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HommageBoris Vian a 100 ans et ça ne se voit pas

Le coronavirus a dynamité les festivités prévues pour les 100 ans de la naissance de l’artiste inclassable. Mais l’intéressé s’en moque, il a l’éternité devant lui.

Chez Boris Vian, à Montmartre, au-dessus du Moulin-Rouge. L’appartement est aujourd’hui préservé et habité par Nicole Bertolt.
Chez Boris Vian, à Montmartre, au-dessus du Moulin-Rouge. L’appartement est aujourd’hui préservé et habité par Nicole Bertolt.
AFP / COHERIE VIAN / DR
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Même en lui cherchant des poux, le cadavre de Boris Vian sourit. Car même avec quelques métros de retard, ses mots accrochent. «J’irai cracher sur vos tombes» avec ou sans coronavirus, expectore une glaire vengeresse toujours parlante. Il suffit de lire l’adaptation BD de Morvan, Ortiz, Macutay et Scietronc chez Glénat pour se prendre l’uppercut de la modernité en pleine mâchoire. Est-ce le même qui a composé «Faut rigoler» avec Henri Salvador? Ce «Déserteur», qui en 1999 vaut à une directrice d'école de Montluçon d’être virée? Mais déjà le poète retourne à sa trompinette. Et, là aussi, que de fracassantes traces inoculées par l’aiguille des 33-tours qu’il importe en France.

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