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Rolin Wavre: Souffrance et incompréhension

Nouvelle édition de notre revue des blogs publié sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève.. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Rolin Wavre: souffrance et incompréhension

Depuis le début 2019, la manière de fonctionner de la chaîne socio-médico-judiciaire est sérieusement questionnée. Une pétition et une pétition déposées au printemps, plusieurs témoignages sur des cas dramatiques. Un sujet hautement affectif pour les victimes, mais aussi le choc des chapelles. La Psychiatrie, les Assistants sociaux et les Juges. Tous experts, tous réputés honnêtes, tous malgré tout soumis aux pressions de leur groupe socio-professionnel pour "se serrer les coudes" ou "se montrer solidaires de leurs collègues". Au milieu, les parents et des enfants qui souffrent. Tous les signaux perceptibles à l'extérieur indiquent qu'il y a un gros dysfonctionnement. La Commission sociale du Grand Conseil s'en est saisie sans que l'on sache encore ce qui en sortira. Je n'en fais pas partie. Je ne peux pas m'empêcher de ressentir un terrible malaise devant la publication d'une expertise d'un spécialiste (psychiatre) bâlois sur la manière dont les expertises (psychiatriques) sont menées par ses collègues genevois. Pouvait-on attendre autre résultat ? Sérieusement ? (...) C'est le drame du citoyen-justiciable confronté aux experts. Celui de l'élu de milice face aux professionnels. Et au milieu, les enfants. Les a-t-on écoutés ? Vraiment ? Je n'en suis pas convaincu.

Cédric Segapelli: Mise au point 2019 : on continue !

Alors que l’on célèbre la nouvelle année 2020, je réalise que ce blog entame ainsi, l’air de rien, sa neuvième année d’existence et que si la quantité de chroniques a quelque peu diminué en 2019, il ne s’agit nullement d’un effet de lassitude quelconque, bien au contraire, mais tout simplement d’activités professionnelles qui ont pris le pas sur les loisirs en rognant sensiblement le temps consacré à la lecture. Comme à l’accoutumée, je me garderai bien de vous fournir classements et autres chiffres concernant ce blog qui n’ont, à mon avis guère de sens, hormis se donner une certaine importance qui n’a pas lieu d’être. Avec l’aide de nouvelles fonctionnalités mise à disposition par la Tribune De Genève, hébergeur de ce blog, le contenu du site a pu faire l’objet d’un toilettage qui, sans être révolutionnaire, lui a permis de lui donner un certain caractère, que l'on appréciera ou pas, ce qui me donne l’occasion de remercier son administrateur, qui prend toujours la peine de publier quelques extraits de chroniques sur la version papier du quotidien. Point final d’une année écoulée, c’est également le moment d’évoquer quelques passeurs qui m’ont toujours inspiré en me permettant de faire des découvertes à la fois belles et originales tout au long de ces années d’existence. Pour les éditeurs, il y a (...)

Antonio Gomez: Un aspirateur à voitures sidérant d’anachronisme.

(...) Les feux sont au vert. Pourtant, la majorité de droite du Conseil municipal vient de voter la construction d’un méga-parking de 500 places… en plein centre-ville! Ce projet sidère par son anachronisme. Sans compter qu’il lie la Ville par un droit de superficie de soixante-cinq ans à la société Parking Clé-de-Rive, en contrepartie d’une zone à priorité piétonne – et non une zone piétonne! – réduite à peau de chagrin en comparaison du projet initial. Alors que les villes du Nord multiplient les autoroutes à vélos, Genève se lance dans un aspirateur à voitures. Alors que l’on se dirige vers la disparition des voitures dans les centres-villes, selon les termes dans la presse du directeur général de la Fondation des parkings, Genève semble vouloir maintenir son record suisse du bouchon routier. Contre tout bon sens, le Conseil administratif a choisi un compromis bancal en liant deux objets antinomiques. (...) Pour les Vert-e-s, la planification est la pierre angulaire d’une véritable politique du stationnement. Contrairement à la droite élargie, il nous paraît inconcevable de nous lancer dans un tel chantier sans un recensement exhaustif des places publiques et privées, de leur coût, des tarifs et des taux de location. (....)

Pascal Décaillet: Un acte de guerre, irresponsable

Depuis de longues années, une certaine Amérique veut la guerre avec l'Iran. Cette guerre, implacablement, cette Amérique la prépare. Il suffit de regarder les cartes : les frontières de la vieille Perse sont littéralement encerclées par des bases américaines. Elles ne sont pas là par hasard, ni en vertu d'autres guerres, comme celle (catastrophique) menée contre l'Irak au printemps 2003. Non, ces bases ont été sciemment implantées, au fil du temps, pour le scénario d'une offensive directe des États-Unis contre l'Iran. Un élément, dévastateur, nous frappe : cette Amérique-là semble exister, dans sa force de frappe et d'influence, de façon constante, invariante, quelles que soient les équipes au pouvoir. Comme un complexe militaro-industriel, financier surtout, qui vivrait sa vie et réaliserait ses desseins, en parfaite indifférence des choix politiques du peuple américain.Deux exemples : (...)

Arnaud Cerutti: Rafael Nadal: en 2020, et de deux qui font 21?

(...) Peut-être n’était-il même jamais apparu aussi fort et aussi complet qu’à la fin de cet été où, mû par une confiance inébranlable, il est parvenu à remonter jusqu’au trône mondial, chipé in extremis à Novak Djokovic. Oui, Rafael Nadal a été le grand personnage de la saison écoulée. Lui-même continue de se surprendre jour après jour. A tel point qu’il ignore quand est-ce que tout cela va s’arrêter. On est cependant sûr que son rythme fou se poursuivra en 2020 pour lui permettre de marquer l’histoire. Même si Günter Bresnik, l’ancien coach de Dominic Thiem, laisse entendre que le «Big Three» ne vampirisera plus tous les trophées ces prochains mois, l’Espagnol a vraisemblablement bien assez d’armes «en magasin» pour s’adjuger quelques-unes des plus belles récompenses. Il sera donc intéressant de le suivre, sans avoir des calculs trop difficiles à faire. Car avec lui, l’opération «un plus un» fera vingt et un. (...)

Rémi Mogenet: Georges Gusdorf et la mythologie

(...) Le fait est que Georges Gusdorf est un penseur méconnu, Edgar Morin même l'a déclaré, pour des raisons qu'on ne démêle pas bien. Les initiés reconnaissent qu'il a sondé le Romantisme à une profondeur exceptionnelle, mais pour celui qui ne l'a pas lu et s'imagine seulement le connaître, cette profondeur se recoupe forcément avec la vulgate universitaire, la doctrine habituelle – faite plus ou moins d'Existentialisme dégénéré. Au fond, j'étais coupable d'avoir réellement lu les livres que lisent les initiés et que citent seulement les autres. On m'a accusé de n'avoir que trop lu les œuvres des auteurs savoisiens que j'étudiais, mais on peut aussi me juger coupable d'avoir trop bien lu Georges Gusdorf! On me l'a cité pour me piéger, (...) Oui, je l'admets, je ne suis pas sociable, le sentiment de mes supérieurs me laisse de glace, ne m'influence aucunement (...)

Jean-Noël Cuénod: Le Plouc reçoit le Prix Renée-Vivien

Juste avant l’an nouveau, Le Plouc, alias Jean-Noël Cuénod, a appris qu’il a reçu le Prix Renée-Vivien 2019, décerné par l’Académie qui porte le nom de cette grande poétesse de la Belle Epoque (son portrait ci-dessus). Marguerite Yourcenar, Jean-François Dussotier, Claire Hercelin, Vital Heurtebize figurent parmi les lauréats. Ce prix a récompensé un récit intitulé Qui a éteint le feu ? qui va bientôt paraître à Genève aux Editions des Sables dirigées par la poétesse Huguette Junod. Voici le lien vers le site de l’Académie Renée-Vivien (...)

Maurice-Ruben Hayoun: Les Mémoires de Maurice Druon

(...) L’autre événement remarquable s’il en fut, est le suivant : parti visiter la plus vieille église de France en compagnie de son épouse, Druon remarque une sorte de sacristain, pauvrement vêtu, affublé d’un béret basque et parlant français avec un fort accent. Cet homme servait de guide et paraissait bien connaître son affaire. Au terme de la visite, le guide se plaça tout près de la porte et sollicita la générosité des visiteurs. Druon lui donna son obole et lui dit aussi : Merci Monsieur Max Jacob…… Il s’agissait d’un personnage haut en couleurs qui avait exercé tous les métiers de la terre et qui était venu enterrer ses ambitions mondaines dans ce trou perdu. Cet homme, qui comme son nom l’indique, était d’origine juive raconta à ses invités qu’il avait eu une apparition du Christ chez lui… Mais le plus triste était à venir : l’église attendit de nombreuses années avant d’accueillir celui qui se croyait son fidèle serviteur… Au cours de l’Occupation, cet homme dut coudre une étoile jaune sur son vieux manteau ecclésiastique et en février 1944 il fut arrêté par la Gestapo… Il mourut peu de temps après au camp de Drancy… Druon consacre de nombreuses pages à l’effondrement des autorités et de l’armée française en 1940. (...)

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