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Affaire Berset«Ce qui est nouveau, c’est qu’une telle affaire touche un conseiller fédéral»

La révélation du chantage dont Alain Berset a été victime marque-t-elle une nouvelle érosion de la frontière entre vie publique et vie privée pour les personnalités politiques? Ou est-ce juste une démonstration de moralisation rampante? La question est complexe et, évidemment, fait parler.

Le conseiller fédéral Alain Berset en appelait, mercredi, au respect d’une «sphère privée» qui dépasse les déclarations pour être «une réalité vécue».
Le conseiller fédéral Alain Berset en appelait, mercredi, au respect d’une «sphère privée» qui dépasse les déclarations pour être «une réalité vécue».
Keystone

«Si une telle histoire était sortie il y a vingt ans, les gorges chaudes auraient été du même ordre», soupire Yves Nidegger, conseiller national UDC genevois. L’affaire de cette femme qui a tenté de faire chanter le conseiller fédéral Alain Berset, lui réclamant 100’000 francs à défaut desquels elle livrerait photos, messages ou révélations à des tiers, a été révélée par la «Weltwoche» en fin de semaine dernière.

«Je suis plutôt de ceux qui disent que «ce qui se passe à Vegas reste à Vegas, sourit Nidegger. Mais ce que je souligne tout de même, c’est qu’un chantage envers un conseiller fédéral, cela n’a rien d’anodin. Quant aux suspicions de moralisation rampante de notre vie publique, elles ne m’intéressent ici pas tellement.»

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