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Vincent Schmid: Le père effacé

Pascal Holenweg: Avant-projet d’une politique culturelle cantonale : Qu'en faire ? Marie-Jeanne Accietto: Es-tu atteint de ”neurotypicité”? Paolo Gilardi: Pierre M.: encore un comportement inapproprié… Pascal Décaillet: Suisse-Iran : le dialogue des intelligences.

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Vincent Schmid: Le père effacé

(...) Ce qui passe à la trappe évidemment, c’est le souci d’autrui que l’on appelait autrefois la responsabilité envers le prochain. A commencer par ces très petits prochains que sont les enfants en gestation. Que leur répondra-t-on le jour ou ils demanderont : Pourquoi m’avez-vous volontairement privé de père ? Je ne voudrais pas être à la place de ceux qui devront répondre. (...) Mettre un enfant au monde est une responsabilité considérable, presque un pari, rien n’est gagné à l’avance. L’éducation est un travail exigeant qui requiert sacrifice et don de soi. Les déconvenues et les conflits, parfois durables, ne sont pas exclus. Je pense à cette grand-mère qui me confia, un jour, réaliste: les enfants, c’est beaucoup d’inquiétude… Donc un père et une mère ne sont pas de trop pour faire face à cette inquiétude. C’est pourquoi, avant d’autoriser une fuite en avant sans visibilité, il eût été sage d’invoquer le principe de précaution, pour une fois largement justifié. (...) Tu aimeras ton prochain comme toi-même est devenu : aime-toi toi-même et peu importe le prochain....

Pascal Holenweg: Avant-projet d’une politique culturelle cantonale : Qu'en faire ?

(...) Le Conseiller d'Etat considère que "le canton doit affirmer et renforcer sa place et son potentiel moteur auprès des scènes culturelles, et ce à tout niveau : communal, cantonal, régional, national et international". Mais s'il ne l'affirme et ne la renforce qu'au détriment des autres acteurs institutionnels, en particulier de la Ville, on ne serait que dans un jeu à somme nulle : on ne renforcerait pas la scène culturelle, on ne donnerait pas une nouvelle vigueur à la politique culturelle, on ne changerait que la répartition des engagements publics. Ce n'est pas contre, mais à côté des autres que le canton doit se renforcer, et ce renforcement doit être une addition, pas une division, ni une concentration. Cela étant, l'avant-projet de message fait tout de même état d'éléments programmatiques précis -ce ne sont pas encore des engagements du Conseil d'Etat, approuvés par le Grand Conseil et dotés de budgets pour leur réalisation, mais ces propositions du Conseiller d'Etat méritent qu'on s'y attarde, fût-ce pour en refuser plusieurs : (...)

Marie-Jeanne Accietto: Es-tu atteint de ”neurotypicité”?

(...) Ironie, à part, ce serait bien de commencer à faire attention à notre manière de nous adresser aux personnes autistes ou d’en parler. Et d’ailleurs, ne parlons pas sur elles sans elles… Il est vrai toutefois que souvent le mot « atteinte » a pris une connotation quasi neutre depuis le temps qu’on l’emploie, y compris par des spécialistes, par des associations, etc. … il est la plupart du temps le résultat d’une traduction de l’anglais où le mot a une autre valence. Mais cette réalité ne nous exempte pas tous de nous interroger sur le sens des mots que nous employons. Les mots sont le reflet d’une pensée. Autre exemple : percevez-vous une différence entre « prendre en charge » une personne autiste et « accompagner » une personne autiste ? Je pense que les parents sont de plus en plus sensibles à la manière dont les professionnels parlent de leur enfant et s’adressent à lui. Autre exemple (...)

Paolo Gilardi: Pierre M.: encore un comportement inapproprié…

Décidément, il ne manque pas d'air, Pierre M. C'est en sauveur de la République - et de sa carrière - qu'il s'érige pour fustiger le projet de budget présenté par ses collègues du Conseil d'Etat. Et pourtant, comme eux tous, il porte une large responsabilité du déficit annoncé de 590 millions de francs. C'est exactement le risque d'un tel déficit que, nous, syndicalistes, dénoncions avant le 19 mai, avant la votation sur la RFFA. Les millions offerts aux plus riches sous forme de cadeaux fiscaux ainsi que la pseudo "compensation sociale" -le financement par le contribuable des primes qui engraissent les caisses maladie- ne pouvaient que provoquer des déficits majeurs; nous l'avions dit. C'était une "crainte infondée", nous disaient, la bouche en cœur, les sept. A l'instar de son menteur attitré, le gouvernement dans son ensemble n'a pas dit la vérité à la population, il l'a induite en erreur quant aux conséquences de la RFFA cantonale prétendant que le déficit ne dépasserait en aucun cas les 372 millions de francs. (...)

Pascal Décaillet: Suisse-Iran : le dialogue des intelligences

La rencontre, dans un grand hôtel de New York, entre Ueli Maurer et le Président iranien Hassan Rohani, constitue un excellent signal pour notre diplomatie suisse. Au moment où les Etats-Unis se préparent, sous la pression des lobbys que l'on sait, à lancer une nouvelle expédition militaire mortifère et insensée au Moyen Orient, notre petit pays, ami et respecté de tous dans cette région du monde, joue la meilleure de ses cartes : le maintien du contact, le respect d'interlocuteurs diabolisés par l'assourdissante propagande de l'Oncle Sam, le dialogue des intelligences. Surtout, Berne doit faire savoir aux Américains que leur croisade contre la Perse sera une sale guerre. (...) Quant à la Suisse, elle n'est certes qu'un minuscule pays sur l'échiquier mondial. Et c'est justement pour cela qu'elle doit mener, dans sa diplomatie, une grande politique, avec ses intelligences et ses valeurs. Cette grande politique sera, en cas de guerre américaine contre l'Iran, d'oser condamner sans appel une telle action. Au printemps 2003, lors de l'expédition montée de toutes pièces contre l'Irak, la Suisse n'avait eu, hélas, ni cette clarté, ni ce courage.

Jean-Dominique Michel : Brouhaha sur les primes

Je m'excuse d'insister : 80% de la morbidité globale (de toutes les maladies !) serait évitable si l'on s'occupait de protéger la population de ce qui endommage sa santé (pollution, malbouffe, bruit, mauvaise organisation du travail, sédentarité et mauvaise médecine - qui constitue la troisième cause de maladie et de décès). Tant qu'on n'agira pas sérieusement sur ce qui empoisonne les gens et les rend malade, on continuera à accorder des rentes de situation à des industries toxiques et à voir les primes augmenter. Le plan de prévention et de promotion de la santé récemment présenté à Genève est bon. Mais les politiques publiques ne sont pas à la hauteur des enjeux et des besoins. Il y a urgence socio-sanitaire autant que climatique -la prise en otage systémique de la population est la même ! (...)

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