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Peter Loosli: Grand Genève, quand les Cours des comptes s'en mêlent…

Alain Meury: La densification vue de chez moi. Pascal Holenweg: Le Plaza, le pognon, le patrimoine et le gouvernement. Charly Schwarz: Libre-échange intégral et démocratie sont incompatibles. Gérard Meyer: Quel destin tragique que celui de l’Humanité.

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Peter Loosli: Grand Genève, quand les Cours des comptes s'en mêlent…

Revenant sur le récent audit de légalité et de gestion de la Cour des comptes (CdC) genevoise sur la malgouvernance des relations et actions extérieures de l'Etat de Genève et particulièrement les trams transfrontaliers vers Annemasse, Saint-Julien-en-Genevois, Saint-Genis-Pouilly et Ferney-Voltaire, il est crucial que les habitants du bassin de vie genevois se rendent compte de sa portée exceptionnelle, autant stratégique que financière. Fruit de l'autosaisine mise sur les rails par les magistrats de la CdC au vu des risques encourus par l'Etat de Genève et plus largement par l'agglomération du Grand Genève, cet audit susceptible de faire date, en toute transparence, tire son origine simultanément de la saisine en date du 7 mai 2017, introduite par le soussigné auprès de la Cour genevoise et par ricochet auprès de son homologue française. Le jour même de la divulgation de l'audit, les magistrats de Genève ont ainsi tenu à exprimer leurs remerciements formels, dans une lettre à mon attention, pour le dépôt de ladite requête citoyenne. (...) Prévue pour le jeudi 15 novembre prochain, la nomination formelle imminente du nouveau responsable genevois du comité de pilotage politique (GLCT Grand Genève) (...) est clairement de bon augure aux yeux des connaisseurs des questions régionales.

Alain Meury: La densification vue de chez moi

(...) Certes, et je le concède, des efforts sont faits pour que cette ville internationale ressemble enfin à une mégapole. Certes, les nouveaux immeubles font leur apparition dans toutes les rues du quartier et les surélévations des anciens apportent un peu d’esthétique à cette partie bien trop populaire de la Rive droite. Mais il reste encore plein de choses à faire. Qu’attendons-nous pour raser les dernières villas ouvrières ? Et ces petits commerçants qui occupent tant de mètres carrés, n’allons-nous pas enfin les déloger ? Je me réjouis d’entendre à nouveau le bruit des moteurs et des klaxons, de respirer cette odeur engageante de diesel et de sans-plomb. Actuellement, nous n’y avons droit que durant les heures de pointe, c’est-à-dire de 7 à 19 heures. Donnons-nous de la peine, soyons ambitieux, le bonheur absolu est à notre portée.

Pascal Holenweg: Le Plaza, le pognon, le patrimoine et le gouvernement

(...) "Le Plaza" risque fort d'être détruit parce que son propriétaire a réussi à convaincre qu'il ne pouvait en rentabiliser l'exploitation, et qu'il fallait donc revenir sur la décision de le protéger en le classant. Mais peut-on nous citer un édifice patrimonial genevois dont l'exploitation soit rentable ? Il est rentable, le Temple de Saint-Pierre ? Il est rentable, le Grand Théâtre ? ils sont rentables, les vestige archéologiques de St-Antoine ? Elle est rentable, la Tour Baudet ? Il est rentable, le Conseil d'Etat ? Oui, bon, d'accord, il n'a rien à faire dans cette énumération, le Conseil d'Etat. Du moins pour le moment. Mais le moment venu, il méritera sûrement d'y être. Quant à savoir à quel titre, on hésite entre la statue de l'indifférence et le monument de la complicité.

Charly Schwarz: Libre-échange intégral et démocratie sont incompatibles

Tentations du protectionnisme, fermeture des frontières, mise en œuvre de législations contraignantes, le libre-échange intégral s’accompagne paradoxalement du grand retour des états… Il est contesté dès lors qu’il compromet certaines questions jugées essentielles, comme l’emploi, la sécurité, la santé ou l’accès à l’énergie. Loin d’abolir l’espace, il redonne au contraire toute leurs forces aux singularités locales. L’incertitude face aux mutations du monde, la rapidité des changements suscitent en réaction une réaffirmation des identités locales, une réactivation des communautés d’appartenance : recherche de socles identitaires, montée des communautarismes, la mondialisation fragmente paradoxalement le monde. Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement parce que la majorité des personnes veulent pas…

Gérard Meyer: Quel destin tragique que celui de l’Humanité

Qu’est-ce qui fait que nous, humains, sommes périodiquement poussés à nous jeter à la gorge les uns des autres. Et clairement, nous nous approchons de plus en plus dangereusement d’un de ces moments. Tout le montre. Tout le prouve. Et pourtant, comme les moutons courant vers la falaise, rien ne semble pouvoir nous empêcher d’éviter ce funeste destin. (...) Chaque groupe vit pour soi et essaye simplement de survivre. Des politiciens opportunistes cherchent à tirer un profit personnel de nos désarrois cumulés. Nous vivons cela partout. (...) Et voilà que le Brésil vient d’élire un pur aspirant fasciste, nostalgique du régime militaire qui a eu cours dans ce pays. Et cela ne s’est pas fait suite à un coup d’état mais dans les urnes….

Edmée Cuttat: Pierre Salvadori amuse entre faux polar et farce macabre

(...) [Dans “En liberté!”,] Pierre Salvadori mise sur le couple fantasque, attachant, formé par Adèle Haenel (dans un registre peu habituel ) et Pio Marmai, les entraînant dans mille péripéties où ils avancent masqués. Entre faux polar, comédie dramatique et farce macabre, il propose un film original, joyeux, déjanté, violent, poétique, burlesque, romantique, aux accents oniriques. En surfant sur le deuil, l’amour, la paternité, la culpabilité et la rédemption. Tout cela fait beaucoup, mais ça marche.

Le groumeur genevois: De functus et autre Allo Ouine

Remonté qu'il était mon copain Julot c'matin à l'heure de l'apéro! On d'vait être une dizaine à siroter tranquillement nos bibines respectives quand il a déboulé vers le zinc en vitupérant: C'est quoi ces conneries d'Allo Ouine? C'est quoi ces merdeux déguisés en zombies qui viennent vous tauper à point d'heure de la nuit alors que j'suis peinard devant mon poste de téloche. C'est à peine s'ils m'ont dit bonsoir et y zont fait franchement la gueule quand je leur dit que j'n'avais pas de bonbons et que de toute manière c'était mauvais pour leurs chaniottes. Sont pas foutus d'attendre l'Escalade? Au moins là, tu peux les obliger à te raconter la Mère Royaume ou à te chanter les soixante-huit couplets du Cé qué l'ainô avant de leur filer un biffeton. Or donc on a bien essayé de lui expliquer les joies de la globalisation, rien n'y a fait (...)

Didier Bonny: « Le Grand Bain» : on y plonge avec bonheur

Comédie dramatique. Voilà une excellente définition pour un film certes par moments (très) drôles, mais dont l’humour repose avant tout sur les blessures de ses héros. (...) Tout n’est cependant pas parfait dans « Le Grand Bain ». Le début manque en effet un peu de rythme et quelques facilités scénaristiques tirent un peu trop sur la corde sensible. Mais pas de quoi gâcher l’impression générale sur la réussite d’un film très touchant dans lequel on plonge avec bonheur entre drame et comédie. (4 étoiles)

Pascal Décaillet: Le VRAI coup de fatigue d'Emmanuel Macron

La fatigue personnelle et physique d'Emmanuel Macron n'appelle pas de commentaire politique. On lui souhaitera même un prompt rétablissement. En revanche, la fatigue politique de la Grande Illusion Macron, après seulement 18 mois, est un véritable thème. Ce système trompeur, et tellement démagogique, visant à prétendre qu'on va "faire de la politique autrement", faire fi de l'Histoire, des ancrages profonds du pays, en "rénovant le paysage", bref les mêmes balivernes que Giscard en 1974, tout cela est déjà à bout de souffle. La Macronie s'épuise. Les vieux clivages vont resurgir, les personnes aussi. (...)

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