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Le meilleur des blogsMaurice-Ruben Hayoun: Le socialisme à la croisée des chemins (1919-1920)

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Maurice-Ruben Hayoun: Le socialisme à la croisée des chemins (1919-1920)

Après une copieuse introduction qui introduit le lecteur à la problématique de ce petit recueil et l’exposé des grands moments de la vie de Léon Blum (1872-1950), on peut prendre connaissance de plusieurs textes de l’auteur, notamment Pour être socialiste dédié à son fils Robert Blum. Certes, ce texte a vieilli, même si le PS a continué de l’éditer pour ses militants jusqu’au début des années quatre-vingts Mais c’est un document de premier ordre pour mesurer le degré d’adhésion de l’auteur à de tels idéaux, comme la liberté de l’homme, l’égalité intrinsèque de tous les hommes, la nécessité de faire régner la justice et la fraternité sur notre terre. Mais moi, j’ai senti aussi autre chose qui fait remonter à la surface les origines juives de Blum, lequel n’a jamais songé à les dissimuler ni à les nier. (...) Il reste que Blum a bien expliqué que c’était se fourvoyer que d’adhérer aveuglément aux doctrines des révolutionnaires russes sous la direction de Lénine… La fin du discours se fait ainsi : y en a –t- il un seul qui croit que je suis pas socialiste ? Ce fut, certes, une scission mais cela a permit un nouveau départ, loi des dictatures communistes que l’Euterpe a connues. Mais je ne sais pas ce que dirait le grand leader du Front Populaire s’il constatait l’état de décomposition avancée du PS et du PC.

Pascal Holenweg: A moins de trois semaines de l'élection présidentielle américaine...

Inculte, égocentrique, immature, vulgaire, obsédé par sa réélection, "cruel", "menteur" et sans "aucun principe" selon sa propre soeur, incapable d'imaginer qu'il puisse ne pas être réélu et prêt à tout pour l'être, le président des Etats-Unis est une nuisance pour son propre pays, bien plus que pour le reste du monde -son isolationnisme préserve au moins les autres de ses conneries, encore qu'on le sente tout à fait capable de provoquer une guerre (avec l'Iran, par exemple) ou d'aggraver le confit économique et politique avec la Chine (un trop gros morceau pour une guerre) pour de pures raisons électorales. Pour la Chine, Trump est d'ailleurs un adversaire idéal (et réciproquement)... (...) Qui reste soutenir Trump ? Selon les sondages, 45 % de l'électorat national -une proportion extraordinairement stable.

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Tous les jours une nouvelle revue des blogs hébergée par @tdg.ch. Les blogs sont publiés sous la responsabilité de leur auteur. Ils n'engagent pas la rédaction de la Tribune.

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Anne Cendre: Le grand Puget

Il y a 400 ans exactement, le 16 octobre 1620, naissait à Marseille Pierre Puget, surnommé le Michel Ange de France, qui a sûrement été le plus grand artiste créateur français du 17e siècle. (...) Urbaniste, architecte, sculpteur, peintre, dessinateur, il a brillé dans tous les arts. Cependant, ses œuvres les plus marquantes sont sans doute le bâtiment que l’on appelle maintenant la Vieille Charité, à Marseille, et dans le domaine de la sculpture, son Milon de Crotone que l’on peut admirer au Louvre dans la cour qui porte son nom, la Cour Puget. Pierre Puget a introduit le baroque en France, un style qu’il avait appris à connaître en Italie. (...) L’artiste était-il croyant ? En tout cas, il avait inscrit au-dessus de la statue Salvator Mundi miserere nobis. Et en-dessous, « Nul travail sans peine », une devise qui décrit toute la détermination qui a régi sa vie. Devant le bâtiment se dresse une colonne surmontée par le buste de l’artiste. Quant à la bastide, où Pierre Puget s’éteignit en 1694, il n’en reste que quelques vestiges, rue Fongate.

Adrien Faure: La possibilité du sacrifice de soi

(...) Un égalitariste nous répondra qu’il conviendrait d’accepter de nous sacrifier pour moins favorisé que soi. Ce serait là une prescription sur ce que nous devrions faire, mais toute prescription morale doit d’abord se fonder sur l’existence d’une capacité chez l’humain à la respecter. A quoi bon en effet poser des prescriptions morales qui dépasseraient nos capacités humaines ? Cela semblerait illusoire et déraisonnable pour le moins. Adam Smith semble penser que nous avons cette capacité puisqu’il développe une théorie des sentiments moraux sur la base du décentrement de soi vers autrui : nous devrions imaginer un spectateur nous contemplant dans nos actions et nous représenter mentalement le jugement qu’il porterait sur nous. Ensuite, nous devrions agir en concorde avec ce jugement. Si on s’intéresse à la position de Karl Marx sur cette question, ce dernier semble surtout mettre l’accent sur les intérêts de classe, ce qui pourrait peut-être s’apparenter à une forme de tribalisme étendu à une catégorie socio-économique supérieure. (...)

Sylvain Thévoz: A quel saint se vouer?

(...) Il y a quelque chose de stupéfiant de voir notre société qui vouait le voile aux gémonies et la religion aux oubliette se masquer en se signant de peur de tomber malade. Les courbes des contaminations sont suivies avec une foi sacrée dans les paroles du docteur P. ou de Madame T. prévisiologues de la santé. Se retrouvant déboussolés, craignant l'apocalypse, la fin du monde, une mort prochaine, notre société si arrogante, si dominante, si sûre d'elle-même et dans sa technique, se retrouve à genoux, cherchant des coupables, des responsables, des boucs émissaires et des prophètes (Raoult), pestant sur ceux qui éternuent ailleurs que dans leur coude, chassant enfiévrés les fiévreux, éructant sur les postillonneurs à la manière de Torquemada dans un monde ressemblant de plus en plus au brave new world d'Aldous Huxley. Les bûchers pour les pestiférés sont à deux doigts d'être rallumés, alors que les couvre-feu entrent en vigueur. (...)

Rémi Mogenet: Carcassonne et ses légendes fondatrices

(...) D'abord, parce que les Arabes avaient vaincu les Wisigoths, et donc se pensaient leurs successeurs légitimes. Ensuite, parce que l'arianisme des Wisigoths les éloignait des Francs et les rapprochait des musulmans, comme cela a été dit par Henry Corbin. L'influence franque – et, sans doute, la tendance proprement chrétienne demeurée dans l'arianisme – a suscité la Reconquête espagnole – même lorsqu'elle a pu être le fait de Wisigoths de souche. Il est donc très intéressant que dans les traditions locales, Carcassonne doive son nom à une Sarrasine appelée Dame Carcas – qui, après la mort de son mari calife, aurait longtemps résisté aux Francs, avant de se rendre. Était-elle réellement arabe? (...)

Christian Brunier: Interdire la chasse à courre est un acte écologique et responsable

« Si la cruauté humaine s’est tant exercée contre l’homme, c’est trop souvent qu’elle s’était fait la main sur les animaux », Marguerite Yourcenar. Une société humaniste, écologique et responsable, se doit d’éradiquer ses traditions désuètes et barbares datant de comportements ancestraux, peu respectueux de la nature, de la faune ou des humains. La chasse à courre fait partie de cet héritage peu élogieux du temps révolu. Plusieurs pays ont déjà mis fin à cette boucherie. Notamment en Allemagne, Belgique, Ecosse et Angleterre, cet abattoir à ciel ouvert est interdit. Pour le plaisir cruel de quelques rares individus nantis, le respect animal est bafoué. Ce rite n’a comme seul but (...)

Andreas Dekany: Il était une fois : Robert Badinter

(...) J’ai eu l’immense chance et l’immense privilège d’assister à deux conférences données par Robert Badinter au cours de ces dernières années. C’est un orateur exceptionnel, très charismatique, capable de captiver son auditoire pendant des heures et ce sans aucune note. Robert BADINTER passe encore quelques fois à la télévision et c’est à chaque fois un plaisir de l’écouter s’exprimer. Quel que soit le sujet qu’il aborde, il réussit à le rendre passionnant. Robert Badinter est un tout grand qui a clairement marqué son époque, aussi bien comme avocat, que comme Ministre de la justice et Garde des Sceaux.

Pascal Décaillet: Contrôle démocratique, vite !

On ne peut plus laisser le gouvernement genevois cracher, l'une après l'autre, ses directives sanitaires, comme aux pires heures de ce printemps, avec un pouvoir absolu du "médecin cantonal" (qui n'est rien d'autre qu'un fonctionnaire), et de son ministre de tutelle, ivre de puissance. Les choses ne peuvent pas continuer ainsi. La Suisse est une démocratie. Le patron, c'est le peuple. Le personnage principal, c'est le citoyen, pas l'élu. Et encore moins le fonctionnaire ! La démocratie doit reprendre la main. Contrôle du gouvernement par le Parlement. Et, s'il le faut, par le suffrage universel, qui est le souverain. (...)

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