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René Longet: Coronavirus et climat, deux poids deux mesures

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre ci-dessous. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

René Longet: Coronavirus et climat, deux poids deux mesures

Quand il le faut on le fait : le coronavirus menace, il est là, au milieu de nous. Pour parer au danger de la pandémie, on arrête tout, ou presque. On donne les pleins pouvoirs sanitaires à nos autorités, on annule même le Salon de l’Auto, vache sacrée des Genevois s’il en est. Mais pour lutter contre le changement climatique, danger encore plus grave que celui du virus chinois, symbole de la mondialisation galopante ? En comparaison, calme plat. On fait des plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, 2040, 2050, quand le monde n’aura plus rien à voir avec celui que nous connaissons. Et alors qu’on proclame l’urgence climatique, rien qui fasse sentir aux consommateurs, aux citoyens, qu’il y a urgence à réfléchir sur nos besoins, aux producteurs et vendeurs, qu’il faut de nouveaux modèles d’affaires. Etonnante, cette disparité ! (...) Une chose est claire : on peut le faire, donc si on ne le fait pas pour l’urgence climatique, c’est qu’on ne veut pas le faire. (...)

Jacques-Simon Eggly: Prudence sans panique

(...) Enfin, ce virus chinois nous rappelle que, de tout temps, l’humanité a subi des épidémies. On est mieux armé aujourd’hui. Mais cela nous rappelle aussi que l’espèce humaine, comme les autres espèces, n’a pas de garantie absolue sur sa santé et sa pérennité. Elle n’a aucun droit à l’immortalité terrestre. Cette conscience d’une fragilité de nature a de quoi susciter quelques méditations sur le sens de la vie. Un François Cheng, (tiens un Chinois de naissance) nous le dit si bien. Ne nous moquons pas du coronavirus qui fait des victimes, mais ne le laissons pas être un virus qui altérerait nos esprits.

Gabriel Jaccard: La technologie blockchain pour améliorer le déficit démocratique post-élection?

Si je suis élu au Conseil Municipal le 15 mars prochain, je m'engage à mettre en place et tester un système de sondage permettant des Etats Généraux digitaux. L'idée serait de créer un mécanisme de vote démocratique informel, ouvert à tout citoyen, rapide, et dont l’utilisation apportera la légitimité d’une signature avec pour l'utilisateur la simplicité d’un like sur les réseaux sociaux. Le système utiliserait la technologie blockchain afin d’offrir un outil rapide, efficace et économe pour que tout un chacun puisse soumettre et obtenir un avis sur une idée ou une problématique. Le système pourrait permettre aux politiciens de soumettre aux citoyens des scrutins afin que ces derniers puissent donner un avis ponctuel ou régulier sur des sujets, locaux comme nationaux, ou qui ne concerne pas une grande partie de la population. Le résultat du scrutin permettrait de déterminer une opinion tout en bénéficiant d’une sécurité et d’un anonymat absolu. Ce système permettrait de réparer les problématiques posées ci-dessus et de synchroniser doucement notre époque avec les technologies actuelles.

Lisa Mazzone, présidente de la Carpe: Pas d'étude sur la pollution de l'air de l'aéroport de Genève ?

La décision tombée en début de semaine sur le refus du Canton de Genève de financer une étude sur la pollution de l'air de l'Aéroport de Genève reste incompréhensible. Pour la CARPE, elle reste nécessaire et ceci rapidement. (...) Pour la CARPE, le Canton doit revoir sa décision de ne pas participer à cette étude. La population genevoise a assez attendu que la question des nuisances de l’aéroport soit prise au sérieux, cette étude aurait dû être une priorité pour le Canton. Il s’agit aussi de respecter nos partenaires français qui subissent autant que Genève les nuisances de l’aéroport. (...)

Sylvain Thévoz: Des zones de rencontre? La droite n'en veut pas!

La majorité de droite du Grand Conseil (PLR-PDC-MCG-UDC) a refusé la pétition lancée en mars 2019 par l’association Actif-TrafiC, présente en Suisse depuis plus de 25 ans et qui milite pour la mobilité douce, la mobilité d’avenir et les transports publics. La droite refuse de promouvoir une politique favorisant la mobilité, respectant l’ordonnance sur la protection de l’air (OPair) et l’ordonnance sur la protection contre le bruit (OPB) et améliorant la sécurité et la santé des Genevois-es. Cette pétition demandait quelque chose de très simple, et qui est déjà largement répandu dans d’autres villes de Suisse: que le Canton et la Ville de Genève établissent un plan de développement et de réalisation des zones de rencontre dans l’objectif de réduire le bruit, les nuisances et l’insécurité liés au trafic routier et d’ainsi créer des espaces de convivialité dans les quartiers. Elle demandait un doublement du nombre de zones de rencontres en 10 ans, soit d’ici... 2030. Cet objectif était modeste et parfaitement réalisable. (...)

Marc Schindler: César, les morts te saluent

La 45e cérémonie des Césars s’est terminée comme prévu en pantalonnade et en cacophonie. (...) Le réalisateur du film « J’accuse » et tous ses collaborateurs ont refusé de participer à la cérémonie, en raison des menaces de lynchage médiatique de la part des mouvements féministes, qui lui reprochent un viol qui a eu lieu il y a plus de 40 ans. Son film avait pourtant obtenu 12 nominations. Ce qui avait provoqué la fureur des féministes du cinéma et le désaveu du ministre de la Culture. Polanski a obtenu le César du meilleur réalisateur, ce qui a entraîné le départ en fanfare de l’actrice Adèle Haenel et de sa réalisatrice Céline Schiamma , dont le film n’a obtenu aucune statuette ! J’ai vu le film de Polanki et j’ai admiré l’art du cinéaste, sa direction d’acteurs, même si je n’ai aucun respect pour l’homme, qui a fui la justice américaine pour éviter la prison après avoir violé une gamine de 13 ans. On peut détester Polanski, mais on ne peut pas contester qu’il est l’un des plus grands cinéastes actuels (...)

Bernard Comoli: Davi Kopenawa à Uni Mail

infrastructures, une menace réelle pour les peuples autochtones et l’Amazonie ». Le Yanomami Davi Kopenawa, leader, chaman et prix Nobel alternatif 2019 est invité par diverses associations à s’exprimer sur ce sujet à Uni Mail ce 2 mars à 19h. La traduction portugais/anglais est annoncée, mais pas la traduction vers le français. Davi est à Genève à l’occasion de la 43e Session du Conseil des droits de l’homme. Il doit s’exprimer au cours d’un « événement parallèle » qui aura lieu au Palais des Nations le 3 mars à 13h. La situation des peuples indigènes du Brésil – particulièrement grave actuellement - est régulièrement évoquée dans les notes publiées sur ce blog. (...)

Adrien Faure: Le luck-prioritarianism

Comme Roger Crisp et d’autres théoriciens prioritaristes, Richard Arneson (University of California) développe d’abord une argumentation à l’encontre de la justice distributive. Il affirme qu’il est fétichiste de prendre la distribution des possessions matérielles parmi les individus comme étant moralement pertinente en tant que telle, car comparer les situations matérielles de personnes différentes n’est pas pertinent en soi. La justice requiert en effet que l’on aide les infortunés, et plus un individu est mal-loti, plus l’impératif moral d’aider cet individu est urgent. La priorité donnée à un individu dans l’accès à une aide varie en fonction de « how badly his life going on a objective scale of well-being[1] » et non en comparant sa vie avec celle des autres. Dans une première défense du luck-prioritarianism, Arneson établit une distinction entre deux catégories de pauvres : ceux qui sont responsables de leur situation, c’est-à-dire les pauvres ayant effectué des choix malavisés, et ceux qui ne sont pas responsables de leur situation, les pauvres qui le sont par malchance (...)

John Goetelen: Le féminicide ne passe pas la rampe

Y a-t-il nécessité à nommer de manière spécifique les meurtres commis à l’encontre de femmes dans la sphère domestique? Oui, disent des associations féministes qui demandent l’inscription du terme féminicide dans la loi. Non, ont dit les députés dans leur majorité. (...) De son côté la commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a rendu l’avis que « l’introduction du terme « féminicide » dans le code pénal ne semble pas opportun pour la CNCDH, dans la mesure où elle comporterait le risque de porter atteinte à? l’universalisme du droit et pourrait méconnaître le principe d’égalité de tous devant la loi pénale, dès lors qu’elle ne viserait que l’identité féminine de la victime. » Et si le terme avait été introduit, les députés aurait également dû introduire un autre néologisme: le masculinicide, ou le viricide. (...)

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