Clients et employés d'un restaurant soufflés par une explosion en cuisine
La bonbonne d'un chalumeau à gaz a explosé. Huit personnes ont été acheminées aux HUG pour des examens.
L'accident est rarissime, ses conséquences impressionnantes. Samedi, à l'heure du déjeuner, une bonbonne de gaz a explosé dans la cuisine du restaurant Les Tilleuls à Saint-Jean, provoquant une déflagration qui a fait voler les vitres en éclats. La centrale du Service d'incendie et de secours (SIS) est alertée par deux appels à 13 h 18. Les vingt-deux hommes du capitaine Frédéric Jaques arrivent en cinq minutes. La brigade sanitaire cantonale est mobilisée, un nid de blessés est installé rue des Charmilles. L'axe est engorgé des véhicules des secouristes, cinq ambulances, deux SMUR et 12 véhicules de pompiers; le trafic dévié.
Une quinzaine de clients et d'employés est examinée par les urgentistes. Certains présentent des coupures dues aux éclats de verre, d'autres des brûlures. Huit personnes sont acheminées aux HUG pour des examens approfondis. «Le blast, soit l'effet du souffle produit par une explosion sur l'organisme, peut provoquer des lésions internes, explique la médecin cheffe Chan en charge des secours sanitaires. Dans ce cas, des examens à l'hôpital sont nécessaires» Au final, plus de peur que de mal. «Toutes les personnes hospitalisées ont pu sortir le jour même, excepté le cuisinier qui utilisait le chalumeau, indique Stéphane Orasianu, le patron des Tilleuls. Il est resté en observation une nuit et a pu regagner son domicile dimanche. On espère le retrouver bientôt parmi nous.» L'employé souffre de blessures aux 1er et 2e degrés.
Samedi, sur la terrasse évacuée, des plats à peine entamés témoignent du nombre de clients venus profiter de la clémence des températures. «On s'en sort bien», lâche un sapeur-pompier professionnel à la fin de l'intervention. À l'intérieur du restaurant, le service du gaz des SIG s'assure désormais que l'installation n'a pas souffert. Quant au SIS, il vérifie la stabilité du bâtiment avant de regagner la caserne. La police scientifique a pris possession des locaux et embarquera le fameux chalumeau destiné à caraméliser poulpes et crèmes brûlées pour déterminer les causes de l'explosion. Le restaurateur assure que «toutes les règles d'usage ont été observées lors de son utilisation.»
En fin d'après-midi, une petite dizaine d'employés était toujours réunie sur la terrasse du restaurant. Une équipe soudée. Le téléphone de cette adresse populaire ne cesse de sonner: «Désolé, mais nous sommes exceptionnellement fermés ce soir», répond un serveur. Stéphane Orasianu espère rouvrir «au plus tard mercredi dans la journée».
À l'intérieur de la pizzeria, les verres et bouteilles sont intacts. Pareil pour le mobilier. «C'est le souffle de l'explosion qui a brisé les vitres, mais les dégâts matériels sont minimes», rassure-t-il. Le patron a également été touché par les nombreux témoignages des clients et habitants du quartier. «Pour les remercier, nous les accueillerons lundi avec un café offert.» Quant aux chalumeaux de cuisines, ils seront désormais bannis. «Suite à notre expérience de samedi, nous n'en utiliserons plus dans nos cuisines. Il existe suffisamment de techniques pour nous en passer!»
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