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Olivier Bot: Le livre qui montre que la gauche morale fait tout faux

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Olivier Bot: Le livre qui montre que la gauche morale fait tout faux

«Un livre capital: l'analyse politique la plus percutante pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui nous vient d'un Anglais». Ce jugement du démographe et historien Emmanuel Todd sur un livre numéro 1 des ventes en Grande-Bretagne, ne peut que provoquer la lecture. Dans "Les deux clans", David Goodhart, ex-journaliste du Financial Times et fondateur du magazine remue-méninges britannique "Prospect", explique pourquoi on en est arrivé au Brexit en Grande-Bretagne, à l'élection de Trump aux États-Unis, aux démocraties illibérales de l'Est, voire aux régimes autoritaires turcs ou russes actuels. Pas mal pour un livre. Or la promesse est tenue. Elle l'est d'autant plus que l'auteur devrait provoquer la réflexion chez les gens de gauche. (...)

Jean-Dominique Michel: Coronavirus, la presse, Dr Jekyll et… ?!

(...) A cette action utile et vertueuse s’en est ajoutée une autre, avec un sensationnalisme à l’inverse de cette pondération : fil d’actualité en direct avec toute la dramatisation associée, et des gros titres confinant à la débilité, comme : CORONAVIRUS, PREMIER MORT EN FRANCE ! En fait, il s’agissait d’un homme de 95 ans (!) Ou encore : « ITALIE : LE SEUIL DES 200 VICTIMES DÉPASSÉ ! » là où la mortalité annuelle globale est de 647'000 personnes ! Ou encore « ÉTATS-UNIS : DÉJÀ HUIT MORTS ! » Dans un pays de 330 millions d’habitants, autant mouraient dans le même temps en glissant sur le carrelage de leur salle de bains… Bref, une absurdité allant complètement à l’inverse de l’information journalistique de qualité, et nourrissant évidemment les démons de la panique. Les autorités sont prises dans la même boucle (...)

Edmée Cuttat: ”O Fim do Mundo”, film de résistance sur une jeunesse lisboète meurtrie

(...) S’inspirant de leurs histoires, mêlant la réalité et la fiction en créant un univers parallèle, le cinéaste dresse dans O Fim do Mundo le portrait d’une jeunesse meurtrie, à travers des personnages dont on a volé l’enfance. Ils ont perdu leur innocence et prônent les vertus du crime à l’ancienne. Humaniste, l’auteur aime valoriser, mettre en lumière des gens qui ne le sont pas, leur donner de la visibilité à travers le cinéma, leur rendre une dignité et une parole qu’on leur refuse. Dans cette favela il magnifie les habitants, à l'image de Spira qui, tel un ange noir, la traverse en essayant de voir plus loin en dépit d'un avenir bouché. «J’ai voulu faire un film de résistance, sur la fin d’un monde, d’un quartier, d’une génération, représenté par cet endroit, un des derniers maquis où on peut vivre autrement.» Pour lui, c’est une résistance à la normalisation qui lui fait peur, à la modernité. (...) Comme le relevait le directeur de l’OMS, « notre plus grand ennemi à ce jour, ce n’est pas le virus lui-même. Ce sont les rumeurs, la peur et la stigmatisation. » Les médias de ce point de vue-là sont pris entre leur compétence à donner une information de qualité et leur besoin de séduire en masse ses consommateurs…

Mireille Vallette: «La liberté de la recherche» permet de se pencher sur les moyens de discriminer les héritières

Je vous l’avais révélé en novembre dernier: le Centre suisse islam et société (CSIS), organisme financé par les pouvoirs publics et censé favoriser l'intégration des musulmans, a commis un document surréaliste intitulé «A propos de l’héritage. Usages et enjeux pour les musulman·e·s de Suisse». Il explique aux adeptes d’Allah la manière dont le droit suisse permet d’appliquer certains préceptes divins, préceptes parfaitement discriminatoires à l’égard des femmes. (...) Trois Bureaux de l’égalité entre hommes et femmes, Valais, Vaud et Genève, nous ont répondu en nous renvoyant à leur Bureau central, vu que « le droit des successions est du droit fédéral ». Le sujet de la discrimination des musulmanes étant brûlant pour nos féministes, le Bureau fédéral de l’égalité s’est fait souffler la réponse par le Secrétariat d’État à la formation à la recherche et à l’innovation (SEFRI). Le SEFRI auquel nous n’avions rien demandé et qui nous a envoyé quelques jours plus tard un copier-coller du Bureau de l’égalité. Voilà les «arguments» de ces deux entités: (...)

Marc Schindler: Pédophilie : l’omerta en noir et blanc

Les soutanes et les blouses blanches partagent une même passion pour l’omerta sur la pédophilie. On n’en parle pas, on ne dénonce pas les coupables, on les change de poste ou on les met en garde avant de les laisser poursuivre leurs crimes. A chaque jour, son scandale : le cardinal Barbarin était accusé de ne pas avoir dénoncé un prêtre coupable d’abus sexuels. Le saint homme avait déclaré : « Dieu merci, les faits sont prescrits ». La justice l’a relaxé et le pape a fini par accepter sa démission. En Suisse, l’évêque Charles Morerod est accusé d’avoir couvert les abus sexuels d’un des prêtres de son diocèse. A la TV, il botte en touche : « Si vous savez quelque chose, dites-le à la police, pas à moi ». (...) A chaque fois, on découvre que dans l’Eglise catholique comme à l’hôpital, on savait. Des plaintes avaient été déposées, toutes classées sans suite. L’Ordre des médecins était au courant des condamnations, il les avait transmises aux autorités de santé. Pas de réponse ! Et la justice ? (...) Ordre et obéissance sont les vertus cardinales du caducée et du goupillon.

Bruno Hubacher: Così fan tutte

Une amende de 5 milliards de francs pour l’organisation d’une série de tournois de golf, c’est sévère. Mais, c’est bien le montant que la justice française a décidé d’infliger à la banque Suisse UBS, en avant-dernière instance. Elle n’a pas goûté le démarchage de potentiels fraudeurs fiscaux sur son territoire, à coup d’événements VIP et autres cachotteries. On pourrait objecter que la France, championne mondiale de l’évasion fiscale, est autrement plus clémente quand il s’agit de coincer ses propres pêcheurs de haut vol. Mais, c’est de bonne guerre, on suppose. Toujours est-il, les parlementaires suisses n’ont que moyennement apprécié, enfin, la droite bourgeoise qui dirige le destin de ce pays. Ainsi, les représentants du parti des petites gens et de l’identité nationale UDC, secondés par le « junior partner », la droite libérale PLR, proposent un aménagement fiscal pour l’établissement éprouvé, ceci, à peine quelques mois après l’adoption par le peuple suisse d’une énième réduction fiscale des bénéfices des sociétés, sur fond de traitement égalitaire entre multinationales et entreprises domestiques, le « jackpot » pour des instituts indigènes comme l’UBS. Confortés par le plébiscite du Souverain, certains députés semblent se sentir pousser des ailes. La manoeuvre politique ressemble furieusement au volet fiscal de la saga « Société Générale », tragi-comédie qui avait fini en queue de poisson. (...)

David Frenkel: Roman Polanski rejoint par l'Histoire

Le journal Le Parisien nous rapporte qu'un membre du gouvernement français Frank Riester, ministre de la Culture, a déclaré que le César du meilleur réalisateur attribué à Roman Polanski, ciblé par plusieurs accusations de viol constitue “un facteur de discorde” qui a des répercussions “bien au-delà” du monde du septième art. On ne peut qu'être outré par cette déclaration. Il est scandaleusement paradoxal que le réalisateur Roman Polanski portant avec talent l'affaire Dreyfus à l'écran devienne lui-même victime de cette France dreyfusarde. Oui, il est honteusement invraisemblable que, comme le capitaine Louis Dreyfus, l'on jette en pâture à la vindicte populaire, un homme que l'on accuse de crimes graves, mais pourtant dont l'unique procès qui lui a été intenté s'est soldé par un non-lieu. (...)

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