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Cancer du sein en Suisse
Les caisses doivent rembourser davantage de mastectomies préventives

Angelina Jolie poses for photographers upon arrival at the premiere of the film 'Eternals' on Wednesday, Oct. 27, 2021 in London. (Photo by Vianney Le Caer/Invision/AP)
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Il y a dix ans, l’ablation préventive des seins (mastectomie) était devenue un grand sujet de discussion à travers le monde. L’actrice américaine Angelina Jolie, alors âgée de 37 ans, avait rendu public le fait qu’elle présentait un risque accru de développer un cancer en raison d’une mutation génétique et qu’elle s’était donc fait retirer les deux seins à titre préventif.

Dans environ 5% à 10% de toutes les maladies cancéreuses, on peut déceler des mutations génétiques qui augmentent le risque de tumeurs malignes, en particulier dans les seins et les ovaires. Les mutations dans les gènes BRCA1 et BRCA2 sont les plus fréquentes. Dans ces cas, les caisses d’assurance maladie suisses doivent prendre en charge, et ce depuis longtemps, des opérations préventives telles que l’ablation des seins. 80% des maladies héréditaires concernent BRCA1. C’était également le cas d’Angelina Jolie.

Les femmes sont les plus touchées. Les hommes restent souvent en bonne santé malgré la mutation génétique. Ils ne développent que rarement un cancer du sein ou plus souvent un cancer de la prostate. Ils peuvent toutefois transmettre les gènes défectueux à leurs enfants et faire courir un risque accru à leurs filles. Dans de telles constellations, les prédispositions héréditaires passent souvent inaperçues ou ne sont remarquées que tardivement.

25’000 francs pour une mastectomie

Outre les gènes BRCA1/2, il existe d’autres mutations génétiques plus rares qui augmentent le risque de développer un cancer, en particulier chez les femmes. On connaît aujourd’hui près de 20 mutations correspondantes, pour lesquelles les opérations préventives n’étaient jusqu’à présent pas couvertes par l’assurance de base en Suisse.

Afin de mettre un terme à cette inégalité de traitement, la Ligue suisse contre le cancer, en collaboration avec la Société suisse de sénologie et d’autres organisations, a déposé l’an dernier une demande auprès de l’Office fédéral de la santé publique. La requête: réviser l’ordonnance sur les prestations de l’assurance des soins afin que les chirurgies prophylactiques soient à l’avenir ouvertes à toutes les femmes présentant des mutations génétiques. La Ligue suisse contre le cancer a également demandé que les personnes concernées puissent bénéficier d’un conseil détaillé sur leur risque individuel.

Le Département fédéral de l’intérieur a entre-temps accepté la proposition. Depuis début 2024, l’assurance obligatoire des soins doit désormais prendre en charge les coûts d’une ablation préventive des seins et/ou des ovaires pour un plus grand nombre de mutations génétiques. Les gènes concernés sont énumérés dans un document de référence. De même, un conseil génétique est désormais une condition explicite pour le remboursement.

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