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Le gardien du SFC est mitigé«C’est toujours mieux que rien»

Jérémy Frick, qui a regardé la reprise du championnat de Bundesliga samedi, n’est pas fan des matches à huis clos. Le Genevois en parle.

Le portier genevois.
Le portier genevois.
KEYSTONE

Comme d’autres amoureux de foot en manque de ballon, sevrés de leur passion du jour au lendemain, il avait hâte que ça reprenne, de revoir des filets trembler, mais surtout des parades de gardiens. Comme toutes celles qu’il a effectuées depuis le début de cette saison. Portier du Servette FC, Jérémy Frick ne voulait pas rater la reprise en bundesliga, ce samedi, même s’il s’est contenté de larges reflets filmés. «J’avais des amis qui jouaient et j’ai eu du plaisir à les revoir sur la pelouse.» Le Genevois ne cache pas que devant son poste, il a souvent hôché la tête, devant ce spectacle sans spectateurs très étonnant, vraiment étrange.

«Je suis mitigé, avoue Jérémy. D’un côté je suis content car tout le monde avait besoin de regarder des matches en direct et d’un autre, à Dortmund, il y avait une résonance bizarre dans le stade quand même. Maintenant, ce n’est pas du football en soi mais c’est mieux que rien!»

«Si on me dit demain que c’est terminé, je ne serai pas dégoûté»

Jérémy Frick, gardien de Servette FC


S’il a eu du plaisir à revoir un ballon rouler, Jérémy Frick avoue qu’il est partagé lorsqu’on lui demande s’il souhaite que le championnat de Super League se termine ou pas. Il prend des gants, les siens. «Les deux me vont, se marre-t-il. Si on me dit demain que c’est terminé je ne serai pas dégoûté, peu importe le classement, assure l’ange gardien des Grenat. Maintenant, si on reprend, je serai d’attaque comme mes coéquipiers, prêt à me donner à 100%. A vrai dire, je ne suis favorable ni pour l’un, ni pour l’autre, ce n’est pas à moi de décider.»

C’est plus facile d’évoluer avec du monde et du bruit que devant 200 personnes ou moins»

Jérémy Frick, gardien du Servette FC


A vrai dire, le portier No 1 d’Alain Geiger estime qu’il est meilleur quand le stade est plein comme un oeuf. «C’est plus facile d’évoluer avec du monde et du bruit que devant 200 personnes ou moins, assure-t-il. Quand on comprend tout ce que les gens disent, ce n’est pas évident. C’est pour cela qu’il est plus facile de se concentrer en Super League qu’en Challenge League...»


En attendant de reprendre l’entraînement en groupe, Jérémy Frick continue de suivre son programme individuel, dès fois que ça reprenne, même à huis clos....

Jérémy Frick a hâte de reprendre la compétition, mais surtout devant du public…
ERIC LAFARGUE