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Encre bleueCes quelques fleurs...

CHRIS BLASER

Nous sommes passés d’un coup d’un seul de l’hiver au printemps. Sacré changement de décor et d’énergie!
Je ne sais pas vous, mais moi, ce retour précoce des beaux jours me file l’envie de musarder à la campagne pour être aux premières loges de la nature qui s’éveille. Puis regarder poindre les chatons sur les arbres; écouter les gazouillis des oiseaux; admirer les fleurs qui poussent allègrement dans les champs; se sentir en phase avec ce qui se passe alentour. Et, de retour en ville, garder ses sens en éveil pour profiter de ce que la nature nous envoie ces jours comme messages positifs.

C’est ainsi que lundi matin, les yeux encore pleins des merveilles de la veille, j’ai perçu d’étranges taches de couleurs vives sur le frais gazon d’un parc de la Rive droite. Rouge, jaune, vert. D’aspect chiffonné mais ondulant légèrement sous la brise.

Je m’y connais un peu en fleurs, mais celles-ci, je ne les avais encore jamais vues. Je m’en suis donc approchée à grandes enjambées. Et là, déception! Ces belles supposées n’étaient que des bouts de plastique fichés au sol par des baguettes en bois. Celles que l’on utilise pour confectionner des brochettes. Sauf qu’elles étaient plantées pile dans des déjections canines…

J’aurais aimé être une mouche pour voir à l’œuvre la personne qui a arpenté puis piqueté de couleurs cette étendue verte pour signaler loin à la ronde les cacas qui n’ont rien à faire là. Car son intervention est parlante: c’est pas terrible que cette prairie citadine, qui jouxte une école enfantine, soit transformée en toilettes pour chiens.

Certes, les déjections animales forment un engrais naturel. Mais ce qui est bon à la campagne ne l’est pas forcément en ville. Et comme le rappelle une affiche de prévention à l’intention des propriétaires de chiens: «La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres»…

9 commentaires
    Ma Salazar

    Eh oui, hélas ça devient une habitude de ne pas ramasser le crottes de chien. Mais aussi j'ai vu des déjections humaines au Parc Bertrand à deux pas des toilettes publiques qui sont propres et des femmes dans la bonne 50'aine en train de faire pipi entre les arbustes et laisser le papier par terre. Nous avons atteint un point de non retour là.