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Olivier Baud: La santé des enseignant.es et des élèves d’abord !

Nouvelle édition de notre revue des blogs publiés sur le forum blog.tdg.ch de la Tribune de Genève et dans notre Webzine. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Les blogs sont publiés sous la seule responsabilité de leur auteur. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Olivier Baud: La santé des enseignant.es et des élèves d’abord !

Enseigner à distance n’est pas enseigner. L’école, depuis la fermeture des établissements le 16 mars pour raisons sanitaires, ne fonctionne plus véritablement. Pourtant, le corps enseignant travaille plus que jamais et s’épuise pour garder le lien avec les familles et proposer des activités aux élèves. Cette situation paradoxale, où le personnel est contraint de renoncer à dispenser les prestations sous la forme habituelle tout en devant réinventer en quelque sorte son métier, crée des conditions de travail éprouvantes. La crise actuelle met aussi en évidence le défaut de moyens accordés à la formation et le prix à payer des économies réalisées depuis des années sur le dos des profs et de leurs élèves. La tentation de rouvrir les classes pour pouvoir à nouveau entretenir une vraie relation avec les élèves, condition indispensable à l’acquisition des compétences et connaissances, est grande. Mais si l’idée de reprendre un enseignement digne de ce nom, d’assurer la progression des apprentissages est compréhensible et tout à l’honneur de la profession enseignante, il ne faut pas succomber au piège des intérêts économiques et de l’argument pédagogique. La santé des enseignant.es et des élèves prime sur toute autre considération ! (...)

Roger Deneys: vers une mise en oeuvre économiquement catastrophique ?

Ce mercredi 29 avril 2020, le Conseil fédéral a annoncé la reprise d'une politique de tests systématiques pour détecter les personnes contaminées. Il faudrait évidemment saluer cette décision mais, malheureusement, la Confédération agit une fois de plus - après le #parmelicide - de façon scandaleuse, en refilant la patate chaude financière aux cantons, sans rien prévoir pour assurer la gratuité des tests ou des allocations pertes de gain pour les personnes mises en quarantaine préventive. (...) Quant à la réouverture des écoles, même question : que se passera-t-il en cas de test positif d'un élève ou d'un enseignant ? Tous les autres élèves de la classe seront-ils mis en quarantaine et testés à leurs propres frais ? La décision de la Confédération de refiler la patate chaude financière aux Cantons, sans même forcer les caisses maladie à prendre en charge l'entier des coûts de ces tests, indépendamment des franchises, est véritablement scandaleuse, mais il ne suffit pas de pleurer et d'accuser les autres. Il est donc URGENT que le Conseil d'État genevois décrète la gratuité des tests effectués dans le cadre du dépistage systématique ET qu'un mécanisme de pertes de gains soit créé pour les périodes de quarantaines préventives ! (...)

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch

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Alfonso Gomez: Pas de sauvetage du secteur aérien sans protection climatique !

(...) Il faut aider les compagnies aériennes, mais qu’à la condition que celles-ci s’alignent sur les objectifs climatiques de la Suisse. Nous devons exiger que cette aide soit soumise aux conditions suivantes : 1) entamer immédiatement des négociations internationales pour prélever une taxe CO2 sur le kérosène et intégrer le trafic aérien dans l’Accord de Paris sur le climat ; 2) transférer le transport aérien de courte distance sur le rail en développant les lignes ferroviaires internationales et les trains de nuit ; 3) instaurer un moratoire sur l’extension des infrastructures aéroportuaires ; 4) créer un fonds à l’intention des employé.e.s souhaitant se reconvertir ou se perfectionner afin de leur offrir de nouvelles perspectives professionnelles ; 5) conclure avec les compagnies aériennes et les exploitants aéroportuaires une convention d’objectifs pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

Michèle Roullet: Que les collégiens revoient leur copie !

(...) Je soutiens tout à fait la demande des collégiens ainsi que la décision prise par Mme Emery-Torracinta. Il faut savoir raison garder ! Annuler les examens finaux n’est pas une tragédie et ne prétéritera pas les collégiens. (...) Ce n’est pas la première fois, dans l’histoire, que des élèves sont privés d’école ! Après le débarquement, les bombardements sur les villes françaises et belges ont fermé les écoles pour une durée de plus de six mois, sans que le système scolaire ne s’écroule ou que les jeunes aient à souffrir de lacunes académiques. (...) En revanche, elle a eu tort d’accepter la missive signée par une quinzaine de collégiens sans exiger qu’ils revoient leur copie ! N’est-il, en effet, pas inconcevable que des collégiens osent écrire à la présidente du département de l’instruction publique, pour lui adresser une demande, en libellant leur prose ainsi : « Nous nous trouvons dans un état d’incertitude totale […] Des milliers de messages fusent sur les différents réseaux, envoyés par des étudiant.e.x.s inquiet.e.x.s de leur sort » (ibid.) Comment ces collégiens ont-ils l’outrecuidance de s’adresser à la tête du DIP en violant les règles de la langue française ? S’interroger sur le récepteur (à qui est destiné cette lettre ?) est pourtant une règle rhétorique élémentaire. Ces jeunes, croient-ils écrire un tract pour le mouvement LGBTQI ? En 2010, je m’indignais déjà que le DIP, pour user d’un langage épicène, écrive des circulaires rédigées ainsi : (...)

Marc Schindler: L'avenir dans le rétro

(...) Je persifle, bien sûr. Mais c’est parce qu’aucun de ces gourous auto-proclamés n’a su me convaincre que ce sera mieux après. Le vieux journaliste que je suis est peut-être devenu un peu cynique, à force d’avoir avalé de travers les promesses de ceux qui décident du sort des peuples. (...) Je crois plutôt qu’on vit une de ces périodes que les historiens appellent déclin ou régression, quand les plus forts s’en sortent bien - merci Amazon et Google - et quand les autres - peut-être vous et moi - doivent réduire leur consommation, leur soif de voyages, leur désir de liberté et leurs ambitions pour l’avenir de leurs enfants. Je sais bien que le pire n’est jamais certain. Et j’espère bien me tromper. Un peu cyniquement, je crois plutôt à l’adage : « L’avenir appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt le matin ». Merci Coluche !

Sylvain Thévoz: Solidaire plus que jamais !

(...) Se centrer sur la crise sanitaire escamote la crise sociale. Avant de penser le monde d’après, il nous incombe de changer le quotidien, ici et maintenant. Dans ce contexte, ce 1er mai 2020 ne ressemblera à aucun autre. Son slogan : Solidarité, plus que jamais, nous invite à l’action directe. Aujourd’hui, les classes les plus précaires sont frappées de plein fouet par la crise. Les travailleuses et travailleurs sans statut légal sont éjecté-e-s de leurs logements par des marchands de sommeil sans foi ni loi, les travailleuses du sexe se trouvent confrontées à l’interdiction d’exercer –mais comment payer leurs loyers ? Celles que le manque de ressources oblige à travailler s’exposent aux abus de clients sans vergogne, exerçant chantages ou violences sur elles. Les personnes fragilisées se retrouvent encore plus fragilisés que d’habitude, nombreux ne peuvent plus assurer le paiement de leur loyer. Des familles entières n’ont pas de quoi s’acheter à manger (...) Le système doit changer, pas demain, pas après la crise, mais immédiatement, au cœur même de la crise. Notre Conseil d'État, là haut, attend toujours son mail, son coup de fil, sa pression, pour bouger. Organisons-nous. (...)

Anne Cendre: Tous les sens

(...) Lorsqu’on est covidé, on perd le goût et l’odorat. Deux sens sur cinq. Il reste l’ouïe, la vue et le toucher. On se rend compte de l’importance d’un sens dès qu’il nous manque. Il n’existe pas de hiérarchie définitive des sens, elle diffère selon chaque individu. Ne plus reconnaître le goût d’une fraise ou d’un grand vin et l’odeur d’une rose ou d’un bébé propre enlève un des plaisirs de l’existence, certes. On pourra dire comme Baudelaire, « le printemps adorable a perdu son odeur ! » (1) Et ne pas remarquer la pourriture et une fuite de gaz peut être dangereux. Mais l’agueusie et l’anosmie ne semblent pas les pires problèmes. Pour la vue et l’ouïe, on est fréquemment handicapé par une baisse de leurs fonctions. Il est possible d’améliorer la situation en s’équipant de lunettes et d’appareils auditifs. Quelle tragédie, en revanche, si l’on devient totalement aveugle ou sourd. (...)

Jean-Dominique Michel: ”Comment osez-vous dire ça ?!” me dit-on parfois...

J'ai reçu de vigoureuses interpellations dans l'athlétique foulée (1'000'000 de vues en quatre jours !) de l'entretien publié sur les sites PHUSIS et ATHLE. Celle du Pr Philippe Morel, professeur de chirurgie retraité bien connu des Genevois, grand pionnier des transplantations d'organes. Mais aussi d'autres venant de personnes m'accusant d'irresponsabilité (...). Le message suivant, je crois synthétise bien le fonds du reproche qui m'est fait : "Tout les scientifiques naviguent a vue avec cette saloperie sauf vous" le messie". Je pense que si vous aviez eu la possibilité de passer 24 heures, il y ' a 10 jours ,dans dans un grand service de réanimation Parisien, Madrilène, ou Milanais vous auriez une autre approche des choses." Je comprends ces réactions, et je respecte profondément l'émotion qui les fonde. Nous en sommes venus à être méfiants en Occident (et peut-être plus encore en Suisse) à l'encontre des émotions. (...) Sincèrement, je comprends ces réactions.Le b.a.-ba de l'épistémologie (comme de l'intelligence émotionnelle et relationnelle) est de savoir que tout point de vue dépend de la place qu'occupe celui qui l'énonce. (...)

Marie-France de Meuron: Le gérontocide

(...) En focalisant sur le Covid 19, on néglige bien d'autres causes d'aggravation des pathologies voire de nouvelles pathologies. Par ailleurs, des personnes âgées ont su récupérer d'une infection coronavirale, ce qui prouve bien que l'âge ne fait pas tout. Le stress que les aînés ressentent autour d'eux, étant donné la situation générale, est aussi cause de diminution d'immunité. A quoi s'ajoute le manque d'appétit quand on éprouve de la tristesse. Un article dénonce les conséquences du confinement en France et de son impact sur la population, dont les personnes âgées. (...) Une autre dimension du gérontocide est révélée par la circulaire du 19 mars qui inciterait les médecins à limiter l’admission en réanimation des personnes « fragiles ». Il est juste de constater qu'il vaut mieux laisser une personne proche de la mort terminer son existence dans le calme mais les critères évoqués dans la circulaire montrent qu'ils dépendent beaucoup de paramètres matériels et non d'une attitude bienveillante à l'égard du malade. (...)

Gérard Meyer: Les charognards tournent déjà au-dessus du prochain festin

Quarante années de dérégulations, quarante années de mondialisation, quarante années de détournement légiféré des biens durement acquis par la classe moyenne en direction de quelques-uns, quarante années, par les mêmes, à s’empiffrer sur le dos de la classe moyenne, quarante années de baisse d’impôts sur la fortune, sur les successions, sur les bénéfices des entreprises, sur les revenus des placements, sur les dividendes, quarante années de désengagement de l’Etat dans le secteur public pour cause de baisse constante du revenu de l’impôt, quarante années de crises successives qui prouvent, soi-disant, à chaque fois combien l’Etat coûte cher et empêche l’investissement par le secteur privé, quarante années de la même litanie pseudo-économique enseignée dès le berceau afin d’enrichir une minuscule mafia d’ultra-riches. (...)

JF Mabut: Casseroles de mai, mai, joli mai...

Casseroles du 1er mai. Premier mai syndical. Or donc en ce jour béni dédié aux travailleuses et aux travailleurs, le traditionnel défilé sera remplacé par un concert de casseroles, où il s'agira de crier le primat de la défense des ouvriers et des employés. Ce qui est bien naturel. (...) Casseroles du 4 mai. Lundi des Verts.* Un mien voisin, venu me donner un coup de main, me dit avoir signé l'Appel du 4 mai «Pour un redémarrage humaniste local et durable» (...) Mai, mois de Marie… Dans la tradition ancestrale qui est la mienne mais qui n'est plus celle de mes contemporains, mai était le mois de Marie, le mois du rosaire, le mois de la prière. Tradition perdue. Sauf que Marie, bénie entre toutes les femmes, fut comme elles, est en en bien des cas encore, maîtresse des casseroles, de celles où boue la soupe du mari, du fils, du gendre, de l'oncle, du passant à l'occasion. (...)

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