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SantéCésariennes: mieux vaut des antibiotiques après qu’avant

Une étude internationale menée par l’Hôpital de lÎle à Berne remet en cause l’administration d’antibiotiques lors des césariennes. Mieux vaut les donner après avoir coupé le cordon ombilical avec le bébé.

Après une césarienne, les infections chez la mère sont plus fréquentes que lors d’accouchements par voie basse.
Après une césarienne, les infections chez la mère sont plus fréquentes que lors d’accouchements par voie basse.
AFP

Lors de naissances par césarienne, des antibiotiques sont souvent administrés à la mère afin de prévenir d’éventuelles infections. Or les administrer une fois que le cordon ombilical a été coupé ne fait aucune différence pour la mère et est nettement préférable pour le bébé, selon une étude internationale dirigée par l’Hôpital de l’Île à Berne.

Après une césarienne, les infections chez la mère sont plus fréquentes que lors d’accouchements par voie basse. C’est pourquoi des antibiotiques sont fréquemment administrés à titre préventif, a indiqué l’hôpital universitaire bernois mardi dans un communiqué.

L’équipe de chercheurs a analysé des données portant sur plus de dix ans et 56’000 césariennes. Sur ce total, 26'000 mères avaient reçu des antibiotiques avant que l'on coupe le cordon ombilical, les 30'000 autres après.

Résultat: 846 infections ont été enregistrées, 379 dans le premier groupe, 449 dans le second. Une différence jugée non significative. «Administrer les antibiotiques après avoir coupé le cordon ne présente par conséquent aucun inconvénient pour la mère, mais améliore considérablement la situation pour le nouveau-né», commente Jonas Marschall, médecin-chef à la Clinique d’infectiologie de l’hôpital bernois, cité dans le communiqué.

Les médicaments perturbent en effet la constitution du microbiome du bébé, ce qui peut avoir des conséquences sur le développement de son système immunitaire, voire de son cerveau. Ces travaux, publiés dans la revue Antimicrobial Resistance and Infection Control, remettent en question les recommandations internationales en la matière, y compris celles de l’Organisation mondiale de la santé, soulignent les auteurs.

ATS/NXP

1 commentaire
    P. Milraux

    Cela paraît tellement évident !