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La traque du futur Neymar cache un business sans foi ni loi

Au Brésil, des millions d’enfants rêvent de devenir une star du foot. Des travailleurs utilisent ce potentiel pour œuvrer dans les favelas. Mais derrière les fantasmes, il y a une face sombre.

A quelques heures du début de la Coupe du monde, les images de la Seleção tournent en boucle sur les chaînes de télévision brésiliennes. On connaît tout des joueurs: ce qu’ils mangent, combien ils pèsent et même comment s’opèrent les massages de leurs jambes musclées. On ne sait pas si leurs performances parviendront à faire oublier les coûts exorbitants de la Coupe du monde, que beaucoup critiquent ici, mais on admire Neymar, ce modèle absolu de la réussite brésilienne. D’ailleurs, son portrait s’affiche un peu partout dans les rues de Rio de Janeiro, vantant les mérites de toutes sortes de produits, d’une huile de moteur à une carte de crédit incitant chacun à «lancer sa carrière».

Au pied de la Rocinha, gigantesque favela de Rio de Janeiro où vivent 200 000 personnes, un imposant complexe sportif abritant une école de football contraste avec l’enchevêtrement des bâtisses qui le surplombent. «Il faut montrer à nos enfants le chemin le plus sûr», proclame un poster géant à son entrée. Pour accompagner le slogan, un portrait d’une autre idole du football, Leonardo Moura, qui a joué dans les équipes les plus populaires de la ville, Botafogo, Vasco da Gama, Fluminense et aujourd’hui Flamengo.

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