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Événement au Grand ThéâtreBob Wilson pare le «Messie» d’une grâce éthérée

L’oratorio signé par le grand metteur en scène américain éblouit par l’épure glacée de ses tableaux et par l’élégance des Musiciens du Louvre.

La soprano russe Elena Tsallagova dans une scène du «Messie», lors de sa création à la Mozartwoche de Salzbourg, en janvier dernier.
La soprano russe Elena Tsallagova dans une scène du «Messie», lors de sa création à la Mozartwoche de Salzbourg, en janvier dernier.
LUCIE JANSCH

On peut avoir manqué une quinzaine d’épisodes concernant la vie artistique de Bob Wilson et retomber cependant sur ses pattes, à l’abri de toute surprise et de tout bouleversement désarçonnant. Le metteur en scène américain est toujours là où l’on pourrait l’attendre, solidement accroché à une syntaxe scénique quasi immuable, s’exprimant dans un langage élaboré il y a près d’un demi-siècle et déployé depuis avec constance et efficacité. La preuve encore par la lecture que ce mythe des arts scéniques a faite du «Messie», oratorio signé par Haendel et remanié dans son orchestration par Mozart en 1789.

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