assez serré», précise la spécialiste. Des indicateurs? «On ne doit pas pouvoir voir la lumière du jour au travers et on ne doit pas pouvoir souffler la flamme d’un briquet à travers le masque.» Aux porteurs de masque en tissu, Catherine Poirier transmet une autre recommandation: «Il doit être d’un seul tenant, donc sans couture, et doit présenter une double, voire triple épaisseur.» Il faut s’assurer que le masque soit étanche sur les côtés, c’est pourquoi il est important d’avoir un élastique qui correspond à la morphologie de chacun. Au final, le masque doit être bien plaqué sur le visage et doit recouvrir le nez et la bouche, jusqu’au bas du menton sans laisser d’ouverture.

Les mains désinfectées

Avant de positionner le masque sur le visage, il s’agit de s’assurer que les mains ont été correctement désinfectées avec une solution hydroalcoolique ou lavées à l’eau et au savon. Le geste doit être répété après la mise du masque sur le visage, ajoute Catherine Poirier.

Manipuler le masque

Ne toucher que les élastiques: tel est le commandement des professionnels de la santé. Pour le masque chirurgical, il s’agit néanmoins d’ajuster la barrette sur le nez afin que le masque adhère au visage, puis de le descendre jusqu’au bas du menton. C’est alors qu’on se désinfecte à nouveau les mains. Catherine Poirier insiste sur un point: les masques se jettent après leur utilisation. «On ne met pas son masque dans la poche ou dans un sac à main pour le réutiliser», dit-elle. S’il faut absolument le transporter, on peut le placer dans un sac de congélation zippé.

Position sur le visage

Il doit être positionné de manière à recouvrir toute la région ORL, à savoir du haut du nez au bas du menton. «Pour les masques faits maison, la lanière du haut doit passer au-dessus des oreilles; celle du bas doit faire le tour de la nuque. Il ne faut aucune ouverture sur les côtés.» Un masque se porte durant huit heures au maximum, selon les recommandations fédérales. Après utilisation, on ne le jette pas n’importe où, mais on s’en débarrasse «immédiatement dans une poubelle fermée», indique l’OMS.

Laver et sécher celui en tissu

Pour les versions en coton réutilisables, «il est conseillé de le laver à 60 degrés et de le sécher très vite dans le séchoir ou à l’aide d’un sèche-cheveux», détaille l’infirmière spécialisée. Elle livre un élément supplémentaire: la vapeur du fer à repasser stérilise de manière efficace.