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Sorties cinéma
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«Les fantômes»

Adam Bessa dans «Les fantômes».

Ombres, mystères, fuites. Fugacement, Hamid (Adam Bessa, grande révélation du film) croit reconnaître, à Strasbourg, dans le cadre d’une mission qu’il a entreprise pour démasquer des bourreaux syriens, celui qui l’a torturé quelques années plus tôt. Au début sans conviction, n’ayant jamais vu son visage à ce moment-là. Se fiant à d’autres éléments, une voix, une odeur, ses doutes se muent petit à petit en certitudes. Jusqu’à une confrontation entre les deux hommes qui semble-t-il auraient pu nouer des liens non pas d’amitié mais de camaraderie au sein de l’université que tous deux fréquentent.

Les certitudes, disons-nous. C’est justement ce que le film combat et analyse dans une sorte de jeu du chat et de la souris plutôt feutré et plus proche du cinéma d’auteur français que du thriller à l’anglo-saxonne, ce que «Les fantômes» ne veut surtout pas être.

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L’ensemble demeure tendu et passionnant dans son approche intimiste, dans ce double portrait où chaque personnage semble être le miroir de l’autre, dans une dualité binaire (bien/mal, obscurité/lumière) que Jonathan Millet, son réalisateur, ne cherche jamais à résoudre.

Ancien étudiant en philosophie, ce dernier n’avait jusqu’alors réalisé que des courts-métrages ou des films destinés à des banques d’images. Multipliant zones d’ombre et questions sans réponse, il signe un film aussi singulier que perturbant. «Les fantômes» a fait cette année l’ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes. On va désormais suivre de très près ce cinéaste.

Note:***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Only the River Flows»

Les qualités esthétiques de Wei Shujun.

Nous sommes dans la Chine des années 90. Dans une ville rurale, au cœur d’un climat poisseux, pluvieux, sombre, oppressant. C’est dans ce cadre peu engageant qu’une série de meurtres a lieu. L’enquête a l’air simple mais les apparences sont trompeuses. Le chef de la police n’est d’ailleurs pas dupe et différents indices le poussent à décortiquer le comportement caché de différents habitants du lieu. Pendant ce temps, c’est-à-dire constamment, Wei Shujun, cinéaste révélé à Cannes en 2023 (où il est déjà allé plusieurs fois), installe une atmosphère claustrophobique en encerclant constamment ses personnages.

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En témoigne cette courte séquence de poursuite dans des ruelles nocturnes et mouillées qui paraissent tourner en rond, définissent des quadrilatères qui se recoupent et où in fine le suspect se fond dans les murs. Non sans procurer un sentiment d’étouffement, le film se dérobant perpétuellement au genre auquel il est censé appartenir.

’est donc ses qualités esthétiques qui définissent ici un parti pris narratif affirmé. Et c’est entre autres pour ça que le film fascine. Notons que le précédent long-métrage de Wei Shujun, «Ripples of Life», sort également ce mercredi.

Note: ***

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Le médium»

Emmanuel Laskar, derrière et devant la caméra.

Sans parler de névrose, Michael est dans le déni. Il n’accepte ni sa rupture amoureuse ni le don qui lui a été transmis par sa mère de communiquer avec les morts. Une rencontre avec une jeune artiste va cependant le faire changer d’avis. Les enjeux de ce premier film d’Emmanuel Laskar, qui joue d’ailleurs dedans, sont plutôt filandreux.

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On aimerait bien adhérer, voire l’aimer, mais en même temps, on ne sait trop ce qu’il veut raconter, sinon évoquer une certaine solitude que l’état de rupture amoureuse suggère ou provoque. Après, il y a Louise Bourgoin, Maud Wyler, qu’on adore – et Noémie Lvovsky une fois de plus dans un rôle très fantasque –, qui donnent à plusieurs scènes de la tenue ou du tonus. Pas suffisant pour combler nos attentes, il est vrai. Mais c’est mieux que rien.

Note: *

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Ithaka»

John Shipton, le père de Julian Assange.

Ce documentaire suit pas à pas le combat que livrent le père et la compagne de Julian Assange, alors emprisonné au Royaume-Uni, pour lui éviter l’extradition vers les États-Unis et accessoirement le faire libérer. Signé par Ben Lawrence, «Ithaka – le combat pour libérer Assange» a le mérite de la clarté, ce qui n’est pas rien dans un dossier aussi complexe.

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Figure centrale du film, le père d’Assange, John Shipton, est presque filmé au quotidien. Il enchaîne démarches et interviews (jusqu’à la lassitude, ce qu’il confie à plusieurs reprises) avec une patience admirable, et cela malgré un âge avancé. Il y a quelques longueurs mais pas de quoi en tenir rigueur au projet, fort prenant.

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Zucchero Sugar Fornaciari»

Zucchero

La présence de la star ces derniers jours au Montreux Jazz Festival justifie la sortie de ce documentaire tout à sa gloire. Cosigné par Valentina Zanella et Giangiacomo De Stefano, le film le montre sur scène, en coulisses, avec ses amis ou à travers les yeux des critiques. Sans surprise ni plus-value. Pour fans uniquement.

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Note: *

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre