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Fait diversChute fatale avant Noël, la police cherche des témoins

Les enquêteurs cherchent à comprendre les circonstances exactes d’une altercation publique entre deux hommes, qui a conduit à la chute mortelle de l’un d’eux.

L’homme est tombé sur la chaussée devant l’entrée de la Migros, à la hauteur du 63, rue de Carouge.
L’homme est tombé sur la chaussée devant l’entrée de la Migros, à la hauteur du 63, rue de Carouge.
Ester Paredes

Les faits eux-mêmes remontent au 7 décembre 2020, mais la mort de celui qui, ce jour-là, un lundi en milieu d’après-midi, est tombé sur la chaussée devant l’entrée de la Migros, à la hauteur du 63, rue de Carouge, est survenue le 13 janvier 2021 à l’hôpital. C’était il y a plus de deux semaines. Une mauvaise chute aux conséquences tragiques sur laquelle la police revient dans son communiqué du mercredi 3 février.

Rien d’accidentel dans l’événement vieux de deux mois. Mais «un conflit opposant deux individus, vers 15 h 40, débouchant sur une altercation au cours de laquelle l’un des deux hommes a chuté au sol et s’est violemment cogné la tête», indique le porte-parole Alexandre Brahier. Avant d’ajouter: «L’homme qui est tombé a succombé à ses blessures durant son hospitalisation. Une enquête est en cours auprès de la Brigade criminelle, sous la direction du Ministère public.»

Appel à témoins

Ce même Ministère public précise, par la voix de son porte-parole, Olivier Francey, que «le défunt est né en 1967, que le prévenu, âgé, lui, de 36 ans, a été interpellé le jour des faits et qu’il est actuellement détenu. Ce dernier est prévenu de meurtre, subsidiairement d’homicide par négligence et d’infraction à la loi sur les étrangers», sans qu’il ne soit fait mention, en l’état, de sa nationalité.

Alors, pourquoi ce tardif appel à témoins – huit semaines après les faits – libellé ainsi: «La police genevoise recherche les témoins de cette affaire, qui sont priés de s’annoncer à la Brigade criminelle au No 022 427 72 40.»

Pour sûr, ils existent. L’enseigne commerciale devant laquelle les faits se sont produits ne se situe pas dans une ruelle borgne. Il y a du monde et tout le temps. Mais que faut-il avoir vu? On l’ignore. L’homme qui heurte violemment la tête contre le sol a-t-il pris des coups avant de choir? «Merci d’avance de votre précieuse collaboration», conclut le communiqué de la police.

5 commentaires
    BOAtaNic

    Ce genre de choses n'arrive pas qu'aux autres, vu la manière dont le drame s'est produit, en partant probablement d'une banale altercation.

    Mais que l'on se rassure, la sécurité publique à Genève n'est plus la priorité principale des citoyens, selon l'auto-proclamation de certaines personnes de la droite politique, lors de la dernière campagne électorale.