LiveChute du régime syrienReprise des vols internationaux vers Damas mardiVisite du chef de la diplomatie syrienne au Qatar, Emirats arabes unis et en JordanieArrivée des ministres français et allemande des Affaires étrangères à Damas
La capitale syrienne s’est retrouvée le 8 décembre sous contrôle rebelle après l’annonce de la fuite du président Bachar al-Assad.
Des diplomates américains en Syrie pour rencontrer les nouveaux dirigeants
Des diplomates américains sont arrivés en Syrie pour rencontrer les nouvelles autorités syriennes, dominées par des islamistes radicaux, un contact sans précédent entre Washington et Damas en 13 ans de guerre civile, a indiqué vendredi le département d’État.
Les diplomates vont rencontrer des représentants de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une organisation classée comme terroriste par Washington, et de la société civile pour discuter «de leur vision de l’avenir de leur pays et de la manière dont les États-Unis peuvent les soutenir», a indiqué un porte-parole du département d’État.
Les États-Unis ont doublé ces derniers mois le nombre de leurs soldats en Syrie
Les États-Unis ont doublé ces derniers mois le nombre de leurs effectifs militaires en Syrie dans le cadre des opérations contre le groupe État islamique (EI), les portant à environ 2000 personnes, a annoncé jeudi le Pentagone.
Washington, qui dit également avoir quelque 2500 soldats en Irak, affirmait depuis des années avoir quelque 900 militaires en Syrie dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe jihadiste.
Le chef de l’ONU voit une «lueur d’espoir» en Syrie
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a estimé jeudi qu’il y avait une «lueur d’espoir» en Syrie après la chute du président Bachar al-Assad, renversé par une coalition conduite par des islamistes radicaux.

«Le Moyen-Orient est ravagé par de nombreux feux, mais aujourd’hui, il y a une lueur d’espoir en Syrie, et cette lueur ne doit pas s’éteindre», a-t-il déclaré avant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU présidée par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.
Les frappes israéliennes en Syrie sont une «violation» de souveraineté
Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré jeudi que les frappes israéliennes sur les infrastructures militaires syriennes constituaient des « violations» de la souveraineté du pays.
«Les frappes aériennes israéliennes de grande ampleur se poursuivent. Ce sont des violations de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie, et elles doivent cesser», a-t-il déclaré avant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU présidée par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.
Des milliers de Syriens manifestent en soutien aux forces kurdes
Des milliers de personnes ont manifesté jeudi dans la ville de Qamichli dans le nord-est de la Syrie en soutien aux forces kurdes qui tentent de repousser des offensives des combattants soutenus par la Turquie, selon des correspondants de l’AFP.
Fait inédit, les manifestants ont brandi le drapeau de l’indépendance syrienne à trois étoiles, symbole du soulèvement de 2011 adopté par les nouvelles autorités à Damas, aux côtés des drapeaux de l’Administration autonome kurde et de son armée de facto, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

«Vive la résistance des FDS», «Le peuple syrien est uni» ou encore «Non à la guerre, non à l’agression turque contre Rojava (nord-est syrien, ndlr)», scandaient les manifestants. «Nous sommes descendus dans la rue aujourd’hui pour soutenir nos forces», a déclaré Mazloum Ahmed, 39 ans, un habitant de Qamichli. «Nous sommes les enfants de cette terre depuis des milliers d’années. Nous devons obtenir nos droits dans la nouvelle Constitution syrienne».
«Nous voulons une Syrie démocratique, où chacun a ses droits», a déclaré Salha Kalach, une Kurde de 50 ans. «Il est temps que nous ayons notre place dans une Syrie juste et équitable». Les Kurdes syriens sont la principale composante des FDS, soutenues par Washington.
La chute d’Assad n’est pas une «défaite» pour la Russie, assure Poutine
La chute de Bachar al-Assad, un proche allié de Moscou, n’est pas une «défaite» pour la Russie, a assuré jeudi Vladimir Poutine, tout en estimant que l’armée russe, mobilisée en Syrie depuis 2015, y avait «atteint (son) objectif».
«On essaie de présenter ce qui s’est passé en Syrie comme une défaite pour la Russie. Je vous assure que ce n’est pas le cas», a déclaré le président russe au cours de sa grande conférence de presse annuelle dans la capitale russe.
«Nous sommes allés en Syrie il y a dix ans pour éviter qu’une enclave terroriste n’y soit créée, comme en Afghanistan. Dans l’ensemble, nous avons atteint notre objectif», a-t-il affirmé, reconnaissant toutefois une situation «difficile».

Le déploiement de troupes russes en Syrie à partir de 2015 pour soutenir Bachar al-Assad avait signé le grand retour sur la scène internationale de la Russie, profitant de l’absence des Occidentaux.
«La Russie est aujourd’hui dans l’état que nous souhaitions, elle est devenue plus forte», a dit M. Poutine jeudi face aux journalistes, dans ce show télévisé regardé par des millions de Russes.
A l’issue d’une offensive de onze jours, la coalition rebelle dominée par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a renversé début décembre le pouvoir de Bachar al-Assad, qui s’est réfugié en Russie avec sa famille.
Infrastructures clés de la Russie en sursis
Cette chute a constitué un revers sérieux et inattendu pour Moscou, qui était, avec l’Iran, le principal allié de l’ex-président syrien.
Le sort de la base navale de Tartous et de l’aérodrome militaire de Hmeimim -des infrastructures clés de la Russie pour maintenir son influence au Moyen-Orient, dans le bassin méditerranéen et jusqu’en Afrique-, est désormais en question.
Vladimir Poutine a affirmé jeudi avoir «proposé à nos partenaires (…) d’utiliser la base aérienne de Hmeimim pour acheminer l’aide humanitaire».
«Cette proposition est acceptée avec compréhension. Il en va de même pour la base navale de Tartous», a-t-il affirmé, assurant que «l’écrasante majorité (des pays de la région, ndlr) se dit intéressée par le maintien de nos bases militaires».
Le président russe a enfin ajouté que l’armée russe avait «sorti 4.000 combattants iraniens» de Syrie, à la demande de l’Iran, qui avait de son côté annoncé le 10 décembre le rapatriement d’un tel nombre de ses ressortissants, sans toutefois préciser que la Russie y avait contribué.
Ankrara veut que les combattants kurdes «déposent les armes»
L’armée turque «poursuivra» ses préparatifs à la frontière turco-syrienne jusqu’à ce que les combattants kurdes du Nord syrien «déposent les armes». C’est ce qu’a affirmé jeudi le ministère turc de la Défense.
«La menace contre nos frontières (…) persiste. Nos préparatifs et nos mesures dans le cadre de notre lutte contre le terrorisme se poursuivront jusqu’à ce que l’organisation terroriste PKK/YPG dépose les armes et que ses combattants étrangers quittent la Syrie», a déclaré à la presse turque un porte-parole du ministère, Zeki Akturk.
«Nous pensons que la nouvelle administration syrienne et l’Armée nationale syrienne (une faction pro turque), ainsi que le peuple syrien, libéreront les régions occupées», a-t-il ajouté en visant le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les Unités de protection du peuple kurde (YPG), considérées comme une extension du PKK par Ankara.
Menace sur Kobané
Groupe armé classé terroriste par Ankara et ses alliés occidentaux, le PKK mène depuis 1984 une guérilla contre l’Etat turc, qui cherche à éloigner le plus possible les combattants kurdes de son territoire et de ses frontières.
Selon des observateurs, Ankara et des groupes pro turcs menacent de lancer un assaut sur Kobané, une ville syrienne tenue par des forces dirigées par des combattants kurdes, à la frontière turque.

Entre 2016 et 2019, la Turquie, membre de l’Otan, a mené trois opérations d’envergure dans le nord de la Syrie, visant à la fois l’EI et les YPG.
La Turquie, qui occupe, depuis ces opérations terrestres, des zones du territoire syrien, y dispose toujours de 16’000 à 18’000 soldats, a affirmé mardi Ömer Çelik, le porte-parole du parti islamo-conservateur AKP du président Recep Tayyip Erdogan.
L’Irak annonce le renvoi des soldats syriens qui ont fui l’offensive
L’Irak a annoncé jeudi le début du renvoi dans leur pays des soldats syriens qui ont fui l’offensive menée par des islamistes radicaux ayant provoqué la chute du président Bachar al-Assad.
«Aujourd’hui, les autorités irakiennes vont commencer à faire rentrer les soldats syriens dans leur pays en coordination avec les autorités syriennes responsables en ce domaine», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Miqdad Miri.
Mercredi, le général irakien Qaïs al-Mohamadaoui, commandant-adjoint des Opérations conjointes, regroupant différentes forces de sécurité, a indiqué aux médias irakiens que ces soldats avaient été soigneusement recensés et identifiés avec leurs noms, leur équipement et leurs armes.
L’ancien président Assad a fui Damas pour la Russie le 8 décembre après l’offensive éclair menée par des rebelles dirigés par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui n’ont rencontré qu’une faible résistance des forces gouvernementales.
Selon une source de sécurité irakienne interrogée durant cette période, des centaines de soldats syriens ayant fui les lignes de front avaient été autorisés à franchir la frontière d’Al-Qaïm avec l’Irak.
Jeudi, M. Miri a déclaré que ces soldats seraient renvoyés dans leur pays par le même passage. Leur rapatriement doit se dérouler sous «la supervision des organisations internationales», a indiqué un haut responsable irakien s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Les nouveaux dirigeants syriens ont appelé les soldats et la police à déposer les armes et à se faire enregistrer auprès des autorités.
La victoire des rebelles en Syrie n’est «pas une prise de pouvoir» par Ankara
La Turquie a rejeté mercredi les propos du président américain élu Donald Trump, qui a qualifié la victoire des rebelles en Syrie de «prise de pouvoir inamicale» par Ankara.
«Ce serait une grave erreur de qualifier ce qui se passe en Syrie de prise de pouvoir», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, dans une interview à Al Jazeera.
«Volonté du peuple syrien»
«Pour le peuple syrien, ce n’est pas une prise de pouvoir. C’est la volonté du peuple syrien qui prend le dessus aujourd’hui», a-t-il ajouté.
L’ex-président syrien Bachar al-Assad s’est réfugié en Russie après qu’une offensive éclair menée par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) l’a chassé du pouvoir au début du mois.
Depuis le début du soulèvement anti-Assad qui a éclaté en 2011, la Turquie est considérée comme un soutien clef de l’opposition à son régime. Elle a accueilli l’opposition politique, des millions de réfugiés et a également soutenu des groupes armés rebelles.
Pour le chef de la diplomatie turque, il serait erroné de considérer la Turquie comme la puissance qui gouvernera la Syrie après le conflit. «Ce serait la dernière chose que nous voudrions voir, parce que nous tirons d’importantes leçons de ce qui s’est passé dans notre région, parce que la culture de la domination elle-même a détruit notre région», a-t-il fait valoir.
«C’est pourquoi la coopération est essentielle. Non pas la domination turque, pas la domination iranienne ou la domination arabe, mais la coopération», a-t-il dit. «Notre solidarité avec le peuple syrien ne doit pas être caractérisée ou définie aujourd’hui comme si nous gouvernions la Syrie. Je pense que ce serait une erreur», a-t-il conclu.
Dans la même interview, il a averti les nouveaux dirigeants syriens qu’ils devaient s’attaquer à la question des forces kurdes dans ce pays, qu’Ankara qualifie de «terroristes». Il a estimé que son pays n’aurait aucune raison d’intervenir dans le pays voisin si les nouveaux dirigeants syriens traitaient «correctement» la question des forces kurdes.
«Il y a maintenant une nouvelle administration à Damas. Je pense qu’ils sont concernés au premier chef (…) Je pense donc que s’ils s’occupent correctement de ce problème, nous n’aurons aucune raison d’intervenir», a-t-il déclaré. M. Fidan répondait à une question sur les rumeurs croissantes selon lesquelles l’armée turque pourrait lancer une offensive sur la ville frontalière de Kobané, tenue par les Kurdes.
Le groupe syrien HTS doit tirer les leçons de l’isolement des talibans, selon Blinken
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé mercredi les islamistes radicaux du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) menant la coalition qui s’est emparée du pouvoir en Syrie à tenir leurs promesses de modération s’ils veulent éviter l’isolement imposé aux talibans afghans.
«Les talibans ont montré un visage plus modéré, ou du moins ont tenté de le faire, lorsqu’ils ont pris le contrôle de l’Afghanistan, puis leur vrai visage est apparu. Le résultat est qu’ils restent largement isolés dans le monde», a déclaré Antony Blinken lors d’une intervention devant le prestigieux centre de réflexion Council on Foreign Relations à New York.
«Si vous êtes le groupe émergent en Syrie, si vous ne voulez pas de cet isolement, il y a certaines choses que vous devez faire pour faire avancer le pays», a-t-il ajouté.
«Il est temps» de retirer les islamistes au pouvoir en Syrie de la liste des organisations terroristes, selon le ministre turc des Affaires étrangères
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a estimé mercredi que les puissances mondiales devraient retirer les rebelles syriens victorieux de Hayat Tahrir al-Sham de leur liste des organisations terroristes.
«Je pense qu’il est temps que la communauté internationale, à commencer par l’ONU (…), retire leur nom de la liste du terrorisme», a déclaré Hakan Fidan à la chaîne de télévision Al Jazeera.
La victoire des rebelles en Syrie n’est «pas une prise de pouvoir» par Ankara
La Turquie a rejeté mercredi les propos du président américain élu Donald Trump, qui a qualifié la victoire des rebelles en Syrie de «prise de pouvoir inamicale» par Ankara.
«Ce serait une grave erreur de qualifier ce qui se passe en Syrie de prise de pouvoir», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, dans une interview à Al Jazeera. «Pour le peuple syrien, ce n’est pas une prise de pouvoir. C’est la volonté du peuple syrien qui prend le dessus aujourd’hui.»
21 combattants proturcs tués dans le nord de la Syrie
L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a rapporté que 21 combattants proturcs avaient été tués mercredi après avoir attaqué un site tenu par les Kurdes dans le nord de la Syrie, malgré l’annonce la veille par les Etats-Unis de l’extension d’une trêve entre les deux camps.

«Au moins 21 membres de factions proturques ont été tués et d’autres blessés par des tirs du Conseil militaire de Manbij. Ces tirs sont survenus après une attaque des factions proturques dans le secteur du barrage de Tishreen, situé à environ 25 kilomètres de Manbij», a indiqué l’ONG. Le Conseil militaire de Manbij est affilié aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes.
Le responsable de l’aide humanitaire de l’ONU appelle à une aide «massive» pour la Syrie
Le responsable de l’aide humanitaire de l’ONU, Tom Fletcher, a appelé mercredi à une augmentation «massive» de l’aide à la Syrie et a demandé à la communauté internationale de saisir «ce moment d’espoir», après l’éviction de Bachar al-Assad.
«Je veux augmenter massivement l’aide internationale, mais cela dépend maintenant des donateurs. Le fonds pour la Syrie a été historiquement, honteusement sous-financé, et maintenant il y a cette opportunité», a déclaré M. Fletcher dans un entretien avec l’AFP. «Nous devons soutenir (le peuple syrien) et saisir ce moment d’espoir. Et si nous ne le faisons pas rapidement, je crains que cette fenêtre ne se referme», a-t-il ajouté.
Erdogan affirme que la Turquie et le Liban sont d’accord pour agir ensemble
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mercredi que son pays et le Liban s’étaient entendus pour agir ensemble au sujet de la Syrie, après la chute de Bachar al-Assad chassé par les rebelles islamistes.
«Une nouvelle ère a commencé en Syrie. Nous sommes convenus que nous devions agir ensemble, étant deux voisins importants de la Syrie», a déclaré M. Erdogan lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre libanais Najib Mikati.
L’ONU appelle à des élections «justes et libres» après la période transitoire
L’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, Geir Pedersen, a appelé mercredi depuis Damas à des «élection libres et justes» après la période de transition, insistant sur le besoin d’une «aide humanitaire immédiate» dans ce pays exsangue après des années de guerre.
Une coalition de groupes armés menée par les islamistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a pris le pouvoir en Syrie le 8 décembre, renversant le président Bachar al-Assad qui a dirigé sans partage le pays pendant plus de 20 ans.
«Je pense qu’il est important de dire qu’il y a beaucoup d’espoir, que nous assistons aujourd’hui aux débuts de la nouvelle Syrie», a affirmé dans une déclaration aux journalistes le représentant onusien.

«Une nouvelle Syrie (…) qui adoptera une nouvelle constitution garantissant un nouveau contrat social à tous les Syriens et qui organisera des élections justes et libres» après la période de transition.
Le Premier ministre chargé de la transition jusqu’au 1ᵉʳ mars, Mohammad al-Bachir, a promis de «garantir les droits de tous».
«Il y a de la stabilité à Damas, mais des défis persistent dans d’autres zones», a souligné M. Pedersen.
Il a notamment dit espérer une «solution politique» dans le nord-est de la Syrie concernant les zones autonomes kurdes, qui constituent l’un «des plus grands défis» du nouveau pouvoir en place.
Enfin, l’envoyé spécial de l’ONU a réaffirmé le besoin d’une «aide humanitaire immédiate», espérant une «reprise économique» du pays sous sanctions internationales.
La Syrie a été le théâtre d’une guerre dévastatrice qui a été déclenchée en 2011 par la répression de manifestation prodémocratie. Le conflit a fait plus d’un demi-million de morts et des millions de déplacés et réfugiés.
Décollage du premier avion de Damas pour Alep depuis la chute de Bachar al-Assad
Un premier avion, depuis la chute de Bachar al-Assad le 8 décembre a décollé mercredi de l’aéroport de Damas, en direction d’Alep, dans le nord de la Syrie, d’où est partie l’offensive de la coalition qui a pris les rênes du pays.
Quarante-trois personnes, dont des journalistes et du personnel administratif, étaient présents à bord de cet Airbus de la compagnie Syrian Air, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Quelques heures avant la chute de Damas, Bachar al-Assad avait pris un avion de l’aéroport de Damas pour la base russe de Hmeimim dans l’ouest syrien.
L’armée syrienne et les forces de sécurité de son gouvernement avaient ensuite déserté l’aéroport, d’où aucun vol n’avait décollé depuis.
Lundi, des employés de l’aéroport peignaient sur des avions de la compagnie privée Cham Wings le drapeau aux trois étoiles de l’indépendance de la Syrie en 1946, symbole du soulèvement populaire de 2011 contre Bachar al-Assad et adopté par le nouveau pouvoir. Ce drapeau a également remplacé l’ancien dans les halls de l’aéroport.
Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à un processus politique «inclusif» et «mené par les Syriens»
Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé mardi dans un communiqué commun à ce que le processus politique en Syrie soit «inclusif» et «mené par les Syriens «, près de dix jours après la chute du pouvoir de Bachar al-Assad.
Les membres du Conseil -- dont la Russie, soutien historique d’Assad, et les États-Unis -- «ont aussi souligné le besoin que la Syrie et ses voisins s’abstiennent chacun de toute action ou interférence qui pourrait mettre à mal la sécurité de l’autre», relève également le communiqué. Ils «réaffirment également leur fort engagement pour la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie et appellent tous les États à respecter ces principes», note encore le texte.

«Ce processus politique doit répondre aux aspirations légitimes de tous les Syriens, les protéger tous et leur permettre de déterminer pacifiquement, de manière indépendante et démocratique, leur propre avenir», a encore déclaré le Conseil de sécurité de l’ONU, qui siège à New York.
L’ONU «déconseille» un retour massif des réfugiés pour l’instant
La directrice générale de l’agence de l’ONU pour les migrations, Amy Pope, a «déconseillé» mardi un retour massif des réfugiés syriens dans leur pays tant que la situation n’y est pas stabilisée. «Les gens ont le droit de rentrer chez eux (..) mais nous déconseillons des retours à grande échelle», les infrastructures «ne pourraient pas supporter un tel afflux», a déclaré à l’AFP Amy Pope, qui dirige l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), lors d’une visite au Liban.

L’ONU a estimé mardi qu’un million de réfugiés syriens pourraient retourner dans leur pays entre janvier et juin 2025, après l’offensive éclair lancée le 27 novembre par une coalition de groupes rebelles menés par les islamistes radicaux, et qui a évincé du pouvoir Bachar al-Assad le 8 décembre. Amy Pope a ajouté que «sans investissements en Syrie (…), renvoyer des gens ne fera que déstabiliser davantage le pays et créera probablement des pressions incitant» à une nouvelle vague de migration.
«Concentrons-nous sur la stabilisation de la situation sur le terrain en Syrie avant de commencer à encourager ou à renvoyer de force les personnes qui ont reçu l’asile ou qui ont vécu ailleurs», a-t-elle plaidé. D’ores et déjà, «nous avons vu environ 100’000 personnes revenir en Syrie» depuis l’étranger, dit-elle, et «environ 150’000 autres se sont déplacées à l’intérieur du pays».
Le leader kurde propose une «zone démilitarisée» en Syrie
Mazloum Abdi, chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes et appuyées par les Etats-Unis, a proposé mardi la création d’une «zone démilitarisée» à Kobané, une ville du nord de la Syrie, sur fond de combats avec des groupes soutenus par Ankara.
Cette déclaration intervient dix jours après la prise de pouvoir en Syrie de groupes rebelles dominés par le groupe sunnite radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), accueillie favorablement par la Turquie.
«Réaffirmant notre engagement ferme à parvenir à un cessez-le-feu complet dans l’ensemble de la Syrie, nous annonçons notre disponibilité à proposer l’établissement d’une zone démilitarisée dans la ville de Kobané, avec le redéploiement des forces de sécurité sous la supervision et la présence américaine», a écrit M. Abdi sur X.
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