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Condition paysanneCédric Chezeaux n’a pas abandonné sa «Révolution silencieuse»

Cinq ans après le documentaire, le paysan bio cultive toujours son idéal, le blé ancien. Au pied du Jura vaudois, son domaine a fleuri. Rencontre.

Cédric Chezeaux, aux côtés de son épouse Christine. Aujourd’hui le paysan bio produit huit variétés de blé, qu’il transforme dans ses moulins, à Juriens.
Cédric Chezeaux, aux côtés de son épouse Christine. Aujourd’hui le paysan bio produit huit variétés de blé, qu’il transforme dans ses moulins, à Juriens.
Jean-Paul Guinnard

Il y a cinq ans, la cinéaste Lila Ribi avait filmé la «Révolution silencieuse» du paysan bio Cédric Chezeaux. Nous avons voulu retourner le voir à Juriens, au pied du Jura vaudois, dans sa ferme Arc-en-Ciel. En 2015, la cinéaste avait documenté dans un long métrage un changement aussi discret que profond. Un revirement qui ne pouvait s’opérer qu’après mûre réflexion et en famille. Avec sa femme Christine et ses six enfants, Cédric Chezeaux décidait de vendre ses bovins pour se lancer dans la culture de blé ancien, soit tout le contraire des géants de l’agroalimentaire. Pour préserver le patrimoine et la biodiversité semencière, se concentrer sur l’essentiel, travailler avec les éléments naturels, la lenteur, l’attente aussi. Le film montrait une amorce de liberté; un homme prêt à tout pour se délivrer des chaînes de la grande distribution qui donnent le «la» et poussent à la productivité.

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