Mireille Vallette: Les bénéficiaires suisses de Qatar Charity

Blogs en vueJacques-Simon Eggly: Pour le climat mais en même temps... Samuel Gaud: La Cordée inspire... Edmée Cuttat: Almodovar vaincra-t-il la malédiction avec ”Douleur et gloire”? Le groumeur genevois: Je reviens de Doubaille. Arnaud Cerutti: Un sale tour pour Johan Nikles.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Voici la revue des blogs de notre forum blog.tdg.ch. Pour consulter les blogs cités, cliquez sur leur titre. Les blogueurs apprécient les commentaires. Merci, pour la qualité de notre forum, d'être concis, courtois, pertinents et de signer votre envoi. Pour retrouver les blogs sur les smartphones et les tablettes, sélectionnez la rubrique Vivre! Pour créer un blog, faites acte de candidature à blog@tdg.ch.

Mireille Vallette: Les bénéficiaires suisses de Qatar Charity

Les Frères Musulmans imprègnent profondément les associations islamiques de Suisse romande et du Tessin comme je le démontre dans «Le radicalisme dans les mosquées suisses». La Suisse alémanique, elle, est davantage influencée par l’Arabie saoudite et la Turquie et par des prêcheurs des Balkans, comme l’illustre Saïda Keller Messahli dans «La Suisse, plaque tournante de l’islamisme». Mais l’objectif majeur de toutes ces mouvances est semblable: répandre l’islam, islamiser nos institutions, conquérir en douceur. Le financement de ces lieux reste un grand mystère, hors celui du Qatar, mais on sait que les autres amis du Golfe ont été eux aussi très généreux. En Suisse, ce sont 3,6 millions d’aide de Qatar Charity que les Chesnot-Malbrunot ont retracés, pour cinq projets. Ils concernent tous le couple Karmous (NE), dont l’affection pour les Frères musulmans est légendaire. (...)

Jacques-Simon Eggly: Pour le climat mais en même temps...

Il faut être capable d’un méa culpa. Nous sommes nombreux, en ce domaine, tant dans la politique que dans l’économie, à n’avoir prêté qu’une oreille distraite aux lanceurs d’alerte dans les années soixante, septante, quatre vingt et même nonante. Il passaient quelquefois pour des oiseaux de mauvais augure, des gens à contre-sens qui prônaient une dangereuse décroissance. Peu à peu, des prises de conscience ont eu lieu, mais des actions déterminées et concertées en résultant manquaient largement. Il faut à la vérité et à la réalité de dire que les choses ne sont pas simples. En effet, qui peut nier que la croissance économique a eu des effets bénéfiques ? Même si tant d’inégalités sont à relever, la prospérité, le niveau de vie dans le monde sont beaucoup plus élevés qu’ils n’étaient il y a quelques décennies. (...) Le siècle amorçé sera celui du numérique, de l’intelligence artificielle, des technologies inouïes à disposition de l’homme, des percées vertigineuses dans la connaissance de l’univers, ou plutôt des univers en mouvement. Quel galop ! Mais comment tenir les rênes de ce char emballé ? Ce sera peut être le destin de ce siècle de trouver, ou non, des réponses, une maîtrise, du sens.

Samuel Gaud: La Cordée inspire...

Depuis le début de nos camps, en 1952, de vivre à Evolène durant trois semaines permet aux jeunes (et moins jeunes) de vivre différemment. Prendre le temps de rêver devant un sommet enneigé, devant une belle falaise et imaginer une nouvelle voie d'escalade ou simplement lire un livre au bord d'un torrent et contempler le paysage. Patrick, lui, s'est laissé séduire par le trajet, Genève-Evolène. En train, d'abord, puis en car postal ! Merci Patrick d'avoir ressorti cette pépite de tes archives. www.guillain.ch

Edmée Cuttat: Almodovar vaincra-t-il la malédiction avec ”Douleur et gloire”?

Si Almodovar ne cesse de nous fasciner, ses comédiens évoluent comme des poissons dans l’eau dans un univers qu’ils connaissent sur le bout des doigts. A commencer par Antonio Banderas, qui a collaboré huit fois avec lui. Séduisant, attachant avec des fêlures et une vulnérabilité non feintes, il représente, sans pourtant l’imiter en dépit de sa coiffure ananas et de ses vêtements colorés, le double magistral du cinéaste torturé par les affres de la création. Et se terrant de préférence dans son appartement madrilène, où il nous invite à entrer. De son côté la solaire Penelope Cruz, qui a travaillé à six reprises avec l’auteur, est parfaite dans le rôle de la mère jeune d’Almodovar, peu épargnée par les soucis et les difficultés, mais au sourire toujours au bord des lèvres. Dans celui de la mère âgée et adorée, on retrouve Julieta Serrano, apparue dans le tout premier métrage du maestro ibère, Pepi Luci Bom et autres filles du quartier en 1980. Cela nous vaut une séquence où elle lui parle de son enterrement, manifestant notamment la volonté d’être pieds nus dans son cercueil… Une respiration comique dans ce magnifique opus où la douleur l’emporte sur la gloire. On espère que l’inverse se produira pour le cinéaste plus inventif et créatif que jamais.

Le groumeur genevois: Je reviens de Doubaille

Je reviens de Dubaï les gars. Ouais! de Dubaï. Et j'en ai pris plein la tronche. J'vous raconte: (...) Le Sheik, Abd Al-Mouqit de son prénom, m'avait donné le choix entre Dubaï et Abu Dhabi. Comme vous me connaissez j'ai préféré Dubaï pour éviter les "qu'en-dira-t-on" ou les "Ah, toi aussi! Abu Dhabi?" Les gens sont si méchants. Si tu viens - m'avait-t-il dit - je te ferai visiter ma ville dans ma Lexus (qui, comme vous le savez, est à la Toyota ce que Poggia est à Maudet). Eh bien pour une visite ce fut une visite. (...) J’ai ai promis au Sheik que lorsqu'il reviendrait dans notre bonne ville je lui expliquerai ce qu'est la démocratie bureaucratique, les chausse-trappes des lois et règlements et pourquoi chez nous c'est si sale et peinturluré.

Arnaud Cerutti: Un sale tour pour Johan Nikles

Pour orner son plateau 2019 d’un joli «susucre», comme une cerise sur un gâteau soudainement apparu bien fadasse en raison des désaffections de dernière heure, le Geneva Open a cueilli Alexander Zverev à l’ultime seconde. C’est bien. Très bien même, sachant ce dont est capable l’Allemand, pétri de talent. En plus de faire oublier les absences «last minute» de Fabio Fognini et Daniil Medvedev, sa présence dans le tableau des Eaux-Vives confère un autre lustre à cette cuvée 2019. Elle lui donne du corps, un goût de «reviens-y». Aux yeux du grand public, elle est un gage de qualité. (...) Alors oui, Nikles ne fait peut-être pas vendre des billets. Mais le talent d’un joueur local, pur produit GRTA, mérite une récompense, encore plus lorsque celle-ci a été arrachée avec maestria. À Genève, d’aucuns ont-ils oublié qu’on n’insulte pas l’avenir?

Créé: 18.05.2019, 21h06

Articles en relation

André Naef: De la culture suisse au coeur de Rome

La revue des blogs Didier Bonny: Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie. Guy Mettan: Comment la Suisse peut sauver l’Europe. Jean-Noël Cuénod: Les maux des mots. Pascal Holenweg: Hébergement des sans-abris à Genève. Sylvain Thévoz: Capitalisme bébé. Pascal Décaillet: La sale guerre des Etats-Unis contre l'Iran Plus...

Anne Cendre: Merci à Delphine de Vigan

Blogs à lire Djemâa Chraïti: Syrie : la guerre d'après. Maurice-Ruben Hayoun: Sartre d’Annie Cohen-Solal Quel monument ! John Goetelen: Sixième extinction de masse : pas de panique ! Adrien Faure: Quatre types de libéraux. Pascal Holenweg: Le sale goût des fraises de Huelva. Didier Bonny: « Les Crevettes pailletées » Plus...

Jean-Noël Cuénod: Glucksmann et Bellamy : têtes pensantes et têtes de liste. Incompatible?

Bons blogs Vincent Schmid: Plaidoyer pour une fête délaissée. Charly Schwarz: Sommes-nous tous des démocrates ? Daniel Neeser: A-t-on envie et besoin de faire du shopping le dimanche ? Edmée Cuttat: Dans ”Le coureur”, le Suisse Baumgartner explore la spirale de la violence. René Longet: La folie des hommes ne nous découragera pas! Plus...

Bernard Comoli: Une ONG genevoise et l’Amazonie péruvienne

La revue des blogs Mireille Vallette: «Qatar Papers» décortique l’offensive méthodique des Frères Musulmans. Arnaud Cerutti: Bojan Dimic, coeur Grenat. Daniel Warner: Free and fair elections are essential for a functioning democracy. Rémi Mogenet: Joseph de Maistre et le désamour de la littérature « spécialisée ». Pascal Décaillet: On impose trop le labeur ! Plus...

Edmée Cuttat: Festival de Cannes: des valeurs sûres, huit nouveaux et quatre femmes en compétition

Fins blogs Pascal Holenweg: La Mère de tous les votes genevois du 19 mai. André Pfeffer: Y a-t'il un manque de logements sociaux ? Gérard Meyer: Résister au capitalisme. Maurice-Ruben Hayoun: De quel sionisme parlons nous aujourd’hui ? Manuel Alonso Unica: Tous pourris ? Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.