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Pascal Holenweg: PS genevois : du bon usage d'une crise(tte)

Nouvelle édition de notre revue des blogs publié sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève.. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Pascal Holenweg: PS genevois : du bon usage d'une crise(tte)

(...) Ni églises, ni armées, ni groupes thérapeutiques, ni offices de placement, les partis politiques ne sont que les instruments d'un projet politique. Et un parti politique, s’il veut être autre chose qu’un appareil gérant des plans de carrière personnels, doit reposer sur un mouvement social qui lui préexiste et lui donne naissance : le mouvement socialiste préexiste aux partis socialistes, et c’est la disparition de ce mouvement qui condamne ces partis. Notre tâche est bien de faire renaître ce mouvement. Or les partis socialiste et sociaux-démocrates (mais leurs concurrents ne sont pas en meilleur état : voyez le PLR genevois...) sont de moins en moins des partis de militants, et de plus en plus clairement et ouvertement des partis de cadres, des machines à élire, à placer, à former des « professionnels de la politique » dépossédant progressivement les citoyens, et finalement leur propre base, de tout pouvoir citoyen réel. Pour parfaire leur impuissance politique, les partis politiques tendent de plus en plus ouvertement à être, volontairement, de simples « caisses de résonance » de l’opinion publique telle qu’elle est, c’est-à-dire telle qu’elle est façonnée par la société qui la produit, quand ils ne se veulent pas le « relais des mouvements sociaux », voire le « parti du mouvement social », comme ils se voulurent à gauche le relais des syndicats, et parfois en furent le « bras politique ». Cette ambition, cependant, est aujourd'hui hors de leur atteinte (...)

Michèle Roullet: Se promener nu dans l’espace public

Nous vivons dans un monde moderne, où chacun revendique le droit de suivre ses croyances, sa religion, sa philosophie, sans entrave ni limite. Mais, où mènera cette demande illimitée de libertés individuelles ? - Pour certains, cette exigence de liberté se loge dans le droit, pour les femmes, de porter la burqa ou le niqab dans l’espace public. L’émission « Infra Rouge » (RTS, le 18.12.2019) a permis d’entendre des plaidoiries décoiffantes sur la liberté qui permettrait de choisir l’enfermement, l’exclusion ou le repli sur soi. La liberté reviendrait alors à suivre l’exhortation paradoxale du « obéis, sois autonome » ! Difficile de démêler les fils de cet écheveau dialectique ! (...) Pour d’autres, tels les membres de « l’Eveil des énergies naturelles » (EDEN), la liberté consiste à défendre le droit de déambuler nus dans les rues, les théâtres et plus encore sur les lieux de travail. En effet, parmi les dogmes de cette religion, qui s’enracine dans des croyances ancestrales de Sao Rico, la transcendance de l’âme ne peut s’exprimer que dans le renoncement, la simplicité et le dénuement (au sens littéral) de ses membres (bras, jambes, tête et corps tout entier). C’est pourquoi durant leurs célébrations, les fidèles chantent : (...)

Vincent Schmid: Le progressisme à l'assaut de Noël

Surtout ne dites pas trop fort que Noël est une fête spécifiquement chrétienne centrée sur la naissance du Christ! Vous passeriez au mieux pour un représentant en perte de vitesse de l'ancien monde, au pire pour un raciste impénitent, empêtré dans son particularisme. N'allez pas non plus vous aviser d'affirmer votre attachement spirituel à ce temps fort de l'année liturgique. Vous feriez rire à vos dépens tout ce que notre société compte de progressistes éclairés. Car il est entendu désormais que tout croyant sincère ne peut être qu'un intégriste menaçant ou un ravi de la crèche (c'est le cas de le dire!). Le progressisme a remplacé le credo par la bienveillance compatissante envers les sous-doués qui surnagent encore, au nombre desquels se compte votre serviteur. C'est que nous vivons maintenant sous le règne du relativisme depuis que tout un chacun revendique son droit à la différence. Le droit à la différence c'est le droit à ne s'autoriser que de soi-même. Avec une petite nuance tout de même (...)

Bruno Hubacher: Le World Economic Forum en fête

(...) Dans une interview accordée à la télévision suisse romande Monsieur Schwab se montre « inquiet du sort des laissés pour compte » dans la société, craint « une division profonde entre les générations » et redoute « l’impact écologique néfaste de l’activité humaine », déclare néanmoins « ne pas adhérer à la décroissance » et « met en garde contre le catastrophisme ». Pour Monsieur Schwab il n’y a pas d’alternative au capitalisme « On l’a vu, si l’économie est dirigée par l’Etat, cela conduit à une détérioration des ressources et à la corruption. Il faut trouver un chemin au milieu, entre l’étatisme et le néolibéralisme. » Deux phrases qui se contredisent. Primo, il n’y a aucune étude scientifique qui appuie la thèse selon laquelle un collectif de travail, sous le contrôle du secteur privé, travaillerait de manière plus efficace qu’un autre, dirigé par les pouvoirs publics. (...)

Claude Bonard: Genève entre calendrier julien et calendrier grégorien

Comme nous l'indique le Dictionnaire Historique de la Suisse, Genève attendit l'année 1701 pour adopter le calendrier grégorien. A l'aune de ce nouveau calendrier, la nuit du 21 au 22 décembre est donc la plus longue de l'année. Et suivez mon regard, ce fut celle de l'Escalade de 1602, que l'on célèbre toujours à Genève en fonction du calendrier julien, à savoir la nuit du 11 au 12 décembre. Pour le duc de Savoie, l'attaque a bien été planifiée pour la nuit du 21 au 22 décembre. Pourquoi a-t-on attendu l'année 1701 pour changer de calendrier? tout simplement parce que les Genevois ont alors suivi les exemples de Zurich, Berne, Bâle et Schaffhouse et Neuchâtel qui alignèrent leur calendrier sur celui des Etats protestants allemands. Et les Conseils de Genève décidèrent alors de garder pour la célébration de l'Escalade la date de la nuit du 11 au 12 décembre 1602 vu la proximité trop grande de la date du nouveau calendrier avec celle de Noël.

Pascal Décaillet: l'Allemagne choisit son destin

(...) Trois quarts de siècle d'atlantisme en Europe, particulièrement ravageur sur le destin allemand, ça suffit. Il est temps, largement, que l'Allemagne retrouve le souffle d'un Willy Brandt, celui d'une Ostpolitik des intelligences et des âmes, fondée sur l'Histoire, surtout pas la gloutonnerie vulgaire d'un Kohl, lorsqu'il a avalé d'un coup la DDR, pour lui injecter de force les capitaux de l'Ouest. L'Allemagne a raison de regarder vers l'Est pour une partie de ses ressources énergétiques. Et à l'Est, c'est comme ça, il y a un très grand pays, qui s'appelle la Russie. Les nouveaux dominions américains de l'Europe orientale (qui sont dans l'Otan, et n'ont rien à y faire) s'inquiètent de cette collaboration germano-russe. Vieille Histoire, constamment rejouée, sans cesse recommencée. Renseignez-vous sur la Guerre de Sept Ans (1756-1763), vous verrez. (...)

JF Mabut: TX Group imprimera-t-il encore des journaux dans 8 ans?

(...) TX Group donc. TX pour Technology Exchange. Faut-il en conclure que l'information n'est plus le cœur de cible du premier éditeur de Suisse? Ce serait sans doute aller un peu vite en besogne. Mais, comme Ringier, le groupe zurichois est en transformation. Il cherche de nouveaux marchés. Tout espoir n'est certes pas perdu. Après l'euphorie de la nouveauté, les réseaux sociaux vont sans doute rentrer dans le rang. Mais, entre les gratuits, imprimés ou non, et les mooks, y aura-t-il une place pour des médias généralistes quotidien d'actualité imprimés ou en ligne, financé par le seul marché des abonnés et de la publicité? (...) Comment réinventer les infos générales et politiques qui font corps avec la démocratie, le vivre ensemble, le café du matin, les articles qu'on diffuse d'un clic sur son réseau social favori? Que sera une société sans presse quotidienne? Sera-t-elle plus ou moins juste, plus ou moins libre, plus ou moins solidaire, fraternelle? Merci de vos réponses.

John Goetelen: Tonnerre de Brest ! Des urinoirs défient l’égalité Elles doivent être trop moches pour faire carrière à Hollywood. Aucun producteur n’a voulu d’elles contre un rôle dans un film. Et Weinstein, pas trop regardant sur l’exposition des chairs hollywoodiennes, est hors service. Alors elles ont cherché une autre opportunité de se faire connaître et, qui sait, de grappiller des subventions publiques et des dons. Et elles ont trouvé. C’est moins glorieux certes, mais carrément plus accessible: les urinoirs de la gare de Brest. Quel est le problème? Ils seraient un symbole sexiste outrageux. Probablement un ersatz de patriarcat fécal et de colonialisme urinaire. C’est la nouvelle grande cause que défendent des membres d’une association féministe non identifiée. Elles ont sauté sur le tweet d’une internaute qui dénonce, selon ses termes, une « pépite sexiste ». De La Voix du Nord: (...) http://hommelibre.blog.tdg.ch/archive/2019/12/21/tonnerre-de-brest-des-urinoirs-defient-l-egalite-303284.html

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