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Portrait d’alpinistesCes Genevois partis à l’assaut de l’Everest en 1952

Le carnet de bord de l’alpiniste René Aubert a été retrouvé. «Everest 1952, un journal oublié» est sorti de presse l’année dernière. Une mine d’or pour les passionnés d’histoire de l’alpinisme.

Pierre Chevalier à l’imprimerie des Bergues de Carouge avec le livret de René Aubert en main.
Pierre Chevalier à l’imprimerie des Bergues de Carouge avec le livret de René Aubert en main.
FK

En 1952, une expédition suisse conduite par Edouard Wyss Dunant s’envole vers l’Himalaya avec un objectif en tête: conquérir l’Everest. Un sommet alors toujours invaincu malgré plusieurs tentatives. Ernest Hofstetter, Jean-Jacques Asper, Gabriel Chevalley, Raymond Lambert, René Dittert, René Aubert, Léon Flory et André Roch partent pour le Népal en mars. Ils sont accompagnés d’Augustin Lombard, professeur de géologie, d’Albert Zimmerman, botaniste, et de Marguerite Lobsiger-Dellenbach, directrice du Musée d’ethnographie. Tous sont Genevois.

Les alpinistes échoueront de peu dans leur tentative. Seuls 200 mètres les séparent de leur rêve d’atteindre le sommet. Autant dire, un exploit pour l’époque. Tenzing Norgay, qui participe à l’aventure, y parviendra l’année suivante avec Sir Edmund Hillary. Ce qui vaudra à l’équipée genevoise un télégramme de la part des vainqueurs: «À vous, une bonne moitié de la gloire.» L’expédition des Genevois a fait l’objet de plusieurs parutions à l’époque, mais, surprise, plus de septante ans après, le passé ressurgit.

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