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Mesures allégées à GenèveCoiffeurs et tatoueurs respirent, les autres commerces pleurent

Selon le Conseil d’État, la diminution des cas positifs permet de rouvrir les services à la personne, mais ce n’est pas encore suffisant pour les autres activités.

Dès samedi, il sera donc à nouveau possible d’exercer aux coiffeurs, esthéticiens, barbiers et autres tatoueurs, mais également aux thérapeutes.
Dès samedi, il sera donc à nouveau possible d’exercer aux coiffeurs, esthéticiens, barbiers et autres tatoueurs, mais également aux thérapeutes.
Enrico GASTALDELLO

Jeanne la coiffeuse rit, mais Jean le restaurateur continuera de pleurer un moment. Mercredi, le Conseil d’État a légèrement relâché la pression en autorisant à nouveau la pratique de certaines activités économiques, principalement celles liées aux services à la personne (à l’exclusion de la prostitution). C’est le «léger mieux» enregistré sur le front de la pandémie – même si ce n’est pas encore notable dans le milieu hospitalier – qui a amené le gouvernement à assouplir partiellement les mesures prises le 8 novembre.

«Nous avons décidé de procéder par étapes, confie Mauro Poggia, le conseiller d’État responsable de la Santé. Les pays qui ont voulu aller très vite après une accalmie, comme Israël et les États-Unis, ont tous subi une flambée des cas positifs et des hospitalisations. Aujourd’hui, un certain nombre de professions reviennent à une situation à peu près normale dans notre canton car les restrictions imposées commencent à produire des effets.» Et Anne Emery-Torracinta, la présidente du Conseil d’État, de résumer l’enjeu: «Il n’y aurait rien de pire que d’annoncer ce mercredi des ouvertures et de devoir tout refermer au milieu du mois de décembre.»

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