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Royaume-UniCertains hôpitaux se trouvent en «zone de guerre»

Le conseiller scientifique du gouvernement britannique, Patrick Vallance a comparé la situation dans certains hôpitaux du pays à «une zone de guerre». Les contaminations frôlent aujourd’hui les 3,5 millions.

Les hôpitaux britanniques sont soumis à une «énorme pression».
Les hôpitaux britanniques sont soumis à une «énorme pression».
AFP

Confrontés à une déferlante de malades du nouveau coronavirus, les hôpitaux britanniques sont soumis à une «énorme pression», certains se trouvant comme en «zone de guerre», a alerté mercredi le conseiller scientifique du gouvernement, Patrick Vallance.

La situation est «très, très mauvaise en ce moment, avec une pression énorme, et dans certains cas, cela ressemble à une zone de guerre pour ce que les gens doivent gérer», a déclaré Patrick Vallance sur la chaîne Sky News.

Le Royaume-Uni subit de plein fouet une nouvelle vague de contaminations, attribuée à un variant considéré comme beaucoup plus contagieux du virus.

Envolée des décès

Reconfiné pour la troisième fois afin de tenter de l’endiguer, le pays est le plus endeuillé d’Europe avec plus de 91’000 morts (dans les 28 jours d’un test positif), dont un record de 1’610 en 24 heures mardi. Les contaminations frôlent les 3,5 millions.

Cette envolée des cas et des décès exerce une forte pression sur les hôpitaux, où 946 malades atteints du Covid-19 se trouvent actuellement (dont 3’916 sous respirateur), bien plus que lors de la première vague au printemps.

Le gouvernement britannique a déployé depuis début décembre un ambitieux programme de vaccination massive dans l’espoir de pouvoir relâcher très progressivement le confinement.

Plus de 4,2 millions de soignants ou de plus de 70 ans ont déjà reçu une première dose du vaccin Pfizer/BioNTech ou AstraZeneca/Oxford, sur un objectif de 15 millions de personnes d’ici à la mi-février.

«Il est assez probable qu’une vaccination régulière sera nécessaire au moins pour quelques années, et je pense qu’il est assez probable que ces vaccins doivent changer un peu comme pour la grippe chaque année», a estimé Patrick Vallance.

AFP