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Pierre Kunz: La ”fin d'un monde” mais pas du monde

Rémi Mogenet: Gouffre de Cabrespine. Djemâa Chraïti: La nouvelle de l'été - La leçon. Pierre Jenni: Le roi est mort, vive le roi ! Pascal Décaillet: Le soliloque du fou, dans la verticalité du soleil. John Goetelen: mon image culte.

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Pierre Kunz: La ”fin d'un monde” mais pas du monde

Dans une interview qu’il a récemment accordée à la TSR, Guy Mettan disait son inquiétude à propos de « la rupture de la concertation multilatérale, qui contrairement à ce qu’affirment les Occidentaux, vient selon lui, non pas des Etats voyous mais de notre propre camp ». Et de pointer la responsabilité des présidents américains qui se sont succédé depuis George W. Busch. De souligner aussi sa crainte de voir émerger un monde plus dangereux. Il convient de vérifier cette thèse et de relever d’abord que ce que nous avons cru être la naissance d’un âge nouveau, celui du multilatéralisme politique qui a suivi l’effondrement de l’Union soviétique, fut plus la conséquence du libre échangisme mondialisé que le résultat de la volonté politique occidentale. Et ce multilatéralisme, dont on constate l’effritement, ne pouvait durer, la mondialisation ayant remis en cause bien plus sévèrement qu’escompté, les rentes de situation dont jouissaient depuis des siècles l’Europe et les USA sur les marchés mondiaux. Eu égard à l’émergence économique et militaire chinoise et au bouleversement des conditions économiques et sociales des pays occidentaux, il n’est pas étonnant que les USA aient décidé d’adopter une politique plus interventionniste, protectionniste et unilatérale. (...)

Rémi Mogenet: Gouffre de Cabrespine

Puisque j’ai emménagé en Occitanie dans la région de Carcassonne, je fais du tourisme avec les membres de ma famille que j’accueille, et, après avoir visité la Cité de Carcassonne, assisté à un spectacle de chevaliers, exploré la Maison Hantée et visité la Basilique Saint-Nazaire, je suis allé au Gouffre de Cabrespine, immense et comme dévoilant que la montagne est creuse. Il y avait un Philosophe de la Nature allemand, peut-être Oken, qui disait que les cristaux, les gemmes, étaient des fleurs ou des fruits de la pierre, et certaines formations de cette grotte énorme le rendent patent. Les minéralogistes, selon le guide présent, n’expliquent pas certains cristaux qui ont l’air de fleurs, ou de gros flocons de neige. La forme est inattendue, mais féerique, et on croirait vraiment être au pays des Nains, ou des Gnomes, tel que Tolkien l’a peint. (...)

Djemâa Chraïti: La nouvelle de l'été - La leçon

Mon invitée Iris Mizrahi. Elle nage toujours plus loin, s’éloigne de la plage en direction de l’horizon. Le sable ondoie à l’infini sans la moindre aspérité dans une eau limpide et vide, tout au plus un poisson égaré à la recherche d’un rocher, pas une algue, pas un corail, rien d’autre que le dessin régulier du courant sous-marin sous son corps entraîné. Elle s’éloigne jusqu’à ce qu’il la perde de vue, qu’il se redresse de son linge et scrute la mer, sans réelle inquiétude, à peine une légère morsure à l’égo. Une de plus. Il a un avis sur tout. Surtout sur ce qu’il ne connaît pas. Elle a cessé de le contrarier, laisse couler sa logorrhée jusqu’à ce qu’elle se tarisse d’elle-même. - Regarde. (...)

Pierre Jenni: Le roi est mort, vive le roi !

Après les taxis, et tous ceux qui vont encore venir, voici les complaintes de la presse. Ce billet est une introduction au thème de la disruption numérique qui permet de se passer des intermédiaires et de s'improviser journaliste. Le sujet est vaste. Je me contenterai à ce stade de vous faire part de ce que je considère comme une mésaventure. Mais comme tout est relatif, j'en tire la substantifique moelle pour avancer et vous laisse seul juge. Le 23 juin 2019, Dominique Von Burg, ex rédacteur en chef de la Tdg et actuel président du Conseil suisse de la presse revenait sur les blogs avec cette introduction : "De retour après un long sommeil (de blogueur s'entend), je reprend ma croisade pour un journalisme indépendant et responsable." Interpellé par ce mea culpa du monde de la presse, je me suis fendu d'un commentaire qui n'a pas été publié. Je le reproduis ci-dessous avec la suite de nos échanges : (...)

Pascal Décaillet: Le soliloque du fou, dans la verticalité du soleil

Je ne crois absolument plus à la notion d'hommes politiques, ou de femmes politiques. Pour moi, c'est du passé. Dans une démocratie que j'entrevois comme idéale, il n'y a plus ni hommes, ni femmes politiques. Il y a des citoyennes et des citoyens - nous tous - qui, au suffrage universel, conduisent et déterminent, sur les grandes orientations, le destin de la nation. Pour la conciergerie des lois, le toilettage des virgules, on peut bien garder des Parlements. Mais le dernier mot, plus encore qu'aujourd'hui, c'est au corps des citoyens qu'il appartient. Mon système, j'en suis conscient, sera très difficile à mettre en place. Il ne s'agit surtout pas de créer une démocratie d'opinion, où la doxa serait souveraine, et où un simple clic, distrait, tiendrait lieu de bouton de vote. Il est inséparable, mon système, d'une élévation considérable du niveau de connaissance civique, donc de culture historique, des gens. C'est la tâche de l’École. C'est loin d'être gagné. (...)

John Goetelen: Programme Apollo : mon image culte

(...) Quitter la Terre Mère est déjà un exploit en regard de la longue marche de l’humanité. La regarder de si loin allait peut-être changer notre regard sur nous-mêmes. En tous les cas c’était bousculant et de nature à relativiser nos confrontations humaines: que valent nos humeurs et nos batailles en comparaison de l’extraordinaire mécanique de l’univers? L’image pouvait dire ceci: vue de là-bas la Terre n’a pas de frontières. Cela correspondait à un idéal. (...)

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