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Le meilleur des blogsMireille Vallette: La mascarade de «l’extrémisme violent» est en plein essor

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Mireille Vallette: La mascarade de «l’extrémisme violent» est en plein essor

Cette année, la Police fédérale finance seize programmes de prévention de la radicalisation. Le nôtre a été recalé. Cinq millions de francs sur cinq ans (juillet 2018-juin 2023), c’est ce qu’adjuge à divers programmes le Plan d'action national de lutte contre la radicalisation et l'extrémisme violent (PAN) de la Police fédérale (Fedpol). Les seize élus de 2020 donnent une idée de la vastitude des approches. Dans de nombreux services fédéraux, dans tous les cantons et toutes les communes importantes crépitent les projets destinés à faire barrage au fléau. Un business en plein essor. Quelle est la source de cette effervescence? L’explosion du terrorisme islamique et la crainte qu’il ne se produise en Suisse. Mais pour dissimuler cette réalité, on l’appelle désormais «extrémisme violent», qui prétend inclure celui des chrétiens, des juifs, des idéologues d’extrême droite et d’extrême gauche… En Suisse, une centaine de jeunes sont partis pour l’Etat islamique. On ignore le nombre de chrétiens, de juifs et des extrêmes qui ont suivi ce genre de voie. (...)

Anne Cendre: Alphabets imaginaires

Le CAC (Centre d’art contemporain), voisin du MAMCO (Musée d’art moderne et contemporain), mérite de sortir de son ombre. Il est allé à la découverte d’images et de langues secrètes, d’alphabets et de mondes imaginaires dans son exposition appelée un peu cryptiquement Quand la langue cherche son autre. C’est une réussite et une plongée dans des univers surprenants. Le titre italien Scrivere Disegnando me paraît plus approprié. Les œuvres se rangent à la limite de l’écrit et du dessin et parfois de la sculpture et de la vidéo. J’y ai appris un mot qui n’est pas dans mon dictionnaire préféré : asémique. Toutes ces écritures inventées, qui n’ont de sens que pour leurs auteurs, sont asémiques. Je n’en suis pas plus lettrée pour autant. Près d’une centaine d’artistes ont été réunis, du 20e et du 21 siècle. (...)

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Jean-Noël Cuénod: Coronavirus, ce germe liberticide

Cette difficulté, voire impossibilité de se projeter vers un avenir même proche, nous ramène à la petite enfance lorsque nous n’avions que nos parents pour boussole et horloge. Ces dieux lisaient pour nous les oracles du lendemain. Nous nous abandonnions à leurs mains qui chassaient nos angoisses comme autant de papillons noirs. Mais ce qui est formateur pour le petit enfant qui fait apprentissage progressif de la liberté, devient destructeur pour l’adulte qui doit l’exercer de son propre chef pour vivre pleinement en état d’humanité. L’infantilisation des femmes et des hommes est la première étape sur le chemin des dictatures. Tout régime autoritaire cherche à reproduire le schéma parental : Staline fut proclamé « petit père des peuples » par sa propagande ; l’officier SS Rochus Misch disait du Führer dont il était le principal garde du corps : « Mieux que quiconque Hitler donnait cette image de père bienveillant » (J’étais le garde du corps d’Hitler, Editions Le Cherche Midi). L’archétype du Père tout-puissant, garant du vieil ordre patriarcal qui pourvoit à la nutrition et à la punition reste la figure obligée de tout régime autoritaire. Ce processus tyrannique murit lentement à bas bruit. (...)

Pascal Gavillet: «La drague en mer, c’est quand même mieux»

Eté 85, label Cannes 2020, François Ozon, beau récit qui s’ouvre et s’appuie sur le thème de la mort non sans décliner les motifs du récit initiatique en mode teen movie nostalgique. En tête de casting, deux comédiens à découvrir, Félix Lefèbvre et Benjamin Voisin. C’est avec ce dernier, qui joue David, le plus grand des deux, celui qui prend en quelque sorte les commandes de l’histoire, que j’ai convenu d’un rendez-vous. Non pas par téléphone mais par visioconférence, car pour une interview cash, il est impératif de se voir. C’est via Messenger sur Facebook qu’on arrive à improviser une manière de FaceTime sympathique. (...)

Christian Brunier: Le Danemark, pays sur la voie de la transition écologique et du bonheur

« La vie heureuse est celle qui est en accord avec sa propre nature », Sénèque. Le spécialiste du bonheur, Christophe André, est venu étudier de près ce pays et son peuple pour découvrir les raisons de leur bien-être. Naturellement, il a noté les bienfaits de l’Etat providence, de l’écart assez faible entre les hauts et bas revenus, ou des avancées écologiques. Mais, plus prosaïquement, sa conclusion a été la suivante : « A mon retour, m’acheter un vélo, manger beaucoup de poisson et parler davantage à mes voisins de quartier. Ce que j’ai fait … ». Trouver le bonheur est souvent plus simple que ce que l’on croit. (...)

Bernard Comoli: Raoni est sorti de l’hôpital

Hospitalisé depuis le 16 juillet, le très connu leader indigène Kayapó Raoni Metuktire* a pu rentrer dans son village ce 26 juillet. Il avait d’abord été admis dans un hôpital de Colider (une localité de l’État brésilien du Mato Grosso) avant d’être transféré deux jours plus tard à l’hôpital Dois Pinheiros de Sinop, une autre ville du même État. Testé négatif au Coronavirus, les examens ont révélé des problèmes gastriques et intestinaux pour lesquels il a reçu des soins. Un traitement qui devrait se poursuivre à son domicile qu’il a rejoint par avion (un appareil mis à disposition par l’État du Mato Grosso). Raoni a tenu à remercier tous ceux qui se sont inquiété pour sa santé : « Maintenant que je suis guéri je veux dire que la maladie peut arriver n’importe quel jour et toucher un membre de notre famille… Nous devons être ensemble et nous respecter… Je vous donne une embrassade et vous remercie tous. » Le 21 juillet, il a reçu la visite de Dom Canísio Klaus, évêque du diocèse de Sinop porteur d’un message du nonce apostolique au Brésil et du pape François. (...)

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