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Pierre Kunz: Justice sociale et transition écologique ?

Edmée Cuttat: Polar remarquable, ”Roubaix, une lumière” décroche le Bayard d'Or. Jean-Noël Cuénod: Le fond de l’air effraie. Mireille Vallette: Assassinats de Paris: le «19h30» gagne la timbale! Djemâa Chraïti:« L’art est la rupture du silence». Jean-S Gowrié: Tuerie islamiste (islamiste ?) au cœur du pouvoir à Paris

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6 octobre Pierre Kunz: Mettre la justice sociale au centre de la transition écologique ?

C’est sous ce titre pompeux (*) que la présidente du PS vaudois, Mme Jessica Jaccoud, renoue avec une lutte qui a fait le bonheur électoral de la gauche romande depuis bientôt un demi-siècle, celle de la protection des locataires. Dans ce but elle prétend voler au secours des locataires occupant des logements appelés à être rénovés parce qu’ils sont chauffés au mazout. Ce sont en général des logements anciens, excessivement énergivores et incompatibles avec l’enjeux climatique. Leurs loyers sont bloqués depuis des décennies et en conséquence les propriétaires ont toujours peiné à les entretenir. Ce contrôle des loyers, comme on le sait, a donné naissance à une catégorie grassement privilégiée de locataires parfois modestes certes mais appartenant le plus souvent à la classe moyenne voire aisée. (...) C’est là qu’intervient Mme Jaccoud. Oubliant les dizaines de milliers de francs économisés par les bénéficiaires du contrôle des loyers au cours des décennies, oubliant que ces économies ont permis à ces heureux locataires de consommer et de voyager davantage que les locataires victimes de la discrimination susmentionnée, elle prétend, « au nom de la justice sociale », interdire aux propriétaires vertueux de faire payer la plus grande partie de leurs investissements écologiques par les locataires privilégiés. (...)

Jean-Noël Cuénod: Le fond de l’air effraie

Avalanches de sinistres : 5000 tonnes de produits chimiques partent en fumée à l’usine Lubrizol à Rouen ; quatre fonctionnaires de la Préfecture de Police à Paris sont tués à coups de couteau par un de leurs collègues qu’un autre policier a dû abattre ; la piste d’un attentat salafiste est privilégiée ; un lycéen de 15 ans poignardé à mort aux Lilas (Seine-Saint-Denis) alors qu’il s’interposait entre deux bandes rivales ; cortèges de policiers criant leur colère devant la vague de suicides qui sévit dans leurs rangs en raison de leurs conditions de travail[1], cortèges des personnels hospitaliers faisant état du même désarroi[2] ; mercredi 2 octobre, le Sénat annonce l’effarant résultat d’un questionnaire : sur les 3978 élus locaux qui ont répondu, 92% d’entre eux affirment avoir été victimes de violences, de l’incivilité jusqu’à l’agression physique en passant par la menace et l’injure[3]. Une rentrée comme celle-ci, on aimerait bien en sortir ! En lui-même, chacun de ces évènements illustre le profond mal-être qui prend racine en France. Toutefois, avec une telle accumulation en un bref laps de temps, on a dépassé le stade du mal-être pour atteindre celui d’un bouleversement social d’une rare ampleur. Tous les pays occidentaux en sont traversés. Pourquoi eux ? (...)

Djemâa Chraïti:« L’art est la rupture du silence»

« L’art est la rupture du silence » dixit le compositeur Dimitri Chostakovitch. Je viens de terminer ses mémoires et reste persuadée que nous avons rendez-vous avec les livres. Je suis tombée sur un ouvrage traitant de la vie du compositeur Chostakovitch en me promenant aux Bastions, posté entre les grilles du parc à hauteur de la rue Saint-Léger, parmi une trentaine d’autres livres ainsi exposés dans la rue. D’emblée, il a attiré mon regard, un livre noir, épais de 321 pages, édité chez Albin Michel et qui semblait me faire de l’œil, sur la première page d’une minuscule écriture, on peut y lire Sarah Dorian, novembre 87 et qui rappelle à qui appartenait l’ouvrage. Hallucinant ! Terrorisant, les rapports des artistes sous Staline tous mis sous tutelle. (...)

Edmée Cuttat: Polar remarquable, ”Roubaix, une lumière” décroche le Bayard d'Or

Il avait été ignoré par le jury cannois en mai dernier. Sous la présidence d’André Téchiné, celui du FIFF (Festival international du film francophone) dont la 34e édition vient de se tenir à Namur, a réparé cette incompréhensible oubli. Il a en effet décerné on ne peut plus logiquement son Bayard d’Or du meilleur long-métrage en compétition officielle à Roubaix, une lumière, du Français Arnaud Desplechin. C’est la première fois que le fer de lance du cinéma d’auteur français s’attaque au polar. Il livre avec Roubaix, une lumière, un film noir, métaphysique, singulier, sublimé par le face-à-face entre Roschdy Zem, Léa Seydoux et Sara Forestier. Les trois se révèlent impressionnants dans cette affaire à la Simenon, à la fois sinistre et banale. Plus particulièrement Roshdy Zem, qui compose un policier taiseux tenant à la fois du prêtre, de l’assistant social et du psychanalyste. (...)

Mireille Vallette: Assassinats de Paris: le «19h30» gagne la timbale!

Qu’ils étaient émouvants ces journalistes français en cet après-midi du jeudi sanglant! Ils ne voulaient pas suggérer un instant que l’islam et son converti pouvaient être liés à l’assassinat de quatre policiers dans le saint des saints du renseignement. Et de répéter les bobards de Castaner qui savait déjà l’essentiel. Les plus audacieux osaient tout de même: «Il était converti, mais jusqu’ici, rien, strictement rien n’indique que sa religion ait quoi que ce soit à voir avec ses crimes.» (...) Qu’allait dire «Le 19h30», émission phare du service public? On imagine une fine équipe se demander: que retenir? quelles certitudes ? quelles hypothèses? que passe-t-on à l’antenne? Les rois de l’info ont fini par trouver: RIEN! Le sémillant présentateur Philippe Revaz n’a pas dit un mot du sujet. Idéologie? Incompétence? Neurones fatigués? Difficile de trouver la moindre explication. (...)

Jean-S Gowrié: Tuerie islamiste (islamiste ?) au cœur du pouvoir à Paris

(...) Ainsi, après les 24 premières heures, indispensables à l'endormissement collectif, où le tueur est tantôt un père de famille tranquille, tantôt un merveilleux voisin "discret" (ce dernier qualificatif est d'une importance absolue) et où les voisins sont "choqués" de découvrir qu'il s'agissait de ce Monsieur qui les aidait à résoudre les problèmes de leurs ordinateurs, on découvre, quelle surprise, que le Monsieur en question s'était converti à l'Islam ("religion" de tolérance et d’amour comme chacun le sait) depuis un peu moins de 2 ans, 18 mois très précisément (on se demande où cette "information" avait pu être dénichée). Mais rien de très alarmant. Ce fut un charmant Monsieur, sourd et muet (on découvrira plus tard que sa "surdité" était partielle et qu'il s'exprimait sans aucun problème) tellement tranquille et impeccable qu'il possédait la carte...secret défense. C'est-à-dire qu'il était au cœur du pouvoir et qu'il avait potentiellement accès aux informations les plus secrètes, ce d'autant qu'il était...informaticien. Les heures passent, tout comme les spécialistes de la chose et on découvre (quelle surprise, de nouveau) que l’énergumène en question s'était islamisé en 2008 déjà (comparez cela aux 18 mois initiaux) et qu'en 2015, il s'était ouvertement réjoui des tueries de Charlie Hebdo et de Paris. (...)

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