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Olivier Perroux: Le grand retour du café crème genevois

Simon Brandt: Conseil administratif : sans peur et sans vergogne. Pascal Décaillet: Un monde sans notes de frais. Gorgui Ndoye: Toussaint ! Elle fut rouge, en 1954 pour le grand peuple d'Algérie ! Jacques-Simon Eggly: L’Initiative anti-suisse. Claude Bonnard: Concile de Constance et rue de Coutance.

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Olivier Perroux: Le grand retour du café crème genevois

A une question anodine qui demande au Conseil administratif de la ville de Genève d’éclaircir les élus sur leurs frais remboursés, la réponse claque: « Oh les indemnités, c’est juste de quoi se payer un café crème de temps en temps ». Après enquête, le « café-crème » de ce Conseiller administratif se révèlera être plus élevé que le salaire d’un Conseiller d’Etat. Malaise. Fiction? Non, échange réel en Ville de Genève qui lança en 1966 l’affaire des indemnités. De quoi faire rire la République entière plusieurs années et changer totalement la donne. A la suite de l’affaire, l’exécutif genevois se professionnalise dès 1969 et tous ses membres (sauf Claude Ketterer, le petit dernier pas concerné) sont éjectés par le peuple lors des élections de cette même année. Basta et on en parle plus. Enfin… jusqu’à cette semaine. Un demi siècle plus tard et pas une ride. Seul changement: la liste à la Prévert des remboursements publiée en 1967, allant des frais de lunettes aux pneus de voiture n’a pas les mêmes libellés. (...) La nouvelle affaire des indemnités est cependant très riche en enseignements. (...) Il serait heureux que le verdict de cette affaire soit identique à celui de 1969. (...)

Simon Brandt: Conseil administratif : sans peur et sans vergogne

(...) S'il est normal que des magistrats soient remboursés pour leurs frais de représentation, il ne l'est par contre pas qu'ils abusent de leurs fonctions afin d'en tirer avantage pour des dépenses personnelles dont le total cumulé représente, pour la seule année 2017, plus de 120'000 francs Alors que le Conseil administratif se fait le chantre d’une culture éthique exemplaire, il est navrant de constater qu'il a fallu une auto-saisine de la Cour des comptes pour mettre fin à des pratiques qu'on pensait révolues et qui vont à l'encontre de la bonne gestion des deniers publics. Nous attendons ainsi avec impatience la réaction de leurs partis politiques respectifs pour voir s'ils auront la même sévérité que celle dont ils font preuve sur d'autres affaires qui n'ont, jusqu'à preuve du contraire, pas coûté un seul franc d'argent public au contribuable. (...)

Pascal Décaillet: Un monde sans notes de frais

Au lieu de constamment s'étrangler de déception face aux élus, demandons-nous plutôt si nous allons encore avoir éternellement besoin d'élus. La Révolution numérique, le partage des connaissances, la mise en réseau du savoir, tout cela rend de moins en moins nécessaire la présence simultanée, pendant trois semaines, quatre fois par an (je prends le cas de la Suisse) d'élus pour pondre des lois. (...) Les nouvelles formes de citoyenneté sont à inventer. Les outils existent déjà, existeront de plus en plus, pour que le suffrage universel, dûment formé et informé, supplée progressivement ces assemblées de notables où le tutoiement consanguin remplace le glaive de la lutte des idées. Un monde sans notes de frais. Un monde sans Nomenklatura. Un monde délivré des oligarques et des corps intermédiaires. (...)

Gorgui Ndoye: Toussaint ! Elle fut rouge, en 1954 pour le grand peuple d'Algérie !

(...) Le 1er Novembre? Le jour où les fellaghas d'Algérie, comme je le rappelais, empruntèrent le chemin inéluctable pour la libération de l'Afrique coloniale française ! Oui, oui, oui ! N'en doutez pas ! 1954, on était, certes, à quelques années du Discours historique de de Gaulle à Brazzaville annonçant l'autodétermination, des massacres indicibles perpétrés par l'armée française à Sétif et à Guelma! (...) Que vient faire l'Afrique noire là dedans, et le Maroc et la Tunisie? Eh bien, pour notre gouverne, la France décide pour mieux s'occuper de son Algérie française de se débarrasser des deux ailes : le Maroc et la Tunisie à qui elle donna sur un plateau d'argent l'indépendance et pour les pays du Sahel francophone, la France retarde l'échéance et propose la Loi Cadre ou Deferre qui accorde l'autonomie aux colonies et ouvre la voie à leur indépendance entre 1958 et 1960. De même l'Algérie doit aussi cette indépendance acquise dans le sang à l'exemplaire solidarité des pays d'Afrique nouvellement libres qui ont défendu ses intérêts aux Nations Unies dans ce qui sera appelé la "Question algérienne". Vous voyez que nous sommes obligés de nous entendre mais faudrait-il nous connaître assez à défaut de nous aimer de nous respecter les uns les autres en nous débarrassant des complexes d'infériorité et de supériorité ! Vive l'Algérie ! Vive l'Afrique !

Jacques-Simon Eggly: L’Initiative anti-suisse

(...) Dans le journal le Temps du lundi 29 octobre, le Conseiller d’Etat Piere Maudet a parfaitement décrit le décrochage qu’un succès de l’Initiative entraînerait, au détriment de la Suisse en tous domaines, et aussi de Genève évidemment. On a un exemple qui concerne nos universités, nos hautes écoles, nos chercheurs et nos étudiants. Depuis le fameux vote de l’Initiative contre l’immigration de masse, impliquant l’Accord avec l’UE sur la libre circulation des personnes, notre participation aux programmes européens de recherche a considérablement diminué. On mesure mal, —mais elles seront inéluctables—, les conséquences dommageables pour la haute formation en Suisse, base sur laquelle s’appuie notre économie et donc condition de notre prospérité. Alors, comment peut-on prendre un tel risque ? Cela nous fait penser au débat que nous avons mené, il y a un an, avec Christoph Blocher. Ce dernier, parlant du projet d’Accord institutionnel avec l’UE a fait une déclaration étonnante. Comme entrepreneur, a-t-il dit, je devrais être pour ; ce que me disent mes collègues entrepreneurs. Mais tant pis si c’est plus difficile. Je suis un patriote et pour moi prime la sauvegarde de notre souveraineté et de notre démocratie, lesquelles sont liées à notre histoire et notre identité. N’est-ce pas une belle déclaration ? Or, elle ne correspond nullement à notre histoire. (...)

Claude Bonnard: Concile de Constance et rue de Coutance

L'Histoire est riche en curiosités et incongruités s'agissant de l'étymologie des lieux. C'est le cas de la rue de Coutance à Genève, qui tire son nom de la cité de Constance. C'est en effet à Constance que Sigismond de Luxembourg, futur Empereur romain germanique convoqua le 1er novembre 1414 le concile qui va durer quatre ans et qui aboutira à la réunification de l'église catholique romaine qui comptait jusqu'ici trois papes se disputant la tiare pontificale ! L'histoire – ou la légende - veut que Le 10 juillet 1415 Sigismond revenant de Constance accompagné de l'évêque de Genève Jean de Bertrand entra dans la cité par la porte de Cornavin et chemine par la rue menant au pont bâti franchissant le Rhône en l'Île. (...)

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