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Olivier Perroux: La nouvelle lutte des classes

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Olivier Perroux: La jeunesse, le climat et la nouvelle lutte des classes

Le contraste automnal est saisissant. En occident, la jeunesse s’élève contre ses édiles pour réclamer des mesures urgentes pour sauver le climat. Cet élan a donné en Suisse une brillante victoire des Verts aux dernières élections. En bien d’autres endroits, à commencer par Hong-Kong, au Chili, au Liban, etc, la jeunesse aussi est dans la rue, mais pour réclamer la liberté et une vie meilleure. En d’autres mots, un meilleur accès à une consommation de masse. (...) Difficile depuis l’Europe d’en vouloir à ces autres soulèvements, qui sont poussés par des populations qui polluent bien moins que le Suisse moyen. Certes, le visage de ces mouvements populaires est politique, mais ses dimensions économiques et sociales sont sans doute plus importantes. L’un des éléments déclencheurs du soulèvement au Liban est un projet de taxation de l’application de communication WhatsApp. Tout un symbole. Cette future confrontation s’annonce rude. Les occidentaux pollueurs qui imposeraient des restrictions de libertés au monde entier sous prétexte que le climat se dérègle ne peut que réveiller les vieux démons du colonialisme. (...) Si Marx a vu juste, la confrontation à venir sera terrible. (...)

Jean-Marc Guinchard: Le scoop de la semaine passée

(...) Les jeunes UDC et JLR soutiennent les candidatures de Hugues Hiltpold et Céline Amaudruz… Au-delà de la surprise, voire de la répulsion provoquées par cette étonnante annonce, comment la comprendre? Hugues Hiltpold, candidat de valeur, certes peu enclin aux effets de manches et préférant le travail de fond, a montré au CN sa volonté de défendre Genève et de mettre en valeur notre canton. (...) Céline Amaudruz..., donnez moi juste quelques actions qu'elle aurait menées ces derniers quatre ans en faveur de Genève, de sa population et de son rôle international. Parfaite caisse de résonance de son parti, en particulier de sa droite la plus dure et alémanique, elle a juste gesticulé quelque peu ces derniers mois, campagne électorale oblige...De plus, son épisode éthylique d'il y a deux ans (...) Cette alliance, ce n'est même pas le mariage de la carpe et du lapin, c'est une mésalliance , un accord contre nature dont on pourrait sourire si les choses n'étaient pas aussi sérieuses.

Sylvain Thévoz: Qui veut faire l’ange fait la bête

(...) La pureté, l’innocence, s’ils ne sont que mimés, ouvrent la porte au retour de la bête : à l’égoïsme, l’aveuglément, le mensonge. Comme dans Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde quelque chose à l’intérieur porte trace des coups de Jarnac et trahisons. Les comptes seront soldés. Je me méfie comme un chien désormais de ceux qui sourient trop, qui trempent leurs fins de phrases dans du chocolat comme des churros, se donnant des airs de petits angelots goguenards ou de visages peints de poupées russes. Je fais le scarabée devant tant de contorsions, de volontés de prendre le vent toujours du bon côté. A la manière dont l'un salue, on devine le cliquetis d'une mécanique sordide de double jeux, de manigance. Prudent comme le teckel, je préfère faire la bête qu'être pris pour une poire. Développer un œil de lynx m’a conduit à me méfier des donneurs de leçons, de ceux qui n’ont jamais les mains sales. Comme Maïakovski, je me suis oursifié….

Rémi Mogenet: Sagesse et vertu

Un combat a lieu ici, qui me rappelle le mot plaisant du roi de Sardaigne Charles-Félix, comparant le Piémont, qu’il n’aimait pas, à la Savoie, qu’il aimait. Car, selon lui, le premier était constitué de deux sortes de gens, les pieux ignorants et les savants impies. Il affirmait qu’on y était soit religieux dans la stupidité, la crédulité, l’abrutissement, soit savant dans l’impiété, l’irréligion, le mépris des choses saintes. Quant à la Savoie, elle unissait les deux, disait-il, la piété et l’intelligence – et quand les deux sont unis, soit dit en passant, c’est ce qu’on appelle la sagesse. Il n’est pas difficile de voir que la tendance française, malgré la communauté de langues, n’est pas tant celle de la Savoie que du Piémont, car c’est un pays qui se pique d’intelligence, d’intellectualisme, mais aussi de rejet de la religion, de mépris des croyances traditionnelles. (...) Vaugelas, qui était savoyard, disait des ouvrages de François de Sales, en particulier le Traité de l’amour de Dieu, que pour l’apprécier, il fallait être à fois très pieux et très docte, et que cela ne se rencontrait que rarement. (...) Souvent les plus grands poètes sont les deux. C’était le cas de Goethe, par exemple, ou de Tolkien. C’était aussi le cas de Rudolf Steiner, à mes yeux (...)

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