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Votations cantonales du 27 septembreCe qu’il faut savoir sur le projet de salaire minimum en quatre points

Une initiative syndicale demande que personne ne soit payé moins de 23 francs de l’heure à Genève. Dangereux car trop rigide, rétorque la droite.

Le 27 septembre, les citoyens genevois se prononceront sur cinq objets fédéraux et sur cinq sujets cantonaux, dont l’initiative syndicale en faveur d’un salaire minimal.
Le 27 septembre, les citoyens genevois se prononceront sur cinq objets fédéraux et sur cinq sujets cantonaux, dont l’initiative syndicale en faveur d’un salaire minimal.
Salvatore Di Nolfi/KEYSTONE

Le 27 septembre, on saura si une majorité de Genevois estime nécessaire d’introduire un salaire minimum dans le canton en acceptant l’initiative populaire lancée par les syndicats «23 frs, c’est un minimum». Des projets similaires avaient été refusés à Genève en 2011 (projet cantonal retoqué par 54% des votants) et en 2014 (projet fédéral rejeté par 60% des Genevois). Mais entre-temps, un virus a coulé sous les ponts - changeant le regard d’une partie de la population sur des professions parfois peu rémunérées mais essentielles au quotidien - et des salaires minimaux jurassiens, neuchâtelois et tessinois ont vu le jour. Ce n’est toutefois pas gagné pour les initiants car les arguments de la droite et des milieux économiques contre le projet n’ont, eux, pas changé: la charge serait insupportable pour les branches à faible rendement et mettrait à mal le partenariat social. Tour d’horizon du dossier en quatre chapitres.

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