L’éditorial sur la mobilitéSur la route, respect pour les plus vulnérables
Les aînés sont souvent désemparés face aux comportements des cyclistes et des trottinettistes. Ils disent leur peur et doivent être écoutés.
Critiquer le comportement des cyclistes peut s’avérer un exercice périlleux. Celui ou celle qui le fait s’expose à une levée de boucliers de la part des adeptes de la petite reine, qui se sentent souvent lésés dans nos villes. Il est vrai que la route laisse une place prépondérante, voire disproportionnée aux véhicules automobiles, un héritage qui date du temps où la voiture était un symbole de liberté. Résultat: cyclistes et trottinettistes se retrouvent coincés entre piétons et voitures.
Il n’empêche, les utilisateurs de deux-roues, avec ou sans électricité, doivent prendre conscience que leur conduite peut faire peur. En grillant des feux rouges, en roulant sur les trottoirs, ils s’attirent les foudres des autres usagers. Particulièrement de ceux qui se meuvent difficilement, comme les personnes âgées. Nos villes sont de grosses fourmilières aux heures de pointe et les aînés peuvent se sentir désemparés face à une circulation déjà très dense, où vélos et trottinettes leur coupent sans arrêt la route.
Il faut le rappeler, les deux-roues sont soumis à la loi sur la circulation routière. Elle s’applique du simple fait de la vitesse, qui peut provoquer de gros dégâts, en percutant une personne à l’arrêt. Pour une grand-mère, une chute peut avoir des conséquences irrémédiables, ce qu’un cycliste a tendance à oublier parfois, tout occupé qu’il est à slalomer entre pistes et bandes cyclables.
En attendant qu’une véritable volonté politique redessine l’espace public, en fonction des mobilités douces forcément plus adaptées à la croissance exponentielle du trafic de ces trente dernières années, respectons les plus vulnérables d’entre nous. Je le dis à vous et je le dis à moi, la cycliste que je suis.
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