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Rentrée scolaire en ville de GenèveLe manque de places dans les écoles alarme la nouvelle élue socialiste

La conseillère administrative Christina Kitsos espère pouvoir augmenter les investissements afin de remplir l’obligation légale d’absorber les hausses d’effectifs. Un plan sera présenté à la fin de l’été. Dans l’attente, des pavillons «provisoires» ont été installés.

L’un des quatre pavillons provisoires déjà situés sur le site de l'école Le Corbusier. Photo LUCIEN FORTUNATI
L’un des quatre pavillons provisoires déjà situés sur le site de l'école Le Corbusier. Photo LUCIEN FORTUNATI
TDG

Le temps est compté. L’augmentation des effectifs d’élèves en Ville de Genève, de 6 à 8% par an au parascolaire, est supérieure à la croissance démographique dans le canton (1% en 2019), constate Christina Kitsos, nouvelle conseillère administrative. «Je tire la sonnette d’alarme. Les investissements consentis ne sont pas à la hauteur de nos ambitions, ils représentent 10% du total dans le plan financier d’investissement, contre 24% pour le sport et la culture par exemple», déclare-t-elle. Une nouvelle planification scolaire sera présentée à la fin de l’été, en compagnie de sa collègue responsable de l’aménagement, Frédérique Perler.

La magistrate socialiste a estimé en conférence de presse que «trop de retard avait été pris» sur ce dossier. «Les rentrées 2022 et 2023 sont à risque, notamment aux Allières, à Trembley, Budé et aux Genêts. Si on suit le train de l’administration, on n’arrivera pas à répondre à la demande et à remplir nos obligations légales. On va devoir accélérer au niveau politique.»

Ces retards sont-ils à mettre sur le compte des prévisions inexactes du service de la recherche en éducation, ou de ses prédécesseurs à ce poste comme Esther Alder? «À mon avis, il y a plusieurs facteurs, répond-elle prudemment. Je n’ai pas fait une analyse poussée de ce qui s’est passé avant, je mets toute mon énergie à trouver des solutions maintenant.» Elle cite le plan localisé de quartier qui prévoit la construction d’une école à la petite Boissière, actuellement bloqué et en dehors de sa marge de manœuvre.

Un quartier cristallise le problème pour la rentrée 2020: Champel, où «la situation est très tendue», confirme Isabelle Widmer, cheffe du service des écoles. La population de ce secteur, composée traditionnellement de personnes âgées, connaît un fort renouvellement avec l’arrivée de familles. Huit nouveaux pavillons «provisoires» vont être installés à l’école Le-Corbusier, s’ajoutant aux quatre préexistant. Quatre classes devront être transférées à l’école des Crêts-de-Champel, à 1,4 km de là. Des navettes de bus seront proposées aux familles cinq fois par jour, afin de permettre à celles et ceux qui ont l’habitude de rentrer à la maison à midi de continuer et de ne pas surcharger le parascolaire. Le Département de la cohésion sociale annonçait que les fratries ne seraient pas séparées. Or deux familles nous ont affirmé le contraire.