Du vent dans les palmes 2/12Ces films qu’on ne verra jamais
Des centaines de titres occupent des espaces publicitaires cannois, mais ont-ils une existence en dehors?

A Cannes, l’offre est profuse. Même les Parisiens qui ont réussi à visionner vingt films et quelques en projo privée la semaine d’avant n’arrivent pas à faire le tour des sections et à tout voir. Imaginez les autres! Il y a donc les films qu’on verra, par exemple la compétition, parce que c’est le nerf de la guerre et qu’on écrit essentiellement là-dessus, sachant que parmi les 21 titres qu’elle inclut se trouve forcément la future Palme d’or. Il y a ensuite les films qu’on espère voir, toutes sections confondues, parce que des amis nous les conseillent, parce qu’ils nous hypent, parce qu’ils s’annoncent comme de potentiels coups de coeur. Et puis il y a tous ceux qu’on ne verra jamais.
Projections dérobées au Marché du film, nanars improbables qui atterriront sur de tout autant improbables sites de streaming, voire ailleurs, séries B dont seul un teaser existe. Ces titres, on découvre leur existence sur les différents stands du sous-sol du palais ou dans les pages d’un des 5 ou 6 corporatifs quotidiens distribués sur la Croisette. En voici un exemple tiré du «Screen» d’hier. Ils ne sont pas alléchants, ces quatre titres?
Pseudos films de guerre ou d’action, pochade horrifique avec un grizzly, avec en vedette de parfaits inconnus. Produits pas encore finis, prêts à être signés, achetés par packs, bradés, refourgués puis soldés. Longs-métrages dont l’existence finira sans doute par se limiter à cet encart publicitaire. Au cinéma non plus, il n’y a pas d’égalité.
Vous avez trouvé une erreur?Merci de nous la signaler.




















